Analyse et réflexion

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Contre la stratégie du full YOLO. À propos de l’article « Pourquoi Emmaüs ou pourquoi pas Emmaüs ? »

Un premier article publié sur Paris-Luttes.info, intitulé « Pourquoi Emmaüs ou pourquoi pas Emmaüs ? » revenait sur un épisode notable de la manifestation contre la loi Travail du jeudi 26 mai à Paris. Fait rare, des personnes inscrites dans des pratiques de casse ont constitué un cordon devant Emmaüs pour empêcher qu'il ne soit attaqué. Si ce premier texte condamne une attitude « autoritaire », il fait l'impasse sur des questions stratégiques centrales. Une autre analyse :

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Pourquoi Emmaüs ou pourquoi pas Emmaüs ?

Lors de la manifestation contre la loi Travail du jeudi 26 mai à Paris, l'attaque de la devanture d'un concessionnaire Skoda est chaleureusement soutenue par des centaines de manifestant-e-s. Quelques minutes plus tard, des personnes qui applaudissaient la chute de la vitre du magasin automobile se mettent autoritairement en cordon devant une boutique Emmaüs Solidarité pour la protéger de celles et ceux qui peut-être auraient souhaité s'attaquer à sa vitrine. Ce petit épisode nécessite de refaire un point historique sur ce qu'est Emmaüs. En effet, peu de personnes savent qu'Emmaüs se fait une image respectable et du fric sur le dos des plus pauvres d'entre nous et notamment des personnes dites migrantes.

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Autour d’un café

Mam, On a discuté ce matin au café, avec mes amis. On cherche une manière de réagir à ce qui nous arrive à tous en ce moment. L’état d’urgence, renouvelé une troisième fois suite à des attentats – mais en vertu duquel aujourd’hui des gens sont interdits de manifestation. Interdits même de quartiers entiers. Interdit de dire qu’on n’est pas d’accord, imagine. Même l’Union Européenne dit que c’est illégal de faire ça.

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Mai 2016 : du débordement au basculement ?

Le gouvernement utilise le 49.3, nouvel acte de guerre. L’heure est au défi : défions le patronat et les centrales syndicales collabos, défions le corps répressif policier et médiatique. De l’anti-répression à l’autodéfense, de l’autodéfense à la contre-offensive. Tel est l’apprentissage collectif majeur en ce printemps 2016 pour les personnes en lutte. L’auto-organisation dans l’action, qu’il s’agisse de grève ou de blocage économique, est le prémisse politique de l’auto-organisation sociale. L’auto-organisation sociale permet l’éradication des rapports de domination et d’exploitation et donc la transformation des structures sociales de production et d’existence.

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Les services d’ordre ne sont pas une fatalité

Nous tentons de montrer en quoi les SO en manifestation sont l'incarnation de la fausse« bonne idée » : ils sont en réalité inutiles et clivants. Pire, ils mettent en danger nos ami-e-s. En plein mouvement social, les dirigeants et les préfectures de police le savent bien et se frottent les mains. Mais ce n'est pas une fatalité : il est toujours temps de se tourner vers d'autres idées pour améliorer la cohésion d'une foule en colère et respecter la diversité des pratiques de chacun.

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Nuit debout, le 49-3 et la démocratie

Le 10 mai 2016, à l’annonce du recours au 49-3 par le gouvernement, la Nuit debout parisienne, qui semblait depuis quelque temps avoir quelque peu déserté le terrain de la lutte contre la loi travail, a immédiatement appelé à se rassembler devant l'Assemblée nationale, dénonçant un « déni de démocratie ». Outre que ce langage soit celui de la gauche parlementaire contre laquelle nous sommes de facto en lutte, il révèle plus profondément le rôle d'encadrement citoyen que s'est donné la Nuit debout parisienne, et révèle certaines contradictions internes du mouvement contre la loi Travail.

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La caisse de grève, outil de lutte offensive contre le capital et ses marionnettes syndicales

Récolter la thune à la sortie des entreprises situées à proximité de la vôtre, sur les points de passage des travailleurs vers les transports en commun, moissonner au niveau des péages d’autoroutes, des centres commerciaux, devant les sièges des centrales syndicales et en profiter pour exiger qu’elles nous rendent notre pognon. Répartir les sommes se fera en fonction du temps passé dans la grève, des sommes collectées, d’éventuelles aides juridiques nécessaires. Si il reste de l’oseille, il faudra l’utiliser pour lancer une nouvelle offensive...

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