Du 5 au 9 avril, suivi du mouvement contre la loi Travail

Retour sur cette journée très mouvementée. Arrestations, tabassages, manifs sauvages et bonne humeur...

7 avril : Des infos sur la répression dans l’article
  • Signaler ou témoigner d’arrestations, de violences policières, avoir des infos juridiques, signaler la présence de flics ou de contrôles, prendre des nouvelles d’une personne arrêtée, appelez le groupe de défense collective : 07 53 82 19 10 (Ne donner ni nom ni détail qui pourraient être dangereux pour les personnes interpellées).
  • Contacter la medical team : 07 51 30 64 57 (ils et elles sont dans la manifestation).

9 avril

Un des appels à la manifestation de 14h contre le projet de Loi travail par ici pour la CNT ou encore par là pour le Mili mais il n’y à pas qu’eux... Retrouvons-nous toutes et tous pour battre le pavé !

8 avril

7 avril

  • Quatre personnes ont été déferrées hier :
  • un mineur (suivi par la défense collective) est passé devant le juge pour enfants.
  • deux majeurs (suivis par la défense collective) sont passés devant le tribunal correctionnel. Leur demande de renvoi a été acceptée, ils sont sortis libres, sans contrôle judiciaire.
  • un majeur qui n’a pas fait appel à la défense collective est également passé devant le tribunal. Il n’y a pas eu de demande de renvoi, le procureur a demandé 5 mois avec sursis, il a écopé de TIG (travaux d’intérêt général).
  • Un mineur vient d’être déferré, il passera devant le juge pour enfant demain
  • Avant hier, deux mineurs avaient été libérés
  • Hier un majeur a été libéré de GAV sans poursuites
  • Un autre majeur, arrêté à la manif en direction du Sénat, a été libéré avec date de procès. Il souffrait d’une grosse plaie à la tête suite aux coups des flics
  • Au total, 8 personnes sur les 11 annoncées par la préfecture. Si vous avez des informations sur les possibles 3 autres, contactez la défense collective.

6 avril

  • Confirmation du déferrement de trois personnes, dont un mineur (Le déferrement est la présentation du ou de la gardé-e-à-vue devant la justice, ici au TGI de Paris, métro Cité. La personne, placée au dépôt, doit être présentée devant le procureur dans la journée ou dans les 20 heures qui suivent. Le procureur décide de la présenter ou non en comparution (immédiate ou différée). Donc gros risque de passage en comparution immédiate, pour au moins 3 personnes, aujourd’hui ou demain, au TGI de Paris. Sur le déferrement, voir en page 66 du Guide d’autodéfense juridique, disponible ici.). Un lycéen mineur a par ailleurs été libéré dans la matinée.

5 avril

  • 04h30 : Après négociations, les personnes nassées ont finalement été "raccompagnées" jusqu’à la place de la République sous escorte policière dans une sorte de nasse-manif depuis le quartier latin.
  • 02h45 : Poussés, nassés, gazés, une personne blessée.

    Images du boulevard Saint Germain hier soir

  • 02h : L’ambiance s’est calmée. Les flics aussi...
  • 01h30 : Les flics gazent. La plupart des gens sont nassés.
  • 01h25 : Les baqueux se sont faits dégager. Bonne ambiance, les barricades sont fortifiées mais les CRS sont arrivés sur la place Maubert, et commencent à encercler sérieusement le rassemblement.
  • 01h : Beaucoup de monde devant le comico. Le deuxième groupe à forcé le barrage policier. Beaucoup de bruit, ça tape sur les poubelles aux cris de "Libérez nos camarades". La BAC commence à prendre position autour du rassemblement. Des barricades de barrières et de palettes sur tout le boulevard. Il y a 2 lignes de CRS devant les barricades.
  • 00h35 : "Zyed, Bouna, on n’oublie pas". Le carrefour est toujours bloqué. Au moins 200 personnes supplémentaires sont arrivées mais sont bloqués par les flics.
  • 00h20 : Une compagnie de CRS est arrivée, positionnée a priori au niveau de la rue des écoles.
  • minuit : "Pas de circulation avant libération", "Libérez nos camarades". Le bd St Germain est à nouveau bloqué. La BAC est arrivée massivement.
  • 23h45 : Des petits groupes continuent à arriver devant le commissariat du 5e arrondissement (métro Maubert Mutualité) pour la libération des personnes arrêtées à la manifestation lycéenne de ce matin. Près de 300 personnes ! Ça crie "Police nationale, milice du Capital", "État d’urgence, État policier". Les personnes nassées sur le parvis de Notre-Dame ont été relâchées.
  • 23h35 : Plus de 200 personnes devant le commissariat, d’autres arrivent.
  • 23h20 : Un peu de monde devant le comico. "Libérez nos camarades".
  • 23h : 40 à 50 personnes sont nassées sur le parvis de Notre-Dame.
  • 22h45 : Suite à l’arrivée des flics, la manif est partie en ballade sauvage en direction des quais de Seine au cris de "Grève, blocage, manif sauvage" !
  • 22h30 : La police arrive en force à proximité du blocage et les barricades grossissent.
  • 22h : Blocage du boulevard St Germain à proximité du commissariat du 5e pour soutenir la libération du camarade lycéen en garde à vue.
    « Pas de libération, pas de circulation », bd St Germain
  • 21h30 : 400 personnes sont parties de la place de la République et se dirigent vers le commissariat du 5e (rue de la Montagne Ste Geneviève) pour la liberation des personnes en garde-à-vue.
  • 21h : le point à 19h30 sur la répression des manifestations dur 5 avril, par le groupe de défense collective.
  • 20h50 : Le rassemblement devant le commissariat de l’évangile s’est terminé vers 20h, suite à la libération de la majorité des personnes enfermées. Des gardes-à-vue sont confirmées, pour un nombre encore indéfini.
  • 20h00 : De plus en plus de monde converge vers République après cette journée mouvementée. Il fait beau et super ambiance sur la place !
  • 19h40 : Aux environ de 17 heures, il y a eu une nasse d’environ 40 personnes rue de Condé à proximité du Sénat qui nous avait échappée. Cela fait suite à une manif sauvage au départ de Denfert qui a terminé dans le sixième arrondissement. Du coup 22 personnes ont été emmenées au commissariat de l’évangile. Apparemment tout ceux de la nasse de ce matin sont sortis à l’exception d’au moins 3 personnes qui passent en garde à vue. Toujours un gros rassemblement de 150 personnes devant le comico. Il y a eu un apport de gens qui venaient de la place de la République tout à l’heure.
  • 19h30 : Toujours du monde devant le commissariat rue de l’Évangile. Besoin de monde.
  • 18h30 : Commissariat du 5e : les flics arrivent (ce rassemblement est plutôt festif) et menacent de nasser. Le groupe part à République.
  • 17h30 : Un groupe échappé de la nasse de la rue de Condé se retrouve au métro et décide de se rendre au comico du 5e où sont les 4 camarades en GAV de la manif lycéenne. Rejoint rapidement par 50 étudiants de Nanterre.
    Rassemblement devant le commissariat rue de la montage sainte Geneviève
  • 17h18 : Des gens sortent, sous les applaudissements (rue de l’évangile) !
  • 17h10 : Intervention des CRS pour bloquer le rassemblement, de 300 personnes de soutien, rue de l’Evangile
  • 16h30 : Fin de manif interpro, environ 700 personnes veulent continuer. Encerclés par les flics ils prennent le RER pour se rendre au Sénat direction Luxembourg contre la loi en train d’être votée (Loi Urvoas sur la sécurité intérieure, dite "permis de tuer"). En sortant du RER cinq flics font barrage et se font dégommer. Plus loin des flics barrent la route : ça part en manif sauvage dans le quartier latin. Un groupe se fait prendre en nasse rue des condés ! qui seront soit emmenés au métro et libérés soit emmenés au comico du 18e.
    Nasse rue de Condé (!)
  • 16h : Un appel circule en fin de manif à rejoindre le commissariat de l’évangile (métro Marx Dormoy) où sont encore enfermés des dizaines de manifestant.e.s de ce matin. Plusieurs garde-à-vue confirmées au commissariat du 5e.
  • 15h45 : La manif arrive tranquillement place Denfert-Rochereau. Beaucoup de flics aux alentours mais ambiance détendue.
  • 15h20 : Une arrestation par la BAC au sein du cortège. La tentative d’empêcher l’arrestation a provoqué la charge des CRS l’utilisation de lacrymo. La manif est au niveau de la rue de la Santé.
  • 15h : La banderole "face à l’état policier, légitime défiance" a dépassé le "carré de tête" (tous les petits bureaucrates en herbe ou confirmés) qui tentait de faire la course devant. La présence policière est très forte, et très rapprochée, ce qui provoque quelques réactions de la part de la manif (projectiles par ci par là).
  • On note quelques changements tactiques au niveau de la répression :
  • Sur le site de la Coordination des Intermittents et Précaires :

    Aujourd’hui la pref a choisi de changer de tactique. Après le grand nombre de blessés de la semaine derniere (voir ce bilan, partiel : #OuEstLaViolence ? Compte-rendu subjectif d’un médic’ sur la manifestation du jeudi 31 mars) on aura voulu surprendre et éviter de trop grands risques de blessures graves et d’actions potentiellement mortelles (éviter autant que faire se peu les scénarios type Rémi Fraisse, Malik Oussekine, Vital Michalon,...).
    Pour l’instant (?), pas de tirs de grenades lacrymos, alors qu’elles ont été utilisées en masse ces dernières semaines ; pas de grenades OF balancées dans la foule, pas de tirs de flash ball, alors que tous ces moyens furent employées le 31 mars. Au risque de tuer. Ce 5 avril, c’est gazeuse manuelle, charges répétées, coups de matraques et de tonfas qui s’abattent sur les manifestants. Autant de blessés qui pourront ensuite être accusés de « violences à agents de la force publique » et « rébellion » en raison même de leur état.

  • Le Mouvement Inter Luttes indépendant (MILI) :

    Le niveau de répression a atteint un stade impressionnant. La bac qui débloque des lycées, des contrôles sur la place avant la manifestation, des insultes de la part des flics de manière continue, les cortèges scindés en deux, des coups de matraque, des gaz lacrymogènes utilisés de manière récurrente, des crânes ouverts, des mains cassés et plus de cent personnes interpellées dans des camions de CRS, pendant qu’une autre partie de la manifestation était forcée d’avancer.
    La stratégie de la tension est passé à la stratégie de la peur. L’objectif est clair : toujours plus de répression et de violence, face aux jeunes qui s’expriment, mais également face aux professeurs, dont certains ont été embarqués. La police défend un ordre et sera toujours entre nous pour qu’on ne puisse réaliser nos rêves.

  • 14h40 : 130 interpellations d’après les médias. Au commissariat de l’évangile (dit "de la police ferroviaire"), près d’une centaine de personnes sont "entreposées" dans la cour. La manif continue, et était au niveau du boulevard St Marcel : "Hollande, Valls, Macron, on ne sera jamais de la chair à patron".
  • 14h10 : Un imposant et joyeux cortège lycéen-étudiant a pris la tête de la manif.
  • 14h : Un bus de personnes arrêtées à la manif vient d’arriver au commissariat de la rue de l’évangile (métro Marx Dormoy). La manif étudiants-travailleurs-lycéens part en ce moment de Bastille.
  • 13h55 : Une centaine d’arrestations sur la manif lycéenne. Certain.es ont été transféré au commissariat du 5e, rue de la montage Ste Geneviève.
Une arrestation ce matin
  • 13h10 : Les flics ont procédé à des arrestations a priori ciblées et ont embarqué les personnes dans des petites fourgonettes. Les autres personnes de la nasse ont été embarquées dans deux cars. Une partie de la manifestation est repartie vers Bastille sous grosse escorte policière.
  • 12h30 : Au moins 5 manifestants blessés avec plaies ouvertes. Les flics sont ultras violents. Il n’y a plus qu’une nasse de 50 à 60 personnes. Le reste de la manif se fait refouler plus loin sur le boulevard.
  • 12h20 : Une troisième personne soignée par la medical team, là aussi avec d’importants saignements.
  • 12h05 : Les deux cortèges lycéens sont nassés au niveau de l’hôpital St Antoine. Il y a de nombreux blessés.
  • 12h : Une centaine de travailleuses et travailleurs du Campanile Tour Eiffel en grève illimitée depuis le 18 mars, et d’autres travailleu.r.ses de l’hôtellerie sont rassemblés devant le Campanile La Villette, 153 rue de Flandres, métro Corentin Cariou.
  • 12h : La tête de cortège s’est faite nassée.
  • 11h50 : La manif est à nouveau coupée en deux, après charges et gaz lacrymos.
  • 11h45 : Une deuxième personne sérieusement blessée à la tête par des coups de tonfa. Au moins 1 arrestation confirmée pendant l’affrontement. Le cortège est bloqué au niveau du croisement.
  • 11h40 : Le cortège s’est reformé. Au moins une personne blessée à la tête. La manif est au niveau du métro Reuilly-Diderot.
  • 11h35 : Les flics ont chargé et gazé. Le cortège est coupé en deux avec des flics au milieu qui se prennent des projectiles.
  • 11h30 : Ambiance sympa dans la manif. Des slogans ("Grève générale"), des pétards et des percus. Les flics encadrent de manière assez serrée. Plus de 1000 personnes.
  • 11h20 : Le cortège (au moins 600 personnes) a essayé de partir en manifestation par le faubourg St Antoine, mais a été bloqué par les flics. La manif part finalement par le boulevard Diderot.
  • 11h15 : Ça commence à se rassembler place de la Nation. À peu près 500 personnes, mais ça arrive encore.
  • 11h : fouille des sacs à la sortie du métro Nation
  • 10h30 : De nombreux lycées bloqués à Paris, mais aussi à Gagny, Clichy, Levallois-Perret, Athis-Mons, aux Ulis...
  • Un bilan de la répression des manifs du 31 mars et 1er avril, par le groupe de défense collective

Les appels à la journée du 5 avril :

Conseils juridiques et médicaux :

Infos juridiques en manif
Flyer Groupe de défense collective
Localisation : région parisienne

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