Mémoire

Salariat - précariat

Avril 1947 : La grève Renault enflamme la France

En avril 1947 démarrait à l’usine Renault de Boulogne-Billancourt une grève historique qui allait conduire à l’expulsion des ministres communistes du gouvernement. Le PCF et la CGT, alors en pleine fièvre patriotique, combattirent cette grève jusqu’à ce qu’ils ne puissent faire autrement que de l’accompagner. Le mouvement a démarré sous l’impulsion des groupes d’extrême gauche actifs à Renault. Article initialement paru sur Alternative Libertaire.

Antifascisme

9 février 1934 : émeute antifasciste dans l’Est parisien

Après la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934, conduite par les ligues d'extrême-droite, un vaste front antisfasciste se construit partout en France. Le 9 février, le Parti communiste appelle à manifester en masse place de la République, réclamant notamment l'arrestation du préfet de police Jean Chiappe et la dissolution des ligues fascistes. Des affrontements violents opposent flics et manifestants : plusieurs ouvriers sont abattus, des centaines sont blessés.

Genre - Féminisme

24 janvier 1890, naissance de Jeanne Humbert

Jeanne Humbert, pour l'état civil Henriette Jeanne Rigaudin, née le 24 janvier 1890 à Romans-sur-Isère (Drôme) et morte le 1er août 1986, est une écrivaine, journaliste et militante pacifiste et libertaire française. Appartenant au mouvement néo-malthusien, elle a milité pour la liberté sexuelle, ainsi que pour la liberté de la contraception et de l'avortement. C'est pour infractions à la loi du 31 juillet 1920 réprimant l'avortement et la propagande pour les méthodes anticonceptionnelles qu'intervient son arrestation le 21 juin 1921. Elle est incarcérée à la prison pour femmes de Saint-Lazare à Paris, qu'elle qualifie de « pourrissoir », jusqu'au 30 juillet 1922. Elle obtient d'accomplir le reste de sa peine à la prison de Fresnes, en région parisienne, où le silence total était pourtant exigé des détenues, jusqu'à sa libération conditionnelle le 14 octobre 1922.

Répression - prisons

1er janvier 1894 : suite au vote des lois scélérates la répression s’abat sur les anarchistes français

Suite au vote des Lois scélérates la répression ne se fait pas attendre : le 1er janvier 1894, Casimir-Périer, président du Conseil, Raynal, ministre de l'Intérieur, et Antonin Dubost, Garde des Sceaux, ont les pleins pouvoirs pour agir. Les commissaires de police se rendent mandats de perquisitions en main chez les anarchistes connus et repérés dans toute la France, commence alors une véritable rafle. A la fin de la journée deux mille perquisitions auront été effectuées dont il résultera soixante arrestations.

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