Mémoire

Urbanisme - Transport

Haussmann ou le triomphe (toujours actuel) de la pensée bourgeoise de la ville

Sous le Second Empire (1852-1870), parallèlement à une des politiques les plus autoritaires et répressives du XIXe siècle, Napoléon III dirige la modernisation d’ensemble de Paris, avec l’aide du baron Haussmann. Avec ses immenses percées, son architecture régulière, ses parcs et ses grandes places, la capitale aérée et assainie connaît un nouveau prestige et une splendeur que peu lui refusent. Le Paris d’Haussmann est sublime. Considérations esthétiques importantes, mais banales. On oublie trop souvent les enjeux stratégiques de cette rénovation d’ensemble, plus ou moins revendiqués par Haussmann lui-même.

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[Radio] Contre-histoire des grèves de 1936 et du Front populaire

Alors qu’une offensive historique du capital est en préparation, une histoire des grèves de mai-juin 1936 et une critique du Front populaire – avec Charles Jacquier, historien, ancien responsable de collection (« Mémoires sociales ») aux éditions Agone, éditeur de Front populaire, révolution manquée de Daniel Guérin aux éditions Agone en 2013, de Grèves et joie pure de Simone Weil aux éditions Libertalia en 2016 et de Tout est possible ! Les gauchistes français (1929-1945) de Jean Rabaut aux éditions Libertalia en mai-juin 2017.

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[Radio] La grande révolte politique et existentielle de mai-juin 1968 – avec Ludivine Bantigny

À l’occasion du plus long mouvement social depuis Mai 68, une émission autour du grand mouvement de révolte politique et existentiel de mai-juin 1968, à partir de 1968. De grands soirs en petits matins, Seuil, 2018 – avec l’autrice, Ludivine Bantigny, historienne, maîtresse de conférences à l’université de Rouen, également codirectrice sur ce sujet de « Prolétaires de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? » Le genre de l’engagement dans les années 1968, Presses universitaires de Rennes, 2017.

Résistances et solidarités internationales

8 mai 1945-8 mai 2015 : la lutte antiraciste, c’est la lutte contre le fascisme, l’antisémitisme ET le colonialisme.

Le 8 mai 1945 marque la défaite de l’Allemagne nazie, un immense soulagement pour les groupes qu’elle a persécuté. Pour les minorités nationales juives et rroms, cette défaite met fin à l’entreprise génocidaire perpétrée par les nazis et permet la survie d’un certain nombre de déporté·e·s grâce à la libération des camps de concentration et d’extermination. Cette victoire contre le fascisme est décisive, même si comme l’a dit Berthold Brecht, « le ventre de la bête immonde est encore fécond », et que la grande bourgeoisie et les collaborateurs qui ont soutenu les mouvements fascistes parviennent en grande partie à tirer leur épingle du jeu.

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Le 5 mai 1790, les canuts décident « de se gouverner par eux-mêmes » ! ... C’est à Lyon que s’est fondé le syndicalisme

« La classe des maîtres-ouvriers lyonnais est, par l'esprit de résistance et d'organisation, ou même par la netteté de certaines formules sociales, en avance sur la classe ouvrière du XVIIIe siècle. » C'est ainsi que Jean Jaurès entrevoit la lutte des canuts, qui se sont soulevés dès 1744, puis en 1786, 1789, 1790 c'est-à-dire bien avant les révoltes des canuts de 1831 et 1834.

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27-28 avril 1789 : les émeutes prérévolutionnaires à Paris

Si la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 demeure l'événement symbolique retenu comme point de départ de la Révolution française, quelques semaines plus tôt les habitant·e·s des faubourgs s'étaient déjà soulevé·e·s. Une des principales raisons de ce soulèvement réside notamment dans le fait que quelques riches industriels se soient plaints publiquement de ce que les patrons d'aujourd'hui nomment « coût du travail ». Retour sur ces journées d'avril et « l'affaire Réveillon », du nom du manufacturier qui vit ses propriétés pillées et incendiées.

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