antispécisme

Analyse et réflexion

Antispécisme et lutte des classes

Et si l’antispécisme c’était plus qu’un régime alimentaire, pas seulement une position morale, autre chose qu’une empathie de principe envers la souffrance ? Et si c’était une critique radicale de l’organisation sociale qu’on subit au quotidien ? Et si être antispé c’était, aussi, envisager des actions directes qui s’attaquent aux structures et aux institutions économiques, sans lien évident avec l’élevage et l’abattage d’animaux non-humain.es ? Qu’on se le dise, le véganisme capitaliste, lifestyle hipster et urbain, s’accorde aux chemises à fleurs et aux bars à jus gentrificateurs. Il rate l’essentiel : le capitalisme est aujourd’hui le moteur principal de la domination spéciste. Mobiliser ses outils pour faire cesser la domination exercée sur les animaux-non humain.es constitue une impasse. Si le capitalisme veut nous faire agir en consommateurice ou en entrepreneurice pour transformer la société, ce qui compte pour nous, c’est prendre la question sur le plan collectif et politique.

Analyse et réflexion

Des droits pour les trans et les autres minorités sociales avant les animaux

Cette brève analyse fait suite à mon écoute du 77e podcast de Kiffe ta race qui m'a vraiment parlé. J'avoue que depuis des années de végétalisme, j'avais toujours ce sentiment de gêne en écoutant et militant avec des antispécistes. J'avais vraiment l'impression de perdre mon temps et d'être perdu par des discours qui s'essayaient au décolonialisme et à l’intersectionnalité, mais de façon presque perverse. C'est comme si on essayait de montrer aux minorités leur intérêt à adhérer à l'antispécisme. Je vais exposer ici pourquoi je pense que l'antispécisme ne peut pas parler à des classes et catégories sociales, tout simplement parce qu'on a pas votre temps.

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