25 novembre : Pas Une de Moins ! Amel, Crystelle, Aïssatou et Johanna sont les noms de notre révolte !

Le FRAP - FRont AntiPatriarcal - appelle à rejoindre la manifestation à l’occasion du 25 novembre 2016, journée internationale de lutte contre les violences faîtes aux femmes.
Rendez-vous à 18h30 Place de la Bastille, à l’entrée de la rue de la Roquette.
Et la semaine prochaine on continue ! Le Frap organise dimanche 4 décembre un stage d’autodéfense féministe dans la rue ou en manifestation, ouvert à toutes.

Notre poing est levé pour en finir avec toutes les violences subies par les femmes.
Plus que jamais le féminisme est une question de vie ou de mort.
Plus que jamais l’anarchaféminisme est une solution face à la violence de l’État National Patriarcal.

Pas une de moins ! À Amel et Crystelle. Le 12 juillet 2016, elles sont assassinées par un voisin violent, alors qu’elles tentaient de protéger et de défendre la fille d’Amel, qui avait été agressée par l’homme. Totale impunité pour ce dernier puisqu’il y avait déjà plusieurs plaintes pour agressions déposées contre lui.
Pour elles, ni oubli ni pardon.

Pas une de moins ! Tuées parce que femmes, en France, c’est tous les 2 jours qu’une femme décède sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint. Ce sont des féminicides, et il est temps de les reconnaître comme tels.

Pas une de moins ! La violence des hommes est la première cause de décès et d’incapacité des femmes qui ont entre 15 et 44 ans, à travers le monde. Au delà des guerres, du cancer et des accidents de voiture, les viols et les violences conjugales sont les premiers facteurs de risque pour les femmes.

Pas une de moins ! Chaque année des centaines de femmes se suicident poussées à bout par les violences patriarcales répétées de la part de leurs maris, de leurs patrons, de leurs propriétaires. En mai, une jeune femme de 19 ans se suicide en direct sur les réseaux sociaux dans l’Essonne. Elle dénonce les viols et violences qu’elle a subit, forgeant un mal dont elle ne se relève pas.
Nous n’oublions pas, nous ne pardonnons pas.

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Pas une de moins ! Notre soutien et nos pensées vont vers toutes celles qui ont tenté de répliquer et qui ont fini en prison ou assassinées. Pour Jacqueline toujours emprisonnée, pour Amel et Crystelle tuées alors qu’elle défendait la fille d’Amel face à un agresseur, pour toutes les autres.

Pas une de moins ! Contre les féminicides et les violences machistes, c’est la lutte sociale qui est nécessaire. Les mobilisations des féministes argentines, colombiennes, mexicaines, kurdes, contre les féminicides et la violence masculine est un espoir pour nous et sont à soutenir et à organiser ici.

Pour contrer ce système de domination nous devons nous mobiliser au quotidien pour que toutes les violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques, soient pointées, dénoncées, et combattues, dans la sphère publique (rue, travail, transports, etc.) comme « privée » (famille, couple, relations, etc.).

Pas un viol de plus ! Derrière les féminicides, se dresse tout le continuum des violences machistes : qui va des insultes, au harcèlement, agressions, viols, poussées au suicide, meurtres.

Pas un viol de plus ! Sur les 223 000 femmes victimes de violences sexuelles, seules 14 % osent porter plainte. Pour combien qui n’y vont pas ? Pour combien qui ne vont pas aller jusqu’au bout de cette procédure ? Pour combien de victimes de violences psychologiques, de harcèlement ?

Et déjà ces chiffres sont intolérables !
Défendons-nous ! Explosons ces chiffres, le patriarcat et ses règles !

Plus aucun pouvoir sur nous ! La violence contre les femmes c’est aussi la violence sociale et économique (exploitées au travail, à la maison, enfermées dans le rôle de mère et d’épouse, lesbophobie, transphobie, violences contre les femmes des quartiers populaires), c’est la violence raciste (quand on est racisée, quand on n’a pas de papiers, quand on subit l’islamophobie, l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme).

Les femmes assassinées sont notre révolte ! Face à la multiplication des féminicides en région parisienne depuis cet été (à Amel, Crystelle, Joanha, Aïssatou, à la femme de Courbevoie, à la femme de Fontenay, à la femme de Montreuil, à la femme du Bourget), nous appelons plus que jamais à soutenir l’autodéfense des femmes et à combattre toutes les violences masculines.

Notre colère ne trouvera de paix que lorsqu’elle renversera cette société patriarcale !

Anarchafémistes ça veut dire que nous ne voulons pas plus de pouvoir que les hommes et le patriarcat qui leur donne raison. Nous voulons détruire ce pouvoir !
C’est par le combat et notre propre autodéfense que nous pourrons gagner notre autonomie pour en finir avec toutes les violences.
Pour enfin pouvoir être libres de nos choix de vies, de nos déplacements, de nos gestes, de nos mots, contre la violence permanente sexiste, contre la violence permanente raciste.
Anarchaféministes ça veut dire renverser l’état national patriarcal, son système, sa violence. Parce que l’état ne sera jamais la solution, mais bien une grande partie du problème.

Autodéfense partout !
Pas une de moins !

P.-S.

Le FRAP -Front antipatriarcal - réunit des anarchaféministes, organisées ou sympathisantes de la CGA
Pour nous contacter, en savoir plus ou s’inscrire pour le stage :
frontlutteantipatriarcal@gmail.com

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