Discussion sur l’état d’urgence

Appel à discussion collective sur l’état d’urgence : implications politiques et résistances.
Lundi 7 décembre à 14h à la Bibliothèque Autogérée de Malakoff.

Appel à discussion collective sur l’état d’urgence : implications politiques et résistances.

Lundi 7 décembre à partir de 14h à la Bibliothèque Autogérée de Malakoff, 14 impasse Carnot, métro Etienne Dolet.

Le 21 novembre s’était tenue à la Bibliothèque Autogérée de Malakoof une première discussion publique pour penser collectivement les implications des attentats du 13 novembre et partager nos ressentis. Il n’a pas fallu attendre une semaine pour que soient vérifiées, sinon dépassées, toutes les hypothèses qui avaient été formulées lors de cette discussion sur le plan des restrictions de libertés et de répression des mouvements sociaux à venir.

La liste des mesures répressives et liberticides prises en vertu de l’état d’urgence est déjà impressionnante : interdiction des manifestations en Ile-de-France et dans d’autres départements, interdiction des manifestations publiques prévues lors de la COP21, mise en place d’un couvre-feu lors d’un week-end dans un quartier dit « sensible » à Sens, vagues de perquisitions dans différents lieux de vies désignés par la police comme lieux d’organisations politiques, convocations massives au commissariat de 58 personnes suite à une manifestation le 22 novembre, parfois suivies de gardes à vues ; contrôles et arrestations dans les métros et les gares à la tête du client ; répression policière massive de la manifestation interdite du 29 novembre avec plus de 300 gardes à vue...

Pour couronner le tout, des centaines d’assignations à résidence ont été édictées visant des musulman-e-s et des dizaines d’autres personnes suspectées par la police de vouloir « troubler l’ordre public » en vue des manifestation de la COP21 (parmi elles, des personnes engagé-e-s sur la lutte de Bure, sur l’accueil des convois de territoires en lutte à Paris, ou encore des maraîchers vivant en Dordogne...). Pour l’État, dans sa guerre intérieure menée au nom de « l’anti-terrorisme » contre tout ce qui prétend lui échapper et s’organiser autrement, il n’y a bien sûr qu’une différence d’adjectif entre djihadiste « salafiste » et djihadiste « vert » (comme Xavier Beulin, président de la FNSEA, qualifiait les occupant-e-s de Sivens quelques jours après l’assassinat de Rémi Fraisse par la police). Les deux mêmes facettes d’un très utile ennemi intérieur.

Un des ami-e-s assigné à résidence à Malakoff depuis le 25 novembre résiste en peuplant sa prison à domicile d’échanges et d’amitiés. Continuons de discuter collectivement de la situation en nous rendant à la Bibliothèque Autogérée de Malakoff, pour faire comprendre à l’État policier qu’à leur tentatives d’isolement nous répondrons par plus la détermination, la solidarité, et l’organisation !

Et bien sûr c’est toujours le "Café COP21 à domicile", donc ramenez des choses à boire et grignoter !

Compte-rendu des échanges de la dernière discussion disponible ici.

Mots-clefs : débat
Localisation : Malakoff

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