Devant le lycée Bergson à Paris ce jeudi 19 octobre au matin

Point sur la situation au lycée Bergson dans le 19e où l’ambiance est tendue depuis quelques semaines voir quelques mois. Entre répression policière, mépris du corps professoral et soutien de certains parents. Un texte de membres de la coordination anti-répression présent.e.s jeudi dernier à l’occasion du blocus.

Nous étions ce matin à 7h30 devant le lycée Bergson dans le 19e.
Une dizaine de parents ostensiblement badgés FCPE sont là avec deux-trois profs (on le saura après).
Quelques jeunes passent... et repassent.
Vers 8h les jeunes commencent à arriver et les portes du lycée s’ouvrent. La proviseure se plante devant la porte, en gardienne du temple patentée.

Vers 8h10 une dizaine de jeunes arrivent avec des poubelles ; c’est la ruée vers elleux.
Proviseure en tête, téléphone vissé sur l’oreille ; nous nous précipitons aussi et nous approchons d’elle pour lui dire qu’appeler les flics n’est vraiment pas une bonne idée.

Les jeunes refluent et s’engagent alors des discussions assez tendues. L’un des profs brandit « Oui au diploblocus (sic) » comprendre « Une minorité ne peut empêcher la majorité de rentrer ; dialoguons ! »

Nous avons distribué des tracts « sortez couvert.e.s » de la Coordination anti-repression ainsi que le communiqué intersyndical sur les violences policières à Bergson aux jeunes et aux « diplodocus »
Ces derniers prévoient de convoquer en conseil de discipline les deux lycéens et deux collégiens qui ont déjà subi les gardes-à-vue de 48h et une mise à l’épreuve de 4 mois assortie d’une interdiction de manifester.

Les discussions ont été vives mais nous leur avons dit notre façon de penser sur les violences policières dont ils se rendent complices (aucun communiqué, aucun appel à soutien devant le commissariat). Nous avons pointé à la proviseure les 5 baqueux embusqués à quelques pas et dénoncé les conseils de discipline.

Ces adultes-là ont une conception très réactionnaire de leurs missions éducatives : « c’est pour ton bien que je te fais du mal mon petit ». Un vieil adage.

Les jeunes ont apprécié notre présence et ont beaucoup écouté nos arguments ; illes répétaient que manifester est un droit.

À 8h45 nous sommes parti.e.s car il n’y avait plus personne devant le lycée.
Si les jeunes ont vu que tous les adultes ne se valent pas, nous avons aussi un peu bousculé l’entre soi.

C’est plus tard dans la matinée que nous avons appris qu’à 7h20, 4 lycéens s’étaient faits interpeller « préventivement » par la Bac, en train de déplacer des poubelles, très loin du lycée. Ils ont tous été relâchés en milieu de journée. On a peut-être empêché que d’autres interpellations aient lieu devant le lycée.

Nous sommes d’autant plus convaincu.e.s qu’aller devant les lycées les matins de grève n’est pas forcément une mauvaise idée.

La Coordination contre la répression et les violences policières
(stoprepression@riseup.net)
Le 19 octobre 2017

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