FÊTE de soutien aux postiers du 92 en grève !

2e fête de soutien aux postiers grévistes du 92, en grève depuis le 26 mars ! Pour la ré-intégration de Gaël ! Contre les suppressions d’emplois et les réorgs, la méridienne ! Pour la CDIsation de tous les précaires !


Licenciement de Gaël Quirante, Muriel Pénicaud est forcée de s’expliquer… Mais raconte n’importe quoi !

Dimanche 8 avril, lors de l’émission “Dimanche Politique” sur France 3, Muriel Pénicaud a été enfin obligée de s’expliquer sur sa décision d’autoriser le licenciement de Gaël Quirante, syndicaliste à la Poste du 92. Il faut savoir que la ministre et son cabinet avait refusé jusque-là de répondre à toutes les demandes d’audience de Gaël Quirante ou de son comité de soutien (avec des élus, des leaders syndicaux...) ainsi qu’aux très nombreux courriers d’organisations syndicales (de la CGT, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL…). Le fait qu’elle doive s’exprimer publiquement sur ce sujet sur une chaîne de télévision et à une heure de grande écoute est donc en soi une victoire de la mobilisation.

Mais, dans ses réponses la ministre accumule les erreurs et les inexactitudes. En effet, elle a estimé que suite “à la condamnation en appel” de Gaël Quirante qui avait annulé “la décision de son prédécesseur” Xavier Bertrand, elle n’avait d’autre choix que de licencier Gaël car “une ministre n’est pas au-dessus de la justice” !

Rappelons les faits : Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 (membre de Solidaires 92), subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en quatorze ans, et presque un an cumulé de mises à pied.

La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l’inspection du travail en 2010, par le ministre du Travail, Xavier bertrand, en 2011, puis par le tribunal administratif en 2014. En avril dernier la cour d’appel du tribunal administratif de Versailles a effectivement annulé les trois précédentes décisions et a ainsi relancé toute la procédure. C’est à cette décision que Muriel Pénicaud fait référence.

Quand la ministre “oublie” que l’inspection du travail et le rapport de la contre-enquête ont, à nouveau, refusé le licenciement de Gaël

Mais après avril 2017 la ministre est frappée d’amnésie… En effet, une fois la procédure relancée par la décision de la cour d’appel, c’est encore une fois à l’inspection du travail de donner un avis et elle a refusé d’autoriser le licenciement de Gaël.

La direction de La Poste aurait pu s’arrêter là mais elle a décidé de faire un recours hiérarchique auprès de la ministre du travail… Et, là encore, le rapport de la contre-enquête suite au recours hiérarchique, confirme la décision de l’inspectrice du travail de refuser l’autorisation de licenciement de Gaël Quirante. Puisque Muriel Pénicaud semble l’avoir oublié, citons donc ce rapport, établi par le service des recours hiérarchiques qui confirme les motifs du refus et les précise, notamment :

  • « Compte tenu du contexte dans lequel les faits s’inscrivent et du climat délétère qui prévalait à l’époque en raison notamment de la durée excessivement longue de la grève et du comportement de La Poste, les faits en cause ne sont pas d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement de Monsieur Quirante. »
  • « En effet, il ressort de l’enquête contradictoire et de la contre-enquête l’existence d’éléments au moment de la décision de l’inspecteur de 2010 et de la décision implicite de refus du 25 juin 2017 permettant d’établir un lien entre la demande (de licenciement) et les mandats exercés par le salarié ainsi que son appartenance syndicale. »

Bilan : bien loin d’être obligée d’autoriser le licenciement de Gaël Quirante, au risque d’être “condamnée par le tribunal administratif”, comme elle l’a pu l’affirmer sur France 3, la ministre du Travail a tout simplement décidé de ne pas suivre l’inspection du travail et la DIRECCTE *, les services pourtant les plus au fait du droit du travail, qui refusaient le licenciement de Gaël en le liant à son activité syndicale.

C’est donc bien une décision politique prise par une ministre, Muriel Pénicaud, épinglée elle-même pour 671 infractions au Code du travail du temps où elle dirigeait l’organisme public Business France. Une décision que la direction de La Poste s’est empressée d’utiliser pour licencier Gaël. Mais depuis le 26 mars, les prises de position de soutien se sont multipliés de la part de personnalités du monde syndical, politique ou culturel mais, surtout, les collègues de Gaël sont en grève depuis 2 semaines à la Poste dans le 92.

Le licenciement de Gaël ne passera pas. Nous restons évidemment toujours disponibles pour rencontrer la ministre avec une délégation pluraliste et échanger... mais vraiment cette fois-ci !

Gaël met à mal Pénicaud-Pipeau en 13 min. Faites tourner, Partagez un max ! Il s’agit bien d’un licenciement politique.

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