Biopolitique, rationalité scientifique et luttes anti-sanitaires à l’ère du coronavirus [Radio]

Une émission expérimentale d’analyse matérialiste critique des politiques sanitaires étatiques et des contestations anti-sanitaires en contexte épidémique à l’ère du coronavirus – avec Leuh Ki, bon connaisseur de ces questions et membre du collectif Agitations.

L’émission complète

L’émission (50 minutes) comporte :

  • Une analyse critique de la biopolitique capitaliste de l’État français et du darwinisme social et du relativisme sanitaire des contestataires anti-masques ;
  • Un appel à une biopolitique par en bas, basée sur un doute raisonnable (ni croyance, ni hyper-criticisme) quant aux recommandations issues du consensus relatif des médecins, et sur une volonté d’en finir avec un système capitaliste structurellement producteur de pandémies ;
  • Une analyse matérialiste critique du rapport des gens (notamment en fonction de leur classe) aux savoirs médicaux (officiels et « alternatifs »), aux autorités médicales (y compris « alternatives ») et aux recommandations sanitaires officielles ;
  • Une esquisse d’analyse matérialiste des contestations anti-sanitaires en France ;
  • Une histoire matérialiste des luttes anti-sanitaires et des théories conspirationnistes en contexte épidémique (choléra, Ebola, SIDA), qu’il s’agit d’analyser comme des contestations politiques et sociales (quoique non-émancipatrices) et des théories critiques (bien qu’erronées) et non comme des manifestations d’irrationalité ;
  • Une critique des discours officiels racistes, classistes et homophobes en contexte épidémique ;
  • Une analyse matérialiste des racines des mouvements anti-vaccins ;
  • Une critique du mode de transmission autoritaire et « religieux » du savoir scientifique et médical, qui produit par contrecoup une foi en des savoirs mystiques ou une adhésion à des gourous médicaux alternatifs (Raoult) ;
  • Une histoire critique des savoirs scientifiques et médicaux et des mensonges et/ou des idéologies racistes et sexistes proférés par des autorités scientifiques et médicales au cours de l’histoire moderne ;
  • Une sociologie de la production des savoirs médicaux, toujours inscrits dans un contexte social et dans des controverses scientifiques, et vis-à-vis desquels il faut avoir une position ni relativiste ni scientiste ;
  • Un appel à une analyse matérialiste critique des conspirationnismes et des luttes anti-sanitaires, qu’il s’agit de contester comme des impasses politiques et théoriques plutôt que comme des aberrations scientifiques.

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