Travailler dans le nucléaire pendant le COVID-19

Le premier RDV des Confiné.e.s s sur le Nucléaire et son monde a lieu ce vendredi, avec un LIVE de Gilles Reynaud, sur le travail des sous-traitants du nucléaire pendant le COVID-19.

Ces journées de confinement ont chacune comporté leur lot d’actualités qui nous rappellent combien la pandémie affecte chaque vie, chaque secteur, et peut intensifier et révéler les injustices sociales, les discriminations, et le visage d’un gouvernement autoritaire.

Le nucléaire n’est pas épargné. Pire encore, puisqu’il s’agit d’une technologie qui ne peut se passer de surveillance, qui est forcément extrêmement vulnérable à l’incertitude et aux phénomènes exceptionnels. Les autorités nucléaires jouent avec arrogance leur partition habituelle, selon laquelle la situation serait sous contrôle pour assurer la continuité de la production d’électricité. Mais les voix qui s’échappent des installations nucléaires françaises n’ont pas un discours aussi assuré : le fossé entre les cadres des entreprises en télétravail et celles et ceux qui rejoignent chaque jour les sites nucléaires est un gouffre.

Si la continuité énergétique ne semble pas affectée pour le moment, EDF ne s’étale pas sur les effets aggravants de la crise sur les conditions de travail déjà précaires des sous-traitant-es du nucléaire. Le secteur n’est évidemment pas exempté de pénuries de matériels de protections individuelles, et les mesures sanitaires barrières ne suffisent pas ; pire, elles ne peuvent être matériellement mises en place. Les lugubres nouvelles s’enchaînent : contamination d’agents, effectifs affaiblis, fatigue généralisée.

La situation est d’autant plus préoccupante que les activités liées au nucléaire sont très exigeantes et ont un haut niveau de risque. Les risques de défaillance humaine accroissent le danger d’accident nucléaire, alors que le travail dans le nucléaire est un secteur intransigeant qui ne peut souffrir d’aucune fatigue. C’est la double-peine : dans un secteur où de manière générale le niveau de sécurité et de sûreté des installations est déjà fortement déficient et insuffisant, le covid-19 est un facteur aggravant. Il ouvre un nouveau front en plus de celui de la radioactivité : la maladie.

La crise sanitaire amplifie la dangerosité du nucléaire et montre ainsi sous un nouveau jour la nécessité de se détourner de cette production d’énergie.

Gilles Reynaud sera extrêmement bien placé pour témoigner, à travers son expérience et de celle de ses ami-es et collègues salarié-es et sous-traitant-es du nucléaire, des conditions scandaleuses dans lesquelles #cellesetceuxquinesontrien continuent de travailler en pleine urgence sanitaire.

RDV ce vendredi 17 avril, à 19h, sur la page Facebook du @cedra52

pour un LIVE de Gilles Reynaud

salarié d’Orano, représentant syndical de SUD ENERGIE, membre fondateur de l’association « Ma zone contrôlée »

sur le TRAVAIL DES SOUS-TRAITANTS DU NUCLÉAIRE pendant le COVID-19

INFOS CONTACTS :

Site : stopcigeo-bure.eu/confinees/ - cedra52.jimdofree.com

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Adresse mail : rdvconfinees-nuk@riseup.net

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Pour plus d’infos  : stopcigeo-bure.eu/confinees/

Mots-clefs : centrales | nucléaire | coronavirus

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