Nantes / Notre Dame des Landes : récit heure par heure de la manif du 22 février

Le point sur la manif du 22 février à Nantes par quelques Parisienn-e-s sur place.

Si vous souhaitez apporter ou modifier une information, n’hésitez pas à contacter le collectif d’animation du site : paris-luttes-infos chez riseup.net

Le suivi en direct est terminé. Dernière mise à jour : dimanche 23 février 20h00

23 février

20 h :

Au moins deux blessés graves chez les manifestants. On peut lire et écouter le témoignage de Quentin qui risque de perdre son œil gauche sur indymedia Nantes. Son témoignage montre que les flics ont fait des tirs tendus avec des grenades assourdissantes.

22 février

23h30 : Zad.nadir.org publie le communiqué des organisateurs-trices de la manifestation anti-aéroport du 22 février.

Extrait : "La préfecture avait choisi de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d’être visible dans le centre ville. C’est la première fois qu’on interdit à une manifestation d’emprunter le Cours des 50 Otages. Une partie du cortège est passée par l’île Beaulieu. Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n’a pas empêché les manifestant-e-s de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu’à la fin.

Il existe différentes manières de s’exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n’est pas étonnant qu’une certaine colère s’exprime. Que pourrait-il se passer en cas de nouvelle intervention sur la zad ?

Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain. L’opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n’a pas d’autre choix que d’abandonner le projet d’aéroport  22h30 : la préfecture fait état de 8 policiers hospitalisés. Des dizaines de flics seraient »contusionnés". Il y aurait entre 4 et 10 interpellations suivant les sources. Pas de bilan encore du nombre de manifestants-es blessés-es.

19h10 : les affrontements semblent se calmer.

18h50 : les affrontements se déplacent. Face à face tendu place Graslin.

18h30 : ça continue. Il semble qu’il y ait eu au moins une interpellation, mais difficile à vérifier pour l’instant. Présence de nombreux baqueux et de sorte de « super- flics-anti-émeute ». Les manifestant-es crient « Non à l’aéroport ! ».

18h15 : les affrontements se poursuivent au abord du square Daviais. Les flics interviennent avec des canons à eau. Une voiture a été retournée Allée de l’île Gloriette. les flics chargent dans cette rue. Il reste encore beaucoup de gens déterminés. Cependant de nombreux manifestant-es sont parties du centre de Nantes, notamment ceux et celles qui sont venu-es en bus.

18h05 : des renforts policiers arrivent par le cours des 50-Otages. Toujours un hélico au dessus de la ville. Des affrontements se poursuivent. On commence à entendre parler de blessés (tir de flash-ball). La nasse a été ouverte.

17h30 : d’après les mass-médias plusieurs arrêt de tramway ainsi qu’un local technique de la TAN (transport en commun nantais) ont brûlé. Des manifestants-es dépavent le tramway pour se fournir en projectile et les lancer sur les keufs.

Une nouvelle barricade s’est montée rue Kervégan

De nombreuses vitrines de banques, agences de voyage sont brisées. Une agence SNCF a été attaquée en soutien aux No TAV.

16h50 : les organisateurs parlent de 40 000 à 60 000 participants-es à la manif aujourd’hui. Par ailleurs les affrontements se poursuivent et les flics font usage de grenades assourdissantes. Un certain nombre de manifestant-e-s (environ 2000) sont pris dans une nasse par les flics qui ne veulent pas les laisser sortir.

16h40 : d’après le site du Télégramme : « Selon nos observations, il y avait au moins 6 ou 7 blessés côté manifestants vers 15 h 30 ».
D’après la préfecture quatre flics sont blessés. Au moins une interpellation. Les flics ont pris pas mal de projectiles (fusées de détresses, pétards artisanaux, fumigènes, billes d’aciers).

16h20 : les flics tentent de repousser les manifestant-es du Cours Estienne d’Orves et du Cours Roosevelt en direction du square Daviais. La situation est confuse. Plusieurs bâtiments publics ont été pris pour cible (Mairie de Nantes, un commissariat, Office du Tourisme).

16h10 : un nouvel engin de chantier a été incendié au niveau de la manif. Pendant ce temps là, une des barricades s’est aussi enflammée.

16h00 : il n’y a plus vraiment de cortège. Les gaz ont disloqué la manif. Encore beaucoup de monde dans les rues de Nantes. Une barricade est en train de se monter rue Bon Secours. Plus loin des poubelles sont en feu. De petits groupes affrontent la police. L’hélicoptère est toujours au-dessus du centre de Nantes.

La manif commence à faire les titres des médias nationaux qui rappellent qu’un commissariat et une agence de Vinci ont été attaqués.

15h45 : affrontement au croisement du cours des 50-Otages et cours Franklin Roosevelt.

15h40 : cours Olivier de Clisson, la manif est temporairement stoppée. Une partie du cortège a visiblement décidé d’attaquer un barrage policier qui empêchait la progression sur une des rues latérales. Le gros de la manif ne progresse plus et reste en soutien. Les keufs arrosent largement tout le monde de lacrymos depuis une grosse demi-heure. Certaines personnes lancent des bouteilles en direction des cordons policiers.

Une partie se réfugie vers le parking de l’Ile de la Gloriette à l’écart du parcours déposé et refusé par la préfecture mais toujours non loin du blocage policier.

15h20 : les tirs de lacymos continuent, la batucada aussi.

15h05 : ça continue à gazer. Les canons à eau sont de sortie. Les flics ont tiré massivement et indistinctement loin dans le cortège. Certains manifestants refluent vers Île de Nantes.

Apparemment un face à face tendu place de l’Écluse. Les manifestant-e-s jettent de gros pétard artisanaux contre les barrages policiers. Ceux ci répondent avec les lacrymogènes.
On rappelle que vous pouvez aussi suivre ce direct pour avoir d’autres infos et photos.

14h55 : premier lancer de gaz lacrymogène massif de la part des flics sur la place du Commerce.
Une stratégie s’est mise en place petit à petit : les tracteurs s’interposent entre les keufs et les manifestants qui s’en donnent à cœur joie !

14h50 : on parle finalement de près de 500 tracteurs présents sur Nantes.
Par ailleurs un engin de chantier appartenant à Vinci brûle en ce moment dans le centre de Nantes.

Des manifestant-es ont ouvert une bouche à incendie, laissé leur trace sur la façade à l’aide de bombes de peinture avant d’allumer un feu avec des fumigènes et des palettes. Un extincteur jeté dans le brasier a explosé. Mais les grilles étaient toujours debout au moment où les manifestants ont quitté les lieux en prenant soin de casser des caméras de vidéosurveillance

La tête de manif est déjà arrivée quand la fin du cortège vient à peine de partir.

14h30 : plusieurs vitrines à terre notamment celle de Vinci au 44 rue de Strasbourg.

La situation est plus tendu. Un hélico vient d’arriver au dessus de la manif.

14h10 : les banques sur le parcours se font recouvrir de peinture. Des cordons de flics aussi.

Quelques banderoles de partis politiques mais leurs cortèges restent très minoritaires par rapport aux cortèges « No Ayraultport » et assimilés. Pour l’anecdote, banderoles des Basques et des NO TAV.

14h05 : comme prévu, le parcours imposé par la préfecture est complètement insuffisant. Une petite centaine de tracteurs et de nombreux manifestants Quai de Turenne. L’ambiance est festive à ce niveau là...

13h55 : la manif se poursuit. Des banques sont taguées « Vinci Dégage ! ». Beaucoup de fumigènes sont allumés. Batucada. Bonne ambiance.

13h35 : les quatre bus en provenance de Paris viennent d’arriver sans encombre au départ de la manifestation contre l’aéroport de NDDL.

13h30 : le cortège s’élance. Sur une banderole il est écrit « Aéroport = capitalisme : arrêt immédiat ».
De nombreux manifestants sont encore bloqués dans les bouchons.

13h20 : environ 10 000 personnes déjà présentes devant la préfecture de Loire Atlantique à Nantes. De nombreux manifestants arrivent encore.

13h15 : plusieurs centaines de tracteurs convergent sur Nantes (les sources parlent de 110 à 300 tracteurs !!!). Des bouchons sont signalés sur le périphérique de Nantes.
Vous pouvez aussi suivre le direct assuré par les camarades de la ZAD ici.
La photo suivante est prise de leur site.

12h15 : déjà entre deux et trois milles personnes sur place. La manifestation n’est appelée qu’à 13h00.

12h00 : 20 tracteurs sont arrivés rue de Strasbourg par la rue Bellamy.

11h30 : les 800 mètres dédiés aux manifestant-es sont déjà bien remplis, deux heures avant le début de la manifestation. Plusieurs centaines de personnes déjà présentes parlent avec les voisins et les habitants du quartier. Il y a un nombre de flics hallucinant. Tout le centre de Nantes est grillagé.

11h00 : Déjà de nombreuses personnes présentes sur place. Le dispositif policier est impressionnant. Hélicoptère, canon à eau... Pour l’instant l’ambiance est détendue sur place.

8h00 : le parcours déposé par les manifestants a été refusé. Le parcours retenu serait celui ci. Rue de Strasbourg -> Cours Estienne -> Boulevard Phillipot-> Square Daviais. En tout seulement 800m alors qu’on attend plusieurs milliers de manifestants-es. On se demande si la Préfecture ne tente pas de frustrer les gens qui vont arriver sur place.

6h30 : les bus au départ de Paris à destination de Nantes sont partis sans encombre.

21 février

18h 17 : le superbe arrêté préfectoral cherchant à intimider tous les acteurs de la lutte :

Arrété prefectoral du 21/02/2014

Nous ne nous laisserons pas intimider !

Point bouchons : on annonce 500 tracteurs (le 24 mars 2012, date de la première grande manif contre l’aéroport il n’y en avait que 240) qui vont commencer à boucher/ralentir le périphérique nantais avant de converger vers le centre ville en cinq colonnes, notamment par les quais.
Les 60 et quelques cars arrivent à partir de 10h du mat place Foch, à l’est de la cathédrale et de la préfecture. Donc là-aussi pour les camarades de l’extérieur, mieux vaut arriver tôt, et faire une pause dans un café pépère plutôt que de galérer dans les embouteillages qui promettent d’être énormes... les trams risquant d’être bloqués !

Point météo : Amenez des capes de pluie ou des ponchos, et des chaussures idoines pour une manifestation, le fond de l’air pourrait être humide et plutôt frais à agité et c’est pas rigolo de piétiner mouillé ! Il y aura plein d’animations dans le cortège (chars, masques, musiques et percus) qui donneront un aspect festif et rigolo.

17h 50 : à noter tout de même, selon le torchon local Presse Océan, il sera théoriquement interdit de se rassembler cours des 50-Otages, lieu de rassemblement du cortège. Bien absurde tout de même...

14h 50 : la préfecture a refusé le tracé proposé par l’ACIPA. Ils mettent la pression pour que ça ne passe pas en centre-ville.

Reçu par mail :

Le préfet place toute la manif dans l’illégalité. Il met le président de l’ACIPA
sous pression maximale, espérant diviser... toujours la même tactique.

Selon une source proche, demain l’entrée dans le centre ville sera impossible, bloqué par des grilles. Motif : ne pas déranger les commerçant car c’est le dernier jour des soldes... On a trouvé mieux comme excuse...

Le tracé de la manif déposé par l’ACIPA :

Suite à l’appel pour la manifestation du 22 Février à Nantes, le collectif parisien contre l’aéroport a organisé un départ groupé de Paris.

L’État et les pro-aéroport menacent de passer de nouveau en force. Ils prétendent débuter, dans les mois qui viennent, la destruction des espèces protégées et les chantiers de l’aéroport. Une nouvelle vague d’expulsion pourrait survenir.

Nous ne les laisserons pas faire ! Les travaux ne commenceront pas !

Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu’à l’automne 2012, les liens plus denses, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux... Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer par chez eux.

En Ile-de-France, le collectif de soutien à la lutte contre l’aéroport ainsi que toutes les organisations opposées à ce projet inutile et nuisible, organisent des départs en bus pour participer à la manifestation de Nantes le 22 février.

  • Départ à 6h30 de la place de la Nation.
  • Tarif : 40 euros A/R, réductions pour les petits revenus.
  • Inscription : nddl22fevrier(a)riseup.net
  • [signalez Nom / Prénom / n° de téléphone / E-mail]
  • Chèques à l’ordre d’ATTAC France (précisez 22 Fev NDDL)
  • à envoyer à ATTAC, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

N’hésitez pas à vous inscrire le plus rapidement possible (e-mail ci-dessus). Nous avons réserve deux bus de 63 personnes avec option pour un troisième. On a donc besoin de savoir au plus tôt le nombre de personnes désireuses de venir.

Collectif IDF contre l’aéroport de Notre Dame des Landes

Pour du covoiturage et des hébergements : un site de petites annonces autour de la lutte de Notre Dame des Landes

Mots-clefs : NDDL

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