Le Front social devant l’Assemblée nationale

Le rassemblement du Front social, lundi 19 juin, devant l’Assemblée nationale, en photo par le collectif LaMeute.

Hier, 18h. Place de la Concorde. Alors que le quartier de l’Assemblée Nationale est quadrillé par la police et la gendarmerie, près d’un millier de personnes se rassemblent suite à l’appel du FrontSocial contre #Macron et ses #Ordonnances. Une fois de plus, les fouilles sont systématiques, et les photographes sont privé.e.s de leur matériel de protection. Sous une chaleur difficilement supportable, le rassemblement prend des allures de barbecue géant. On discute. On se croise. On s’interpelle. Sur un camion de la CGT, des syndicalistes entonnent des slogans. « C’est pas au patronat de faire sa loi ! C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons ! » ou encore « Tout est à nous, rien est à eux, tout ce qu’ils ont ils l’ont volé ! » Une fanfare joue de la musique tandis qu’on cherche désespérément un coin d’ombre.

19h. Des prises de parole s’enchaînent, dénonçant l’état de la politique du pays au lendemain des législatives. On peste contre les mesures à venir promises par Emmanuel Macron, dont l’entrée de l’état d’urgence dans le droit commun ainsi que l’accroissement de l’autonomie policière qui s’en suit. On évoque les morts en hausse entre les mains de la police cette année et l’urgence sociale dans laquelle nous serons plongé.e.s dès la fin de l’été. Il est également question des LGBTQ+, à mesure qu’approche la Marche des Fiertés, et que s’accumulent (comme récemment à Lyon) les agressions LGBTophobes.

19h30. Alors que les interventions se poursuivent, une grosse partie du rassemblement s’agite et entonne des slogans. Très vite, près de 300 personnes décident de partir en manifestation sauvage. « Contre les ordonnances : résistance ! Contre l’état d’urgence : Résistance ! » ou encore « Grèves ! Blocages ! Manifs sauvages ! » Après un tour de la Place de la Concorde, le cortège tente une percée dans la rue de Rivoli. Il est arrêté et gazé par des Compagnies d’Intervention (CI).

20h. Le rassemblement n’est pas réellement nassé. On se regarde en chien de faïence entre gendarmes et manifestant.e.s. Des musicien.ne.s recommencent à jouer. La place se vide peu à peu. Le soleil décline peu à peu.
LaMeute

Hier, place de la Concorde.
Alors que les forces de l’ordre forment une ligne autour des manifestant.e.s restant.e.s sur la place pour empêcher tout départ spontané en manifestation sauvage, en observant les uniformes on voit que certains gendarmes se permettent des petites customisations...
Étant donné le déchaînement de violence auquel on assiste dans les manifestations depuis la mise en place de l’état d’urgence nous pensons que le port de cet écusson n’est pas anodin.
« Don’t run you’ll only die tired ».

LaMeute - Smoke

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