Marche des solidarités le 21 mars !

Le 21 mars aura lieu la 3e édition de la marche des solidarités, regroupant des collectifs de luttes contre les violences policières et des collectifs de sans-papiers. Rendez-vous à 14h place de l’Opéra.

  • Communiqué de la marche des solidarité suite à l’annulation de la marche

    {{Pour stopper le coronavirus il faut lutter contre le racisme}} Dans le contexte créé par l’épidémie du coronavirus et les interdictions de manifestations annoncées par Emmanuel Macron, la Marche des Solidarités du 21 mars est reportée à une date ultérieure. Ce n’est pas sans colère que nous prenons cette décision tant le traitement de la crise sanitaire par le pouvoir ne fait que renforcer l’urgence de lutter pour les revendications portées par la Marche des Solidarités. Car là où l’urgence sanitaire imposerait la fermeture des centres de rétention, la régularisation des sans-papiers et donc l’accès aux soins gratuits pour toutes et tous, le rétablissement des lieux d’organisation de la solidarité collective dans les foyers, l’hébergement décent de tous ceux et celles qui sont à la rue, Emmanuel Macron et le gouvernement renforcent au contraire toute leur offensive raciste et sécuritaire. Après avoir accéléré la casse du système public de santé, dans la lignée de ses prédécesseurs, Macron a semblé découvrir il y a quelques jours que la solidarité a un sens. On parle de solidarité mais, aux frontières de l’Europe, on repousse les migrants à la mer, quand on ne les tue pas directement, en Grèce, sans se soucier de leur état de santé. On parle de solidarité et de mesures barrières, notamment de « distanciation sociale ». Mais dans les CRA, on entasse les migrants les uns sur les autres, dans des conditions sanitaires et d’hygiène déplorables. Il faut fermer les CRA (Centre de Rétention Administrative), libérer les détenuEs et leur proposer un hébergement décent. On parle de solidarité, mais combien de jeunes mineurs, de femmes, de bébés, d’enfants sont dans la rue, ou dans des camps de fortune que l’on détruit quotidiennement, victimes des expulsions et de la chasse aux migrantEs, exposéEs sans prévention ni protection au virus. Personne ne doit rester à la rue. On parle de solidarité mais quid des travailleurs sans papiers payés au lance pierre sans aucune garantie du maintien de leur salaire de misère. On parle de solidarité, mais combien de familles immigrées sont entassées dans des logements trop petits, parfois insalubres, avec des conséquences qui seront dramatiques en cas de confinement, et pour les enfants pour qui l’école via internet sera tout simplement irréalisable. Le coronavirus ne connait ni les frontières ni les différences d’origine ou de religion. Pour stopper le coronavirus comme pour stopper la dérive raciste et sécuritaire du pouvoir nous n’attendrons pas des centaines de nouveaux mortEs ou la fin de la phase exponentielle. Nous reportons la Marche des Solidarités du 21 mars mais pas la lutte, plus urgente et actuelle que jamais, pour la liberté de circulation et d’installation, la fermeture des centres de rétention ou l’arrêt des contrôles au faciès et des violences policières. Nous nous réjouissions de la mobilisation pour le 21 mars. Aux cortèges prévus de collectifs de sans-papiers, de comités de familles victimes des violences policières et des collectifs de lutte contre l’islamophobie, à la centaine de collectifs, associations et organisations signataires s’étaient ajouté un cortège commun d’associations turques et d’un collectif de Grecs de Paris et un cortège de la coordination de lutte dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche. Cette dynamique doit nous permettre dans les prochains jours de trouver tous les moyens de développer la solidarité et la lutte.

« Quand des milliers de migrant·e·s sont mort·e·s chaque année, noyé·e·s, électrocuté·e·s, asphyxié·e·s sur les routes de la migration à cause du système des frontières et des politiques antimigratoires, je n’ai rien dit. Je n’étais pas migrant·e.

Quand les sans-papiers ont été enfermé·e·s dans des centres de rétention, je n’ai rien dit. Je n’étais pas sans-papier.

Quand des campements de Rroms ont été expulsés ou attaqués, je n’ai rien dit. Je n’étais pas Rrom.

Quand les foyers de travailleurs immigrés ont été détruits, leurs salles collectives fermées, je n’ai rien dit. Je n’étais pas travailleur immigré.

Quand des jeunes des quartiers populaires ont été tués par la police, je n’ai rien dit. Je n’étais pas Noir ou Arabe.

Quand un père de famille chinois a été tué chez lui par la police, je n’ai rien dit. Je n’étais pas asiatique.

Quand des jeunes musulmanes ont été exclues de l’école, agressé·e·s dans les rues à cause de leur foulard, je n’ai rien dit. Je n’étais pas musulman·e.

Quand des mosquées et des synagogues ont été attaquées, je n’ai rien dit. Je n’étais ni musulman·e ni juif·ive.

Quand ils s’en sont pris aux Gilets jaunes et aux grévistes, je ne les ai pas soutenu·e·s. Quand la police a mutilé des manifestant·e·s, je n’ai rien dit. Je n’étais pas en grève.

Quand la société est devenue invivable et que les fascistes ont pris le pouvoir, je n’ai rien pu faire. Il n’y avait plus personne pour résister. »

JAMAIS ÇA !

Le samedi 21 mars, on manifeste POUR :

La liberté de circulation et d’installation. La régularisation des sans-papiers.
La fermeture des centres de rétention.
L’égalité des droits pour tou·te·s dans tous les domaines (travail, logement, santé, éducation, etc.). Le droit de vote des étranger·ère·s.
La fin des contrôles au faciès et des violences policières. Vérité et Justice pour les familles de victimes.
L’abrogation des lois et mesures islamophobes. La fin des discours stigmatisants.

Et :
Le samedi 14 mars contre les violences policières
Le samedi 28 mars pour le droit au logement

Pourquoi on manifeste ?

Face à la multiplication des violences policières, face à l’augmentation du nombre de morts ;
Face à la chasse, l’humiliation, le mépris dont sont victimes les Noir·e·s, les Arabes, les Rrom, les migrant·e·s, les musulman·e·s, les jeunes et tou·te·s ceux et celles qui protestent et résistent ;
Nous, familles des victimes tué·e·s, violé·e·s, mutilé·e·s, blessé·e·s ;
Nous, migrant·e·s chassé·e·s, torturé·e·s, traumatisé·e·s, harcelé·e·s ;
Nous, immigré·e·s humilié·e·s au quotidien par les forces de l’ordre et par les responsables de l’État ;
Nous appelons à la mobilisation générale contre l’impunité, pour la mémoire des défunts, contre toutes les discriminations, pour une société construite sur la justice, la vérité et la dignité de tou·te·s !

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