Liste non exhaustive des lois et dispositifs antisociaux et sécuritaires liées au coronavirus

Le réel risque que comporte l’épidémie de Covid 19 est l’occasion pour les libéraux de nous faire passer leurs meilleurs recettes. Plutôt que d’arrêter la production, seul moyen de circonscrire la pandémie, Macron et ses sbires vont à tout les coups nous offrir leur spécialité : les lois réactionnaires. N’hésitez pas à envoyer d’autres informations pour compléter l’article à paris-luttes-infos@riseup.net.

  • La durée du travail portée jusqu’à 60 heures par semaine dans certains secteurs

    Encore une triste nouvelle pour le droit du travail puisque Penicaud a annoncée qu’il serait possible de faire travailler les gens 60h par semaine. A l’heure actuelle,le maximum est de 48h. Ces mesures toucheront des domaines très larges puisque sont concernés : « l’énergie », « les télécoms », « la logistique », « les transports » ou encore « l’agroalimentaire ». 12 heure de plus par semaine c’est quoi dans une vie ? Crevez les pauvres !

  • Les travailleurs du BTP exercent leur légitime droit de retrait, Pénicaud « scandalisée »

    Muriel Penicaud, la ministre du travail fait style elle connait le travail suite à la préconnisation des représentants syndicaux ET patronaux (quand même) de suspendre les chantiers de BTP. Muriel Penicaud, cette grosse bourge, n’a rien trouvé de mieux que de se déclarer « scandalisé » par ces pratiques. Toutes les infos sur un site d’actualités du BTP.
    Doit on rappeler que les ouvriers du bâtiments représentaient plus de 20% des morts (120 sur 500) au travail en 2017 ? Elle en veut encore ! Les libéraux sont prêt à nous faire travailler jusqu’à la mort.

  • 6 mois de prison et 3750 euros d’amende pour violation réitérée du confinement

    L’Assemblée Nationale a créé ce soir un délit de violation réitérée du confinement qui peut vous valoir une garde-à-vue, un jugement en urgence et un emprisonnement.

    Selon l’avocat Raphaël Kempf "créer un délit puni de prison, c’est aussi permettre d’envoyer d’y envoyer des gens, pour des faits ridicules, et donc de contribuer à la surpopulation carcérale et à la propagation du Covid-19 dans les lieux d’enfermement.

    Ce délit donne un pouvoir considérable et arbitraire à la police : c’est elle qui décidera a priori si une personne a violé ou non son confinement à plusieurs reprises, c’est elle qui placera en garde-à-vue.

    Du point de vue technique, cet amendement crée une inégalité injustifiée entre l’État et le citoyen pour l’exercice de leurs droits respectifs.

    En cas de violation réitérée (la 4e fois), vous pourrez être poursuivi en urgence, en comparution immédiate, devant le tribunal.

    Mais imaginons que, avant votre passage devant le tribunal correctionnel, vous ayez pris 3 contraventions À TORT...

    Imaginons que, pour des raisons diverses, la police vous ait verbalisé de façon parfaitement infondée à 3 reprises.

    Dans ce cas, vous pouvez contester ces amendes devant le tribunal de police... mais, oh wait !, ils sont fermés à cause du confinement.

    L’État et ses procureurs pourront donc tranquillement vous poursuivre en urgence en correctionnelle, tandis que vous serez dans l’incapacité de contester les contraventions qui justifient cette comparution immédiate.
    "

Des drones en balade dans le ciel parisien pour vérifier qu’on est bien chez nous

Evidemment le Préfet républicain (tendance plein pouvoir à Pétain) Michel Lallement ne pouvait pas rester les bras croisé et à décider d’ajouter sa pierre à l’édifice du bordel ambiant. Sur le modèle de la Corse, une vingtaine de drones pourrait survoler le ciel. Munis de caméras et de hauts parleurs, ils « inciteront » les passants à rentrer chez eux.

Il n’a pas été précisé si ils mettront directement des amendes par reconnaissance faciale. Sans doute une « nouvelle étape » après celle ci...

Les 35 heures remises en cause dans certains secteurs

Selon Marianne

L’article 7 de la réforme dispose en effet que le gouvernement pourra, par ordonnance, « permettre aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale de déroger aux règles d’ordre public et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical ».

Muriel Penicaud, affreuse ministre du travail, n’a pas précisé quels secteurs seraient impliqué. Visiblement que les « secteurs essentiels ».Mais vu que le pour le gouvernement, les secteurs essentiels c’est à peu prêt tout ce qui est de l’ordre de la production, on peut s’attendre au pire.

Le sénat vote un amendement pour que les patrons puissent forcer 6 jours de congés payés pendant le confinement

L’employeur pourra imposer la prise de congés payés pendant la période de confinement, dans la limite d’une semaine selon un amendement adopté au Sénat qui doit encore être confirmé ce vendredi à l’Assemblée nationale.

Les salarié.es vont être super content.es de passer des chouettes vacances dans leur lit à traîner. Bête de voyage.
Cela veut surtout dire un cadeau en or aux patrons qui pourront reprendre le travail sur les chapeaux de roue et bien présurer les employés une fois le vent de l’épidémie retombé.

Bruno Le maire :« il faut que les gens aillent travailler ».

Le ministre de l’économie a été clair : il faut garantir la « sécurité économique » aux Français. Par français vous comprendrez bien qu’il s’agit des patrons, comme d’habitude. Il a assuré sur tous les plateaux télé qu’il fallait aller travailler. Seulement pour les secteurs essentiels. Mais par secteurs essentiels on entend bien sur tous les métiers ouvriers.

Aller travailler malgré l’impossibilité de se procurer des masques, aller travailler dans les transports en commun, aller partager sa bave dans l’effort. Aller travailler malgré l’omniprésence de la maladie.

Mots-clefs : soin - santé | coronavirus

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