Empêchons le rassemblement pro-viol le 6 février 2016 à Paris et à Nantes !

Parce qu’il y a réellement un rassemblement pro-viol à Paris ce samedi 6 février, sur la place de la République.

Tout d’abord, j’ai découvert cette information au hasard d’un fil d’actualité facebook.
On croit très sincèrement que c’est une blague, quand on tombe sur un truc pareil. Que c’est une info bidon servant inutilement à alarmer, à inquiéter. Puis on commence à découvrir que c’est vrai.

Prendre de la distance avec ce genre de truc, quand on est une femme, quand on est féministe, c’est vraiment très dur. Ecrire là-dessus, c’est pire encore.
Et pourtant, je me suis rendue compte que le truc risquait de passer inaperçu, et ça laisse un arrière-goût très amer : comment est-il possible qu’un tel rassemblement puisse être publicisé via le web, sans problème, et qu’il n’y aie pas une réaction immédiate du monde militant ?

Cette chose horrible a été dénoncée et relayée sur ce blog avant-hier :

Et sur Indymedia Nantes (étant donné que cet hideux rassemblement aura lieu à Paris, et à Nantes) :

Maintenant, il y a aussi l’adresse du site de l’avorton minable qui est à l’origine de cette charmante initiative : Daryush Valizadeh, un « écrivain » américain, anti-féministe, la pire des ordures, qui peut en toute impunité appeler au viol aux quatre coins du monde sans être minimement dérangé.
http://www.returnofkings.com/78021/...

Il parait que les femmes qui oseraient se rendre au lieu-dit (une place publique), seraient prises en photo et comme le dit E.B sur son blog : « livrée(s) en pâture au dark web anti-féministe avec une promesse de »vengeance furieuse« ».
Pour se reconnaitre entre gros porcs de violeurs, il y a un mot de passe : « Vous savez où je peux trouver une animalerie ? ». L’ironie est à crever de rire. Ou pas.

Donc, ceci est un appel, appel à se rendre en masse, mais vraiment en masse ce 6 février, à 20h devant le lion de la statue de la place de la République à Paris !
Appel à empêcher par tous les moyens ces pourritures de la pire espèce, d’oser croire un seul instant qu’elles peuvent se rencontrer, en public de surcroît, et préméditer tranquillement une série de viols.

Violeurs, hors de nos vi(ll)es.

Localisation : République

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