Collaboration Flics/Administration suite aux blocus du lycée Jean Moulin à Vincennes

Depuis plusieurs jours, le mouvement de protestation des lycéens s’enracine et plusieurs établissements entrent dans la danse. C’est le cas notamment au lycée professionnel Jean Moulin de Vincennes, généralement peu habitué aux mobilisations lycéennes.

Depuis plusieurs jours, le mouvement de protestation des lycéens s’enracine et plusieurs établissements entrent dans la danse. C’est le cas notamment de nombreux lycées de banlieue parisienne. Lutte contre la loi O.R.E, la réforme du Bac ou plus généralement gronde contre le système éducatif abrutissant et leurs condition de vie, les élèves se mobilisent et c’est tant mieux.

C’est le cas notamment au lycée professionnel Jean Moulin de Vincennes, généralement peu habitué aux mobilisations lycéennes. Les élèves, éparpillés au début du mouvement pour cause de stages professionnels, commence depuis leur retour à se mobiliser.

Ainsi ce lundi 10 décembre, accompagnés de camarades du lycée Berlioz et d’autres lycées avoisinants, ils ont organisé un blocus de l’établissement. La police, avec notamment un effectif conséquent de bacqueux de Vincennes, est intervenu après un incendie de poubelle et une voiture renversée alors que la situation était plutôt calme et l’ambiance enjouée.
La présence et l’intervention des cognes à coups de gazeuse a échaudé les esprits et des affrontements se sont ensuivis aux abords du lycée et de la gare RER de Vincennes.

Suite à cet incident le lycée a été bloqué le reste de la journée et les cours du mardi ont été banalisés. Le proviseur a mis la pression aux AED afin de connaître les éventuels « meneurs » ou auteurs des « dégradations » commises. Hélas des vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux ce qui a permis au proviseur d’identifier quelques élèves. Celui-ci a immédiatement communiqué leur nom et leur photo aux policiers. Depuis mardi ces derniers sont présents en nombre aux abords de la gare et du lycée afin d’interpeller les lycéens en question. Un élève a été appréhendé hier et mis en garde à vue, nous n’avons toujours pas de nouvelles de lui.

Ce mercredi, une nouvelle tentative de blocus a eu lieu, malheureusement vite avortée du fait de la très forte présence policière. Les policiers avaient apparemment à leur disposition, sur leurs téléphones personnels (!!), des photos des élèves soit-disant incriminés. Ils ont interpellé trois élèves qui marchaient du RER jusqu’au lycée et les ont mis en garde à vue.

Nous dénonçons ces arrestations et les méthodes utilisées que cela soit de la part des policiers comme de la part du proviseur, qui s’est clairement placé du côté du corps répressif et qui a utilisé des techniques d’intimidation auprès des AED tout autant illégales qu’inadmissibles.

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