Au nom de la liberté d’expression (suite) : 54 procédures ouvertes pour « apologie du terrorisme »

Des peines de prison ferme commencent à tomber contre les diverses expressions de comptoir hostiles à l’unité nationale. Non que ce soit des camarades ou des allié-e-s, simplement comme indice du renforcement du contrôle d’internet et du consensus répressif. Selon France 2 [1] :

Depuis les attentats, depuis une semaine, il y a 54 procédures pour apologie du terrorisme ou menace d’action terroriste qui ont été ouvertes (...) Concrètement, sont poursuivies des personnes qui ont été surprises en train d’afficher leur soutien aux terroristes en pleine rue ou sur internet, ou alors des personnes qui ont proféré des menaces à l’encontre par exemple des forces de l’ordre, lors de contrôles de police. (...) La plus lourde condamnation a été infligée à Valenciennes. Quatre ans de prison fermes pour un récidiviste. Mais aussi à Grenoble ou à Tours. Des peines de prison de huit mois, un an ferme. Le mot d’ordre dans les tribunaux est la fermeté.

Pour donner du grain à moudre à la paranoia collective, on constitue ainsi un florilège de réactions débiles sur Twitter ou Facebook, de crises d’adolescence difficiles, d’outrages à agent et de cris d’ivrognes ou de déficients mentaux avérés.... Singulière « filière djihadiste » !
On se souvient aussi de ces premières condamnations suite à des contrôles d’internet, quand des skyblogs de lycéen-ne-s exprimaient leur solidarité avec les révoltes de banlieue, en 2005. Au nom de la liberté d’expression, se forme ainsi un nouveau délit d’opinion, au titre fourre-tout d’ « apologie du terrorisme ». On se demande quand gueuler « flic, porc, assassin » en manif deviendra de l’ « apologie du terrorisme ».

Notes

[1Voir aussi Libération.

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