[Appel] Pour Théo & toutes les victimes de la police.

Pour Théo & toutes les victimes de la police - mercredi 15 février, 18h à #Barbès !

Suivi :
22h00 - Un autre rendez-vous a été donné en fin de manif pour se rendre à Menilmontant. Environ 200 personnes present.e.s dans une manif sauvage jusqu’à l’Île Saint-Louis

18h50 - Après avoir été bloqué sur la boulevard Rochechouard le cortège est de nouveau bloqué sur le boulevard Barbès. Le metro et plein de magasins sont fermés sur le boulevard.
18h40 - La manifestation fait demi-tour et essaie de redescendre sur le boulevard Magenta, mais est bloquée de nouveau.
18h35 - Enormément de baceux qui sortent l’équipement anti-émeute.
18h30 - Le cortège de 1000 personnes est déjà bloqué au bout de 200 mètres
18h25 - La manifestation part sur le boulevard de la Chapelle
18h20 - Le boulevard Magenta est bloqué par voiture de flics, le boulevard de la Chapelle
par des camions avec grilles anti-émeutes, circulation coupée.
18h15 - Déjà 200 personnes qui scandent « zied, bouna, theo et adama, on oublie pas, on pardonne pas »

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Pour Théo & toutes les victimes de la police - mercredi 15 février, 18h à #Barbès !

Dans l’après-midi du 2 février, Théo est violé et passé à tabac par la police d’Aulnay. Suite à ça, une déchirure de 10cm lui a été diagnostiquée, il a dû être opéré et porte maintenant une « poche » gastrique. L’IGPN (la police des polices) dénie la qualification de viol et parle d’une introduction accidentelle, alors qu’il a été démontré que c’était impossible. C’est toute l’institution policière qui est mouillée dans cette affaire, ainsi que la justice qui préfère condamner rapidement des jeunes révoltés tout en laissant les policiers auteurs des faits en liberté.

En réponse à ces violences policières qui ne sont pas des bavures, mais une continuité dans la gestion néo-coloniale des quartiers populaires, où les principales personnes touchées sont noires, arabes ou Rroms, de multiples affrontements se sont déroulés dans les banlieues, ainsi que des rassemblements et des manifestations sauvages dans les centres-villes.

S’ensuit un rassemblement à Bobigny où des milliers de personnes se sont réunies pour dénoncer par des prises de parole les violences policières dans les quartiers populaires, le racisme quotidien des flics et des politiques qui trouvent pour la plupart que ‘bamboula’ serait tolérable, les arnaques des politiques qui préfèrent parler de renouer le dialogue avec la police plutôt que de parler de rénovation urbaine ou d’accès à de nouveaux droits, l’humiliation des attouchements lors des contrôles, les outrages pour les personnes qui osent se rebeller face à ces exactions et la liste est encore longue.
Rapidement, la colère concentré en un point se traduit par une émeute généralisée autour du tribunal de Bobigny. Une liaison s’opère entre les principaux concernés qui subissent les humiliations, le racisme et la violence quotidienne, avec les personnes présentes qui ont participé au mouvement contre la loi travail et qui ont expérimenté une infime partie de la violence d’État que subissent les habitants des quartiers populaires.

La révolte gronde et continue de s’étendre dans les banlieues avec le soutien des centres-villes, même si les médias n’en parlent pas toujours et préfèrent souvent s’intéresser purement aux affrontements sans les relier aux discours qu’il y a derrière. La même logique d’isolement des ‘casseurs’ qui seraient en ‘marge’, alors que ce n’est pas la marge, mais simplement une partie des manifestants qui décident de ne plus rester dans les limites dessinés par l’État et sa police.

Nous nous joignons donc à l’appel qui circule pour un nouveau rassemblement à Barbes, ligne 2, pour 18h car Adama et Théo ne sont pas les premiers ni les derniers qui subiront la violence de la police. A l’heure où une nouvelle loi vient renforcer les droits de la police sur la légitime ‘défense’, il est temps de tous descendre dans la rue pour crier notre légitime défiance face à ceux qui prétendent nous gouverner en frappant les plus démunis ou ceux qui l’ouvrent un peu trop à leur goût.

Pour que l’événement soit une réussite, nous invitons tout le monde à rédiger son propre appel, ramener des banderoles ou des pancartes, de la nourriture à partager, préparer des prises de parole & tout ce qui vous semble nécessaire.

« S’il y avait connexion entre les étudiants et les banlieues, tout serait possible. Y compris une explosion généralisée et une fin de quinquennat épouvantable. » Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, dimanche 12 mars 2006

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