République : récit d’une grossière provocation policière au soir du 1er mai

Je me baladais vers 21h30 à République après le cortège du 1er mai qui arrivait à Nation. L’ambiance était franchement calme. Un concert de René Binamé agrémentait une douce soirée de printemps et tout le monde était plutôt en recherche d’infos sur la manif de l’aprèm’. On partageait nos impressions sur le cortège, on prenait des nouvelles de la répression ultra violente... Le tout tranquillement.

Je me baladais vers 21h30 à République après le cortège du 1er mai qui arrivait à Nation. L’ambiance était franchement calme. Un concert de René Binamé agrémentait une douce soirée de printemps et tout le monde était plutôt en recherche d’infos sur la manif de l’aprèm’. On partageait nos impressions sur le cortège, on prenait des nouvelles de la répression ultra violente... Le tout tranquillement.
Comme depuis une dizaine de jours maintenant, la place était quadrillée par les flics en tout genre (Gendarme mobiles, Compagnie départementales d’intervention, CRS...). Ils étaient posés tout le long.
En flânant, mon regard est attiré par la ligne de CRS qui jouxte la rue du Faubourg du Temple. Ils commencent mysterieusement à s’équiper. Ils mettent des casques, sortent les boucliers. Mais qu’est ce qu’ils peuvent bien foutre putain ?
Et là d’un coup, ils se mettent en ligne. Il est important de noter que personne ne les remarque. Tout le monde se fout d’eux. Il y a entre eux et la place un No man’s land d’une quarantaine de mètres. Aucun projectile n’est lancé évidemment.
Mais je ne suis pas au bout de mes surprises : les CRS se mettent d’un coup à charger dans le vide. Ils courent comme des deratés sur 40 mètres et se positionnent ensuite en « tortue romaine » reculant prudemment, comme si ils étaient sous une pluie de projectiles.

Evidemment les badauds affluent et les gens s’enervent. Le but était bien de créer un abcès de fixation. Une petite foule se masse devant eux. Il n y a pas de violence mais l’ambiance change. Ça devient plus lourd...

Une demi heure après les échauffourrés commencent...

Mots-clefs : 1er mai | nuit debout
Localisation : République

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