Projection-débat « Ma guerre d’Espagne à moi »

Projection-débat en présence du réalisateur du film « Ma guerre d’Espagne à moi », de l’éditrice du livre dont il est tiré, et - sous réserve - de Guillaume Goutte. Au CICP, avec le soutien du CICP. Le mercredi 15 octobre à 19h45 à l’itiniative de la Librairie Quilombo

Au CICP, avec le soutien du CICP.
21 ter rue Voltaire Paris XIe, m° Rue des Boulets.

« Je suis incapable de trouver une autre occupation que celle de me faire tuer. Je n’ai pas, comme les miliciens, le droit de traîner dans les bars pour écourter les jours et les nuits sans combats. Mon statut de femme sans peur et sans reproche, de femme à part, me l’interdit. Mes convictions personnelles aussi me l’interdisent. Alors il ne me reste qu’à me plonger dans le manuel de formation militaire que j’essaie d’apprendre par cœur… »

Ce témoignage, écrit par Mika Etchebéhère (1902-1992) est l’un des plus forts sur la guerre d’Espagne.

Elle dirigea une colonne du Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM) en 1936-1937. On croise dans son récit des minoritaires, des anarcho-syndicalistes et des marxistes antistaliniens, tous habités par la conviction d’imminents lendemains qui chantent. Cette internationaliste argentine a fini ses jours à Paris.

Réédité cette année par les éditions Milena, ce livre est accompagné d’un documentaire de 80 minutes, réalisé par Fitot Pochat et Javier Olivera.

Mika Etchebéhère et son mari Hipólito ont été les témoins d’événements qui ont changé le cours du XXe siècle. Nés en Argentine, ils deviennent militants marxistes. En quête de la Révolution, ils commencent un voyage qui les mènera en Patagonie, à Berlin et à Paris. Ils se trouvent finalement à Madrid quand la guerre civile espagnole surgit. Mika devient alors la première femme à obtenir le rang de capitaine dans l’armée républicaine.

« Rien n’est plus triste que de trouver mauvaise l’œuvre d’un ami, et à l’inverse, on ressent une grande joie lorsque ce texte est beau. Beau, nécessaire et efficace, ton livre est le témoin de la guerre d’Espagne, mais également des ruines de notre époque, et de l’invincible espoir qui est le nôtre. » (lettre de Julio Cortázar, 1974)

Note

Le site de la librairie Quilombo

Localisation : 11e arrondissement

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