Précaires de la Bibliothèque publique d’information (Centre Pompidou) en lutte

Pour en finir avec la précarité de l’emploi. Unissons-nous !

Pour en finir avec la précarité de l’emploi. Unissons-nous !

Appel des vacataires de la Bibliothèque Publique d’Information

Les vacataires font partie des salarié.e.s de la Bpi ayant les statuts les plus précaires. Pour la plupart étudiant.e.s ou en âge d’étudier, nous sommes les premiers.ères touché.e.s par les réformes mises en place depuis des années par les gouvernements successifs. Alors qu’un.e étudiant.e sur deux doit travailler pour payer ses études, la réforme de l’assurance-chômage va restreindre nos droits aux indemnités chômage. De plus, les coupes budgétaires dans le service public ont un impact sur nos conditions de travail et nos salaires.

La Bpi utilise les contrats de vacataires de façon excessive depuis des années pour l’accueil et le rangement, mais aussi pour le bulletinage de la presse alors que ce sont des besoins permanents. Si c’était possible de renouveler d’un contrat de quatre mois auparavant, la Direction a désormais imposé un contrat de six mois, possible à reprendre uniquement deux ans après la fin du contrat, afin de ne pas payer l’assurance au chômage. Nous devrions au minimum avoir la possibilité de renouveler nos contrats. En ce sens, nous saluons les luttes menées par nos collègues de la Bibliothèque nationale de France ces dernières années contre les suppressions de postes et la précarité, qui ont permis la cédéisation des vacataires.

Nous sommes solidaires des vacataires et employé.e.s du Musée de l’Art Contemporain ainsi que de la sous-traitance du Centre Pompidou, tels que les personnels de ménage, du vestiaire, de la librairie ainsi que la bibliothèque Kandinsky, sans oublier les agent.e.s de sécurité en contrat précaire. Alors que le Centre Pompidou est un symbole culturel mondialement connu, nos collègues du vestiaire enchaînent parfois 10h de travail avec seulement une heure de pause en milieu de journée, ne signent pas toujours de contrat et doivent rembourser une partie de leur formation s’ils.elles sont amené.e.s à démissionner avant neuf mois d’ancienneté. Leur majoration des dimanches et jours fériés est très faible. Nous exigeons qu’ils.elles puissent bénéficier des mêmes conditions de majoration et de pause que nous.

Avec les précaires de Paris Musée, nous appelons l’ensemble de tout.e.s les précaires à nous rejoindre et à mener une lutte commune pour en finir avec la précarité !

Pour nous contacter : vacataires.bpi@gmail.com

Localisation : 3e arrondissement

À lire également...