Toujours moins de droits pour les chômeurs !

Les "négociations" sur l’assurance-chômage ont commencé le lundi 22 février entre le patronat et les syndicats autour de nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs.

Actuellement, un chômeur indemnisé touche l’allocation de retour à l’emploi (ARE) c’est-à-dire 57% de son salaire brut jusqu’à épuisement de ses droits ASSEDIC. Le montant reste le même pendant toute la durée de l’indemnisation. Il y a à peu près 3,5 millions de chômeurs en France (10% de la population selon l’INSEE) et ceux qui travaillent sont de plus en plus précarisés (contrats courts en CDD).

Mais les négociations s’annoncent bidons : les conventions Unédic sont décidées par le patronat et les syndicats, mais le gouvernement peut mettre son grain de sel si les syndicats et les organisations patronales (les "partenaires" sociaux) n’arrivent pas à s’entendre.
Le gouvernement suggère déjà la piste de la dégressivité des allocations.

Ce n’est pas la première attaque contre les chômeurs. De 1992 à 2001, les allocations étaient dégressives (source France Info). « Le système a été décidé en France en 1992. L’Unédic était alors très déficitaire. Les syndicats et le patronat décident d’instaurer la dégressivité des allocations. Le schéma était le suivant : quand une personne se retrouvait au chômage, elle touchait d’abord une indemnité correspondant à 57 % de son ancien salaire. Cette première indemnisation durait neuf mois, et ensuite, les allocations baissaient tous les quatre mois de 17%. En 2001, le système dégressif s’arrête."

Mais le déficit de l’Unédic est un faux problème. De l’argent, il y en a ailleurs. Hollande ne s’est pas gêné pour faire des cadeaux au Medef : la suppression des cotisations familiales "pour les entreprises et les travailleurs indépendants", d’un montant total de 30 à 35 milliards d’euros (et qui n’ont certainement pas "créé" des emplois comme prétendu).

Le gouvernement a déjà prévu de faire de nouvelles économies (800 millions) en retirant 800 millions d’euros des cotisations sociales, prétextant le déficit de l’Unédic (organisme paritaire de l’assurance chômage), estimé à 4,4 milliards d’euros et propose donc la dégressivité de l’allocation-chômage ; la multiplication des contrôles et le harcèlement des chômeurs n’étant sans doute plus suffisant !

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