Marche de nuit féministe et non-mixte le 13 juin

Appel à la marche de nuit non mixte qui aura lieu le 13 juin 2014 20h départ place de la Bastille. Ensemble, faisons entendre nos voix, nos cris, nos chants et nos bruits, nos rires et nos rots ! Faisons-nous plaisir ! Les agresseurs se croient tout permis, ripostons et reprenons leur la rue !

Le 13 juin 2014, rejoins-nous pour une marche de nuit féministe non-mixte* !

Nous manifesterons :
Pour nous sentir fortes et autonomes,
Pour créer et consolider des solidarités féministes,
Pour développer et maintenir des stratégies d’autodéfense,
Pour réaffirmer que la rue nous appartient et que nos corps ne sont à disposition de personne.

Contre tous les hommes qui pensent que quand deux lesbiennes se tiennent par la main, c’est une invitation à leur égard,
Contre la publicité qui nous assène des représentations de femmes lisses, blanches et minces, passives et disponibles au regard masculin,
Contre les fachos qui prétendent sécuriser le métro alors qu’ils appellent aux violences sexistes, racistes, antisémites, transphobes, lesbophobes.,
Contre la milice patriarcale qu’est la police nationale,
Contre l’omniprésence des hommes dans l’espace public, qui se sentent autorisés à nous mater, nous juger, nous complimenter, nous insulter,
Contre le système patriarcal, raciste, et hétérosexiste.

La propagande raciste et islamophobe des média et de l’idéologie dominante voudraient nous faire croire que les hommes non-blancs sont les seuls responsables des agressions et du harcèlement de rue, dont les flics nous protégeraient.
Nous répondons :
Que les violences masculines ne connaissent pas de barrières de classe ni de race,
Que notre féminisme refuse d’être instrumentalisé à des fins racistes et sécuritaires,
Que la présence des flics fait de la rue un espace de répression pour toutes et de harcèlement constant des sans-papierEs et des travailleurSEs du sexe, qu’ils sont pour nous des agresseurs comme les autres, qui commettent des viols dans les commissariats, en bénéficient de l’immunité de l’uniforme.

La rue n’est ni le premier ni le seul lieu des violences masculines. Bien souvent l’agresseur ne sonne pas, il a la clef. L’espace privé, en particulier la famille, les relations et le couple hétérosexuel, est le lieu où s’exerce la violence des hommes : mépris, insultes, isolement, contrôle, coups, viols, meurtres.

Nous affirmons :
Que nos corps, nos espaces-temps, nos intimités, nos sexualités nous appartiennent,
Que les vêtements, la nudité, les poils, l’épilation, c’est si on veut, où on veut, quand on veut et comme on veut,
Que nous ne serons ni invisibles, ni disponibles, mais libres et irréductibles !

Ensemble, faisons entendre nos voix, nos cris, nos chants et nos bruits, nos rires et nos rots ! Faisons-nous plaisir ! Les agresseurs se croient tout permis, ripostons et reprenons leur la rue !
Si tu n’es pas un mec cisgenre et que tu es concernéE par les violences, sexistes, transphobes, lesbophobes, homophobes, biphobes, racistes et envers les travailleurSEs du sexe, rejoins-nous !
ArméEs de casseroles, de bombes de peinture, de marqueurs et de lampes de poche, marchons, chantons, dansons et trashons des pubs sur notre passage. A pieds, en rollers, en fauteuil, en skate ou en trottinette, en mode festif ou en mode vénère, avec des ballons de baudruche ou des batucadas, exprimons notre créativité et notre résistance ! Une marche de nuit pour l’autodéfense et l’auto-organisation féministes. Une marche de nuit pour se donner de la force, de la confiance, pour faire exister de nouveaux horizons, de nouveaux imaginaires politiques et de nouvelles solidarités !

*sans hommes cisgenres [1]

Notes

[1cisgenre qualifie une personne dont l’identité de genre est en concordance avec celle qui lui a été attribuée à sa naissance. Pour ceux qui veulent se pencher plus ardemment sur la question c’est ici

Mots-clefs : anti-sexisme
Localisation : 11e arrondissement

À lire également...