La révolution qui vient. De l’imaginaire du Grand Soir à la grève générale de 1906 [Radio]

La révolution qui vient. De l’imaginaire du Grand Soir à la grève générale de 1906 [1re partie]
Avec une présentation du « Grand Soir » comme idée d’une destruction spontanée, violente et fulgurante du capitalisme, à rebours du réformisme progressiste des socialistes du milieu du 19e siècle ; comme produit des luttes de classe et de la misère sociale ; comme héritage des moments révolutionnaires de 1792, de 1848 et de 1871 ; comme appropriation révolutionnaire de l’idée bourgeoise « fin-de-siècle » d’une décadence généralisée de sociétés occidentales au bord de l’effondrement, avec l’idée d’une régénération sociale suite à un effondrement du capitalisme ; comme millénarisme sécularisé anarchiste et comme romantisme révolutionnaire ; comme double dépassement du passé féodal et du passé bourgeois ; comme grève générale insurrectionnelle ; et comme mythe révolutionnaire mobilisateur et comme idéal pratique du syndicalisme révolutionnaire [1re partie, 40 minutes]
La révolution qui vient. De l’imaginaire du Grand Soir à la grève générale de 1906 [2e partie]
Avec une histoire des préparatifs du 1er mai 1906, conçue comme une journée de grève générale en vue d’une journée de travail de 8 heures ; avec un rappel de l’importance de la catastrophe de Courrières (1 099 morts) dans l’attitude de plus en plus combative des ouvriers et des ouvrières ; avec une description de l’effervescence et de l’attente quasi-millénariste de la grève générale du 1er mai 1906 ; avec une analyse du complotisme gouvernemental et de l’extrême-droite vis-à-vis des préparatifs du 1er mai 1906 ; avec un descriptif de l’ampleur du dispositif répressif déployé lors du 1er mai 1906 ; avec une analyse des conséquences de cette grève (mobilisation importante, mais échec des revendications et début du déclin du syndicalisme révolutionnaire) et ses suites (division du mouvement ouvrier entre une tendance bolchévique et une tendance réformiste, déclin de l’idée du « Grand Soir » malgré quelques résurgences circonstancielles) ; et avec une discussion de l’actualité de l’idée du « Grand Soir » [2e partie, 40 minutes]

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