Discussion débat : En quoi l’occupation de l’espace est un enjeu politique ?

Le Collectif de la Cantine des Pyrénées vous invite à partager un repas puis à discuter ce vendredi 26 à 19h

SOIREE DEBAT DISCUSSION ce vendredi 26 juin à 20h au métro Alexandre Dumas - repas à 19H !

Aujourd’hui, les espaces d’expression autonomes (locaux, murs, medias) disparaissent et sont de plus en plus contrôlés.

En France, députés et sénateurs continuent à discuter et à voter des propositions de lois “anti-squat”. Ces textes, qui propagent sans scrupule idées reçues et contrevérités sur des situations locales, sont autant d’outils de communication réactionnaires. En mai dernier, la proposition de loi de la sénatrice-maire de Calais, visant à faciliter l’expulsion de squatteurs de domicile (visant en fait les migrants, qui occupent surtout des bâtiments désaffectés), a été adoptée par l’Assemblée Nationale.
A Rennes, les squatteurs du “94, rue Chatillon” se sont retrouvés malgré eux médiatisés dans ce qui s’appelle maintenant “l’affaire Maryvonne”. Epaulée par l’extrême droite locale, celle qui se réclame propriétaire du lieu en question (pourtant laissé à l’abandon et inhabité depuis douze ans) a porté plainte contre ses habitants. Un fait divers qui sert de prétexte au député UMP du Vaucluse, pour justifier, le mois dernier, le dépôt d’une proposition de loi visant à condamner pénalement l’”occupation sans droit ni titre d’un immeuble” (par un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende).

Au-delà de s’informer sur les possibles effets de ces lois, nous souhaitons questionner le rôle de l’espace public dans nos vies et dans nos luttes. Comment définir aujourd’hui l’espace public ? En quoi son occupation est-elle politique ?
Aujourd’hui, “la politique de la ville”, (“mixité sociale”, rénovations de logements entraînant la hausse des loyers, “diversité commerciale”, “projet urbains”) ne permet pas à tout le monde de s’approprier l’espace ou simplement d’en avoir l’idée (et exclue les personnes en fonction de leur classe sociale, de leur origine et de leur sexe).

Exceptée la minorité qui profite du système, la précarité et l’isolement touchent de plus en plus de monde. Ce constat, entre autres, est à l’origine du projet de la Cantine des Pyrénées, qui propose des initiatives de luttes et de solidarités immédiates.
Que l’occupation soit un enjeu politique en soi (ZAD), un outil de lutte (piquets de grèves, occupations d’écoles, manifestations), un moyen de se loger (squat), nous sommes confrontés aux violences policières ainsi qu’aux condamnations judiciaires. Face à la répression, comment voulons-nous nous organiser pour nous réapproprier l’espace public ?

Rendez-vous le 26 juin à 20h pour en discuter au bar La Joie du Peuple, 82, rue Alexandre Dumas. Le débat sera précédé d’un repas à 19h

Localisation : 20e arrondissement

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