[Radio] La culture du viol. Une légitimation sociale des violences sexuelles

Une déconstruction des mythes patriarcaux autour du viol et une analyse critique des mécanismes de légitimation patriarcale des violences sexuelles, à partir de deux ouvrages récents, En finir avec la culture du viol, Les petits matins, 2018, de Noémie Renard ; et Une culture du viol à la française. Du « troussage de domestique » à la « liberté d’importuner », Libertalia, 2019, de Valérie Rey-Robert. Avec Sofia, coanimatrice habituelle de l’émission Sortir du patriarcapitalisme

La culture du viol. Une légitimation sociale des violences sexuelles

L’émission (40 minutes) comporte :

Une définition de la culture du viol ;

Un bref rappel de l’ampleur des violences sexuelles en France ;

Un rappel de la définition juridique du viol et des procédures légales ;

Une critique de la répression judiciaire des violences sexuelles ;

Une déconstruction des mythes autour des viols (fantasmés comme devant être violents physiquement, où il faudrait opposer une résistance physique et immédiatement porter plainte), des violeurs (représentés comme des inconnus migrants prolétaires psychopathes en manque de sexe) et des violées (devant être bourgeoises, blanches, désirables, valides, habillées « convenablement », non-travailleuses du sexe et qui ont résisté pour avoir une chance d’être crues) ;

Une description des effets des mythes autour des viols (disqualifiés lorsqu’il n’y a pas de violence physique, de résistance et/ou de plainte immédiate), des violeurs (impunis lorsqu’il s’agit d’hommes blancs bourgeois et de classe moyenne) et des violées (souvent non reconnues comme telles dès lors qu’elles s’écartent du stéréotype de « la violée ») ;

Un rappel de l’étroitesse des définitions juridiques du viol jusqu’à une date récente ;

Une analyse du décalage entre une condamnation ferme du viol « en général » et une impunité/absolution des violeurs concrets ;

Une théorie critique du viol comme faisant partie d’un continuum de coercitions sexuelles ;

Une critique du traitement médiatique et culturel des viols concrets (euphémisation, culpabilisation des victimes, accusations d’exagérations ou de mensonges, rhétorique complotiste, incitation à se soumettre aux désirs masculins à partir d’une idéologie essentialiste et différentialiste) ;

Une discussion du concept de consentement, auquel on préférera celui de désir mutuel, présupposant deux sujets sexuels également actifs, initiateurs et décisionnaires ;

Une déconstruction du mythe qu’il vaut mieux être passive lors d’une agression sexuelle ;

Une critique du langage comme participant d’une légitimation du viol.

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