Grève des loyers dans un foyer à Argenteuil

Le plafond encore noirci par l’incendie qui s’est déclaré dans la cafétéria toujours fermée - le 2 mai dernier, mine les visages des chibanis (NDLR : qui veut dire vieux en arabe). Aujourd’hui les travaux de la cafétériat sont toujours en attente. Les résidents du foyer des remparts à Argenteuil en ont ras-le-bol. Dans le hall, des feuilles avec le titre « en grève » s’affichent sur les portes de l’ascenseur. Ces travailleurs migrants venus en France durant les Trente Glorieuses sont nombreux à vivre leur retraite dans des foyers comme ceux d’Argenteuil.

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Des résidents du foyer des remparts à Argenteuil en ont ras-le-bol. Dans le hall, des feuilles avec le titre « en grève » s’affichent sur les portes de l’ascenseur. Le plafond encore noirci par l’incendie qui s’est déclaré dans la cafétéria toujours fermée - le 2 mai dernier, mine les visages des chibanis (NDLR : qui veut dire vieux en arabe). Ces travailleurs migrants venus en France durant les Trente Glorieuses sont nombreux à vivre leur retraite dans des foyers comme ceux d’Argenteuil.

Leurs revendications ? « Que des travaux soient enfin réalisés. Nous voulons que les lieux soient sécurisés, notamment au niveau des portes d’accès, que la peinture des chambres soit refaite et l’entretien mieux pris en charge… », précise Letaïef Dhraoui, président du comité des résidents. Pour se faire entendre, ils ont décrété la grève qui se traduit pour certains d’entre eux par l’arrêt du paiement de leur loyer.

A l’instar de Messaoud. Jamais, ce retraité de 73 ans, arrivé à Argenteuil en 1951 et dans ce foyer, géré par Adoma (ex-sonacotra) en 1972, ne s’est mis en grève. « C’est la première fois que je fais cela », insiste-t-il, entouré de quelques voisins. Chaque mois, il a toujours versé les 257 € de loyer pour une chambre de 7m². « Mais là c’est trop. La cafétéria, c’est le lieu de rencontre, où l’on aime se retrouver, on ne peut pas laisser cette pièce fermer », insiste-t-il. Quelque part, il se sent isolé. Comme Mahmoud, 76 ans. « Si un feu arrivait dans un immeuble HLM, on ferait les travaux nécessaires, alors pourquoi on ne fait rien pour nous, réagit-il. On ne demande pas grand-chose, juste que notre cadre de vie soit digne et que les travaux soient lancés », martèle-t-il. A ses côtés, Sebti, 67 ans, peste : « on ne vit pas, on survit ». « Ici, on partage notre quotidien avec les cafards… », reprend le retraité. L’état des chambres fait aussi débat.

La suite à lire sur le site de la CGT OPIHLM Argenteuil Bezons

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