Contre Parcoursup/ORE : évacuation à 23h du lycée Hugo occupé par les lycéen·nes ce jeudi 17 mai

De l’occupation nocturne contre Parcoursup des lycées Voltaire (16 mai) puis Victor Hugo (17 mai) aux opérations écoles mortes et collège mort du 94, la lutte de la maternelle à l’université continue !

Jeudi 17 mai : communiqué des occupant.e.s du Lycée Victor Hugo.

Nous, lycéen.ne.s d’Ile-de-France mobilisé.es occupons le Lycée Victor Hugo en signe de protestation contre la loi ORE, la réforme du lycée et du bac, et de manière générale contre la politique menée par le gouvernement en place. Notre action constitue une réponse légitime à la fermeture d’esprit et aurefus de négocier dont a fait preuve ce même gouvernement jusqu’à présent.
Elle signifie aussi, plus largement. le refus d’une société inégalitaire qu’Emmanuel Macron prône et que sa politique accentue.
Nous nous opposons à la sélection des personnes SOUS toutes ses formes. d’autant plus lorsqu’elle est basée sur des critères socio-économiques. L’université doit être libre pour tou.te.s, gratuite et émancipatrice. Elle doit favoriser la réflexion, le développement de l’esprit critique de chacun.e. Cela permet une réappropriation des espaces scolaires par les élèves, et de leur éducation.
Cette occupation se rallie aux luttes contre les oppressions, qu’elles soient sociales, économiques, culturelles. politiques. etc. Nous condamnons de même la répression policière et fasciste. Cette occupation appelle à soutenir toutes les luttes actuelles, en particulier la défense du service public sous toutes ses formes. Par conséquent. nous appelons le plus grand nombre de personnes à rejoindre la mobilisation et grossir nos rangs, notamment dans une manifestation unitaire le mardi 22 mai.
Nous tenons à préciser qu’aucune dégradation n’a été constatée et que l’occupation se déroule paisiblement, malgré la tension engendrée par la possible répression administrative et policière d

Les lycéen.nes d’Ile-de-France

Mercredi 16 mai, une 100aine de militant·es dans la cour du lycée Voltaire après la manif de cette après midi... Une chouette représentation de la compagnie Jolie Môme, une ambiance de feu !

Communiqué de presse des personnels et parents d’élèves des lycées parisiens et franciliens engagés dans l’action d’occupation nocturne du lycée Voltaire

ce Mercredi 16 mai 2018 19h30 - soutenus par des sections syndicales CGT, SNES et SUD Education.

  • Contre Parcoursup, contre les réformes du bac et du lycée général et professionnel.
  • Contre la loi Pénicaud de démantèlement de l’ONISEP, de fermeture des CIO et de liquidation de l’enseignement professionnel sous statut scolaire.
  • Pour le service public d’éducation nationale et contre le plan social dans la Fonction publique.

Nous, personnels enseignants et parents d’élèves, qui sommes confrontés depuis de nombreuses années à la ségrégation scolaire et au désengagement de l’État, dans des établissements parfois vétustes, mal connectés et subissant des diminutions récurrentes de moyens (réductions spectaculaires cette année encore), ne pouvons accepter la stigmatisation supplémentaire de nos élèves, de nos enfants que représenterait la mise en œuvre de la sélection à l’entrée à l’université avec la nouvelle procédure Parcoursup.
Issus d’établissements de gestion de flux en sureffectifs ou de relégation, nous refusons la disparition du bac national, seul garant de l’égalité de traitement entre nos élèves et ceux des « lycées d’élite » .
Attachés à ce diplôme donnant droit à la poursuite d’études supérieures, nous nous opposons, comme nos collègues universitaires et leurs étudiants, à la mise en place, dès le lycée, d’une formation enfermant les élèves dans une orientation contrainte par une offre scolaire restreinte et inégale d’un établissement à l’autre, par un parcours réduisant les horizons post bac possibles — ou, par une discrimination sociale aggravée, réservant les plus grands choix aux seuls initiés.

L’objectif du gouvernement est clair !

Il s’agit de barrer l’accès à l’enseignement supérieur public aux enfants des classes populaires et des classes moyennes auxquels la loi dite « pour la liberté de choisir son orientation professionnelle » (encore une antiphrase !) entend assigner une place la formation par apprentissage sous le contrôle du patronat.
Encore un paradoxe de nos gouvernants : l’orientation sert de justification à cette casse du service public d’éducation à laquelle elle n’échappe pas elle-même ! Fermeture des CIO, démantèlement de l’ONISEP, création enfin d’un marché lucratif de l’orientation.
Toujours moins d’heures d’enseignement, des enseignements toujours plus déconnectés de savoirs et pratiques pédagogiques disciplinaires, toujours moins d’enseignants (rendus interchangeables par les nouvelles polyvalences et le recours massif à la contractualisation), des effectifs toujours plus nombreux... Au lycée comme à l’université les recettes de Blanquer sont connues : elles garantissent assurément l’échec scolaire, l’exclusion d’un grand nombre d’élèves et la crise des vocations enseignantes.

Nous disons simplement assez !

Derrière ces nouvelles réductions programmées des moyens, nous avons bien compris qu’il s’agissait d’organiser un plan social d’une ampleur sans précédent, que les attaques des statuts de la Fonction publique devraient bientôt rendre plus facile encore.
Nous disons simplement stop !

Communiqué du Collectif Éducation de Fontenay-sous-Bois : actions « Écoles désertes » du 30 avril et « Collège Mort » du 2 mai

Les 30 avril et 2 mai derniers, le Collectif Éducation de Fontenay-sous-Bois, rassemblant des parents, enseignants et élus municipaux mobilisés contre la casse de l’éducation publique primaire et secondaire, a appelé les parents d’élèves à ne pas conduire leurs enfants à l’école ni au collège, en signe de protestation contre les fermetures de classes et le manque de moyens criant dans nos écoles et collèges. Cette action répondait elle-même à l’appel du Collectif Éducation 94.

Les parents ayant participé à cette action trouvent regrettable d’avoir à priver leurs enfants d’une journée de classe ou de cours pour faire entendre des revendications parfaitement légitimes, notamment :

  • l’annulation de toutes les fermetures de classes dans les écoles et les collèges
  • le rétablissement du RASED
  • le recrutement d’enseignants remplaçants en nombre suffisant
  • la mise en place d’un plan d’urgence éducative pour tout le Val-de-Marne

L’action a été massivement suivie dans 4 groupes scolaires de la ville, soit un tiers des écoles. Voici les taux d’élèves ayant participé à l’action “Écoles désertes” le lundi 30 avril

  • École Mot : 50% de participation
  • Groupe Scolaire Edouard Vaillant : 69% de participation en élementaire, 48% de participation en maternelle
  • Groupe Scolaire Langevin : 50% de participation globale
  • Groupe Scolaire Romain Rolland : 75% de participation en élémentaire, 70% de participation en maternelle

Le collège Jean Macé est également mobilisé contre la fermeture d’une classe de 5e l’année prochaine, avec le blocage du standard du collège le 11 avril et deux journées déclarées collège mort (le 18 avril et 2 mai).

Le Collectif Éducation de Fontenay-sous-Bois reste plus que jamais mobilisé contre la casse de l’éducation publique, et prévoit de nouvelles actions, ce printemps et à la rentrée de septembre, si ses revendications ne sont pas satisfaites.

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