
Afin de souligner les Manifestations contre le racisme et le fascisme du 22 mars 2025 qui ont mobilisé près de 300 000 personnes à travers la France, une banderole a été déployée devant le Consulat Général de France à Montréal ce jour-là. On pouvait lire :
« Soutien aux peuples Kanak et Comorien
Personne n’est illégal sur des Terres volées ».
Cette action était également un appui à la Semaine d’actions et de grèves organisée du 24 au 28 mars 2025 par la CRUES, une coalition d’associations étudiantes à travers le soi-disant Québec.
Depuis Montréal, des Français·e·s et des Franco-canadien·e·s ont bravé le froid et la neige pour exprimer leur indignation face au gouvernement français et leur refus de l’extrême droite.
En effet, le nouveau Premier-Ministre français, le soi-disant centriste François Bayrou, et son ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ont pour seuls mots à la bouche : Immigration et Renforcement à la frontière. Alors qu’ils condamnent les programmes de Donald Trump et du Rassemblement national, ils déploient la même politique raciste et fasciste. Et c’est sans parler de l’attitude totalement indigne de François Bayrou, le jour du décès de Jean-Marie Le Pen, qu’il a honteusement qualifié de « Combattant » ! Tenter de lisser le portrait d’un individu connu pour ses propos antisémites, négationnistes, racistes, homophobes…, et accusé de crimes de guerre, est, oui, mettre de l’avant le fascisme.
À l’opposé, assimiler des étudiant·e·s français·e·s à des antisémites pour avoir dénoncé les massacres en Palestine est insupportable, même depuis Montréal. La France semble oublier d’appliquer les principes humanistes dont elle se vante tant sur la scène internationale. La France est à ce jour le 2e pays exportateur mondial d’armes de guerre. Par son absence de transparence et sa vente d’armes à Israël, la France s’est rendue complice du génocide qui se poursuit en Palestine, malgré les ententes de cessez-le-feu.
Aussi, ne l’oublions pas, la France est le pays le plus présent sur le globe. Utilisant ses colonies comme bases militaires, elle n’hésite pas à traiter avec une immense violence les peuples autochtones. Ce pays réprime dans le sang les indépendantistes Kanaks en Nouvelle-Calédonie et en fait de véritables prisonniers politiques, incarcérés à des dizaines de milliers de kilomètres de chez eux et de leur famille, en métropole.
À Mayotte, dont l’appartenance à la France n’a jamais été acceptée par l’ONU, le gouvernement français ne pratique-t-il pas l’apartheid ? Non seulement la France considère les Mahorais·e·s comme des sous-citoyen·ne·s, leur octroyant des droits différents de celleux en métropole (minimum salarial, aides sociales, etc., d’une valeur scandaleusement bien inférieure), mais aussi les conditions de vie dans les bidonvilles de Mayotte sont indignes d’un pays du G7. C’est le cœur déchiré que les citoyen·ne·s français·e·s à Montréal ont constaté le désastre provoqué par le cyclone Chido et le véritable désengagement du gouvernement français, laissant scandaleusement les résident·e·s des bidonvilles, tant français·e·s que clandestin·e·s, chercher et enterrer elleux-mêmes leurs morts. Oui, les Comores forment un seul et même archipel et la France n’a RIEN à y faire ! C’est bien l’empire militaire et extractiviste français qui est illégal à Mayotte, pas les Comorien·ne·s.
Fin à l’empire colonial français !
Fin au génocide en Palestine !