29 décembre 1939, mort de Madeleine Pelletier, enfermée à l’asile pour « crime d’avortement »

Retour sur une féministe convaincue, méconnue, engagée dès les années 1900 pour l’émancipation des femmes dans tous les domaines : cantonnement des femmes à ce qu’on appellera plus tard le « Care », droit de vote et intégration politique, avortement, etc.

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Madeleine Pelletier est née le 18 mai 1874 à Paris, elle est morte le 29 décembre 1939 à l’Asile de Perray-Vaucluse à Épinay-sur-Orge (Seine-et-Oise)

Elle fut docteur en médecine, militante néo-malthusienne ; féministe et pacifiste ; franc-maçonne, socialiste puis communiste ; collaboratrice de la presse libertaire.

Médecin et féministe française, pionnière du droit à l’avortement, elle sera condamné en 1939 pour avoir pratiqué des avortements, mais elle fut déclarée irresponsable de ses actes, et internée. Elle mourra à l’asile, alors qu’elle avait commencé sa carrière comme psychiatre.

Tout cela me décourage, l’émancipation de la femme ne viendra donc jamais.
Autrefois, mes allures d’affranchie ne me valaient que des lazzi des voyous, maintenant, on m’arrête parce que je n’ai pas l’air d’une asservie, comme les autres femmes, évidemment, je suis née plusieurs siècles trop tôt.
(16 septembre 1914).

Une jeunesse en pantalon

Madeleine Pelletier passa son enfance dans la misère.
Livrée à elle-même, ayant le goût de l’étude, elle fréquenta la bibliothèque de son quartier et acquit, en autodidacte, une solide culture.
Dès l’âge de treize ans, s’échappant le soir du domicile familial, elle fréquente un groupe féministe où elle découvre “toute une voie lumineuse d’affranchissement” et un groupe anarchiste où elle rencontra Louise Michel.

Sa fréquentation d’un groupe féministe entraîna des discussions sans fin avec les anarchistes : elle prit peu à peu ses distances avec les libertaires.
Elle commence à porter le pantalon sans en demander l’autorisation au préfet [1].
D’après Wilkipedia, les archives de la préfecture de police de Paris possèdent un dossier censé conserver les demandes introduites et les permissions de travestissement accordées en vertu de l’ordonnance de 1800.
Ce dossier en mauvais état ne contient que quelques documents originaux, accompagnés de coupures de presse. La plus ancienne demande de permission de "travestissement" conservée est datée de 1806 : elle autorise la dénommée Catherine-Marguerite Mayer à s’habiller en homme pour monter à cheval. En 1862, Adèle Sidonie Loüis se voit accorder cette permission « pour cause de santé ».
Les coupures de presse nous apprennent qu’entre 1850 et 1860, seules douze femmes bénéficièrent d’une autorisation et qu’en 1890, on dénombrait une dizaine de femmes titulaires de la permission.

Première femme médecin de Paris

Désirant réussir, pensant y arriver par la culture intellectuelle, Madeleine Pelletier passe son baccalauréat de philosophie en 1897 en candidate libre et l’obtient, avec la mention très bien.
Elle choisit de suivre des études médicales et d’anthropologie, ayant obtenu une bourse d’études de la ville de Paris : “C’est le pain assuré mais trempé dans une sauce bien amère.
Entrée à l’École de médecine en 1899, à l’âge de vingt-cinq ans, elle est la première femme à passer le concours de l’assistance médicale à Paris et est nommée médecin des bureaux de bienfaisance.
Elle veut concourir pour l’internat des asiles d’aliénés mais l’entrée lui est refusée, un règlement exigeant que le candidat ait ses droits politiques.
En 1904, une campagne de presse organisée en sa faveur par quelques journaux dont la Fronde de Marguerite Durand lui permit de devenir la première femme interne des asiles et de surcroît célèbre.

La pratique de la médecine ne lui fut pas aisée pour autant : à l’asile les internes lui firent une guerre incessante, les infirmières regardèrent “ahuries, cette bête étrange qu’était une femme interne en médecine comme les hommes” et dans son cabinet, elle attendit en vain les clients.

« Elle fut persécutée pour son apparence jugée scandaleuse : cheveux courts et vêtements masculins qu’elle porta toute sa vie en théorisant sa masculinisation : “Mon costume dit à l’homme : je suis ton égale.” »

L’expérience de la franc-maçonnerie

En 1904, Madeleine Pelletier demande son admission à la “Philosophie sociale”, loge de la Franc-maçonnerie ouverte aux femmes après celle du “Droit humain”, fondée par Maria Deraismes.
Pour elle, il s’agissait d’une école d’initiation politique où, encadrées par des intellectuels et des libres penseurs, les femmes pourraient faire leur éducation idéologique.
Dès qu’elle fut initiée, elle organisa une campagne dans les milieux maçonniques en vue d’ouvrir aux femmes les loges régulières. Elle rencontra de très vives oppositions, les femmes étant suspectées d’attachement à la religion et à la réaction.
Elle fut obligée de quitter la maçonnerie, et son départ fut utilisé par le Grand Orient pour justifier sa politique d’exclusion des femmes.

Des sufragettes au Parti socialiste : l’engagement féministe

En 1906, elle accepte de diriger le groupe féministe “La solidarité des femmes” à la suite de Caroline Kauffmann, et se distingue dans la bataille pour le suffrage des femmes.
Au moment des élections de 1906, le groupe se manifeste : défilés en fiacres, banderoles, collage d’affiches, diffusion de tracts.
Elle invente le slogan : “La femme doit voter, elle subit les lois et paie les impôts.”
Doutant de l’efficacité des manifestations qui dégénéraient souvent, la police traînant les féministes au poste sous les quolibets d’une foule hostile, elle décide de rencontrer les membres du groupe parlementaire socialiste.
Ceux-ci lui promettent de nommer, dans les plus brefs délais, une sous-commission chargée de rédiger un projet de loi sur l’électorat et l’éligibilité des femmes.
Elle adhère alors au Parti socialiste, écrivant : “Le féminisme n’est plus isolé ; il a un appui.
Le parti socialiste bénéficiait alors d’une aura non négligeable auprès des féministes pour avoir, le premier, reconnu l’égalité des sexes au congrès ouvrier de Marseille en 1879, sous l’impulsion d’Hubertine Auclert.

Sensibilisée à la misère sociale par ses origines, Madeleine Pelletier partage les idéaux du socialisme : il s’agit de pouvoir lier l’émancipation des femmes à l’émancipation générale.
La “tactique féministe” était alors d’entrer dans les partis politiques de gauche afin de faire entendre leurs revendications.
Elle rejoint d’abord le courant guesdiste, le jugeant plus révolutionnaire que la tendance jauressiste, et s’inscrit dans la 14e section de Paris.
En 1906, elle propose une résolution sur le suffrage des femmes au IIIe Congrès National qui a lieu à Limoges.
Son projet fut voté à l’unanimité, mais on lui fait comprendre que si sa motion a été votée, c’est parce qu’elle n’a aucune importance :

“Si le vote des femmes était prêt de se réaliser, vous verriez les objections.

Le 21 décembre 1906, elle pose la candidature des 70 adhérentes de la Solidarité des femmes à la Chambre en demandant l’admission dans les réunions du groupe socialiste et en exigeant la nomination d’une sous-commission pour le suffrage des femmes.

En août 1907, elle représente à nouveau le texte de la motion de Limoges au congrès de Nancy.
Madeleine Pelletier fait partie de la délégation des sept femmes envoyées par la SFIO à la 1e Conférence internationale des femmes socialistes, sous la direction de Clara Zetkine, à l’occasion du congrès international socialiste.
Elle est la seule à ne pas voter la résolution dénonçant un texte qui nie l’oppression spécifique des femmes et établit une séparation nécessaire entre les femmes socialistes et les féministes bourgeoises.
Elle rejoint alors la fraction hervéiste et devient rédactrice à la Guerre sociale.

Accusée de “collaboration de classe” pour son attachement à la Solidarité des femmes, elle fonde au cours de l’hiver 1907-1908 le mensuel féministe La Suffragiste et dirige la société « La Solidarité des Femmes » fondée par une autre féministe, Eugénie Potonié-Pierre, et qui soutenait toutes les candidatures des « suffragettes » sans distinction de parti.
En 1908, lors des élections municipales, elle brise avec Hubertine Auclert les vitres d’une salle de vote, ce qui leur vaut une comparution en correctionnelle.

« En même temps qu’elles doivent s’affranchir en tant que classe, il est absolument indispensable [que les femmes] s’affranchissent en tant que sexe. […]
Parce qu’on ne veut pas faire sortir la femme du cercle étroit de la famille, elle devient un organe inconscient de sa réaction. »

Tentant de résoudre les contradictions entre féminisme et socialisme, elle mène de front des luttes dans le mouvement des femmes et dans le groupe hervéiste.
Malgré l’hostilité des hervéistes, elle défend la motion insurrectionnelle aux congrès de Saint-Étienne en 1909 et de Nîmes en 1910.
Hervé ayant été emprisonné pour des articles parus dans la Guerre sociale, Madeleine Pelletier est proposée sur la liste de la commission administrative permanente pour le remplacer, élue en 1909 et réélue en 1910.
Elle y définit les positions insurrectionnalistes et souleva quelques remous en déclarant : « Le Parti socialiste n’est pas un parti républicain ; il se désintéresse de la forme républicaine, attendu que certaines nations monarchiques ont réalisé dans l’intérêt de la classe ouvrière des réformes que la République n’a pas su réaliser » (compte rendu, p. 469).

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En 1910 et 1912, le Parti socialiste présente aux élections des candidatures féminines illégales et la propose dans le 7e arrondissement. Elle remporte un nombre de voix plus élevé que le précédent candidat socialiste.
Durant toute cette période, elle écrit de nombreuses brochures mettant en cause la famille, fondement de la domination matérielle et idéologique des hommes sur les femmes ; dénonçant le mariage qui conçoit la femme comme “la chose” d’un homme, prônant la liberté sexuelle vue comme la liberté de consentir ou de refuser une relation, plaidant pour le droit à l’avortement et à la contraception.
Se définissant comme une féministe intégrale, elle revendiqua toutes les émancipations : politiques, économiques, sociales, intellectuelles, sexuelles.

Elle est la première candidate aux élections législatives de 1910, dans le 18e arrondissement de Paris.
Leadeuse féministe des plus actives de son époque, avec Hélène Brion, Louise Saumoneau et Hubertine Auclert, elle critique amèrement le conformisme des femmes, y compris les féministes de son temps, au rôle de genre qui leur est assigné :

« Les femmes, même après la réalisation du féminisme, tel que nous le concevons, resteront donc des femmes, comme les hommes resteront des hommes.
Ce que nous voulons supprimer, ce n’est pas le sexe féminin, mais la servitude féministe, servitude que perpétuent la coquetterie, la retenue, la pudeur exagérée, les mièvreries de l’esprit et du langage ; toutes choses qui ne sont en aucune façon des caractères sexuels secondaires, mais simplement les résultats de l’état de dépendance physique et morale dans laquelle les femmes sont tenues. »

« Les femmes, même après la réalisation du féminisme, tel que nous le concevons, resteront donc des femmes, comme les hommes resteront des hommes.
Ce que nous voulons supprimer, ce n’est pas le sexe féminin, mais la servitude féminine, servitude que perpétuent la coquetterie, la retenue, la pudeur exagérée, les mièvreries de l’esprit et du langage ; toutes choses qui ne sont en aucune façon des caractères sexuels secondaires, mais simplement les résultats de l’état de dépendance physique et morale dans laquelle les femmes sont tenues. »

La manière dont elle s’habille reflète également ses idées : elle a coupé ses cheveux et s’habille comme un homme : "Je montrerai [mes seins] dès que les hommes commenceront à s’habiller avec une sorte de pantalon qui montre leur…"
Elle a également décidé de ne pas avoir de rapports sexuels. Ces actions ont été perçues comme un attentat porté contre l’identité sexuelle.

L’avant-guerre ; la guerre

En 1912, elle milite dans le Comité féminin contre les iniquités sociales créé par des militants et militantes des Jeunesses syndicalistes de la Seine, de tendance anarchiste, dans le but de faire échec à la loi Berry-Millerand qui instituait le service militaire de trois ans.
En 1913, elle fait de la propagande antimilitariste auprès des femmes et participe à de nombreuses manifestations. Le revirement d’Hervé, la trahison de la plupart de ses amis socialistes, leur adhésion à l’Union sacrée, l’effondrement du grand rêve de la grève générale révoltent Madeleine Pelletier.

Avec la guerre, comme de nombreuses féministes, elle s’engage à la Croix-rouge et elle part sur le front, affirmant vouloir soigner Français et Allemands sans distinction.
Le seul aspect positif de cette guerre, qu’elle analyse comme “impérialiste” fut, dit-elle, de faire accéder des femmes à de nouvelles professions.
Après la guerre, elle collabore au journal Le Libertaire, écrivant des articles sur l’antimilitarisme, le néo-malthusianisme, l’éducation du prolétariat, l’affranchissement de la femme sans que, pour autant, elle se soit ralliée au mouvement : « Notre collaboratrice n’est pas anarchiste, elle s’en défend elle-même d’ailleurs. » (Le Libertaire n° 8 du 18 novembre 1921).
Elle écrit aussi pour L’Idée libre, revue mensuelle d’éducation sociale fondée par André Lorulot.

L’engagement communiste et les sympathies libertaires

En décembre 1920, elle assiste au congrès de Tours.
Lors de la scission, elle reprend son activité politique au Parti communiste (SFIC).
D’emblée, elle s’inscrit dans la minorité ultra-gauche.
Le tout jeune Parti communiste avait mis l’égalité des sexes à son programme, ce qui paraît compatible avec son engagement féministe.
Elle devient rédactrice à la revue la Voix des femmes, et s’applique à être la porte-parole du parti auprès des femmes.
Elle rédige de nombreux articles sur la doctrine communiste, la révolution et la Russie.
Pressentie par la revue pour participer à la IIe conférence internationale des femmes communistes à Moscou, elle ne parvient pas à obtenir de passeport, ce qui entraîne en juillet 1921, son départ clandestin pour la Russie.
Elle raconte ces expériences dans la Voix des femmes à la fin de l’année 1921, puis en 1922, dans un livre intitulé Mon voyage aventureux en Russie communiste.

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Propagandiste zélée mais lucide, elle critique la terreur, la bureaucratie, la misère de la population et son mysticisme, et surtout la place accordée aux femmes par la révolution dans la nouvelle URSS.
Elle reconnaît une certaine libération économique et sexuelle mais dénonce le cantonnement des femmes hors du politique, aux problèmes liés à la maternité, aux enfants, au ravitaillement, aux soins.

Elle reste néanmoins au Parti communiste, défendant le bolchevisme et le féminisme au Club du Faubourg, participant à de nombreuses conférences à Paris et en province.

Par ailleurs, elle fréquente de nouveau la mouvance libertaire.
Elle écrit dans plusieurs journaux et participe à des débats sur le féminisme, le communisme, etc.
Elle prend position, dès 1925, contre le fascisme de l’Italie mussolinienne mais aussi celui promu par des groupuscules nationalistes français. Ainsi, elle dénonce en janvier 1928 lors d’une conférence, le Parti socialiste national fondé par Gustave Hervé, son ancien camarade de la SFIO.

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En 1927, elle collabore au journal de gauche Plus loin, qu’elle quitte en 1930, avec de nombreux autres auteurs. Elle rejoint alors le projet de Sébastien Faure d’Encyclopédie anarchiste, publiée en 1934, pour laquelle elle rédige l’article Internement où elle dénonce les internements abusifs.
C’est aussi la "Doctoresse Pelletier" qui rédige les articles : famille, maternité, enseignement, féminisme, infanticide (c’est-à-dire : avortement), laïcisation, marxisme et Parti communiste.

Bien qu’elle n’appartienne plus au parti, elle reste communiste et en 1932, elle adhère au Parti d’unité prolétarienne, fondé par Paul Louis et dont les membres sont surtout des exclus ou des déçus du parti communiste.
Elle y devient secrétaire de la Commission des femmes, rôle qu’elle avait toujours refusé dans les autres partis.
En 1933, sur invitation d’Henri Barbusse, elle adhère au Mouvement Amsterdam-Pleyel contre le fascisme et la guerre.

L’engagement pour l’avortement

Reconnaissant que toutes ses tentatives pour allier féminisme, socialisme et communisme ont échoué, elle prend ses distances avec les partis politiques.

Son militantisme malthusien lui vaut de sérieuses inimitiés et en 1933, elle est accusée d’avoir pratiqué un avortement. Cependant, les charges sont finalement abandonnées et elle n’est pas poursuivie.
Malgré cela, elle ne cesse de militer pour ses idées et c’est finalement son corps qui va l’obliger à interrompre un temps ses combats. Devenue hémiplégique fin 1937, elle doit recourir aux dons de ses amis du club du Faubourg pour survivre.

En 1939, dans un climat de chasse aux faiseuses d’anges, elle est arrêtée pour avoir participé à l’avortement d’une fille de 13 ans violée par son frère.
Jugée au nom de la “loi scélérate” de 1920, elle fut convaincue de “crime d’avortement”.
Elle est jugée comme « un danger pour elle-même, pour autrui et pour l’ordre public » et condamnée à être internée d’office d’abord à Sainte-Anne puis à Épinay-sur-Orge.
Le 29 décembre, elle meurt d’un accident vasculaire cérébral.

Œuvres choisies et disponibles en ligne

Si l’écriture d’articles est une constante pour défendre ses idées, elle présente aussi celles-ci dans des œuvres de fiction comme un récit utopique, La Vie nouvelle, qui lui sert à décrire son idéal communiste. : son roman autobiographique, La Femme vierge.

La prétendue infériorité psychologique des femmes, 1904.
La femme en lutte pour ses droits, Giard et Brière, 1908.
La question du vote des femmes, 1909.
L’émancipation sexuelle de la femme, Giard et Brière, 1911.
Justice sociale Giard et Brière, 1913.
Le droit à l’avortement, Éd. du Malthusien, 1913.
L’Éducation féministe des filles, Giard et Brière, 1914.
Dieu, la morale, la patrie, Giard, 1916.
Mon voyage aventureux en Russie communiste, Giard, 1922.
Les femmes et la guerre L’éveil de la femme, 1932.
La rationalisation sexuelle, Paris, 1935.

P.-S.

sources : Le Maitron, Ephémanar, et autres sites moins engagés : 8mars ; wikipedia, france-culture

Notes

[1Porter un pantalon pour une femme nécessitait une autorisation spécifique à l’époque selon l’ordonnance du 16 brumaire an IX (7 novembre 1800), ou “ordonnance concernant le travestissement des femmes”, abrogée le 31 janvier 2013.

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