Rassemblement de soutien aux salariés de Goodyear à Nation, jeudi 4 février, bref compte-rendu

En décembre, huit militants CGT de Goodyear-Amiens, poursuivis par l’État (et non plus l’entreprise), sont condamnés à des peines ahurissantes de prison ferme. Ce sont des provocations calculées à l’encontre du monde du travail, accompagnées d’une impunité des patrons fraudeurs. Ils étaient nombreux et nombreuses sur la place de la Nation jeudi 4 février pour s’unir et affirmer leur force face à la répression.

Goodyear : solidarité de classe !

Ces dernières semaines, dans des occasions différentes, le gouvernement a fait le choix de la répression anti-salariés et anti-syndicales et de la mettre en avant. En octobre, Valls a tenu des propos violents, à l’unisson du PDG Juniac, contre les salariés d’Air France dans l’épisode de la chemise déchirée.

Attaquons de front les intérêts de ceux qui répriment !

A Air France
Le DRG Broseta, apparu comme la victime de « la chemise déchirée » dans les médias et par ailleurs militant du PS, a délibérément pratiqué une politique de chantage à l’emploi, d’exacerbation des oppositions entre catégories du personnel. Des centaines de suppressions d’emploi sont toujours programmées et les salariés impliqués dans la défense de leur travail sont toujours sanctionnés de façon inacceptable, certains licenciés risquant toujours des condamnations judiciaires.

A Goodyear
Le conflit à Amiens dure depuis 7 ans. Le pouvoir et sa justice de classe attaquent à froid, avec la volonté manifeste de criminaliser l’action syndicale, alors que Hollande avait promis de faire « son possible » pour préserver l’emploi, lors de sa campagne de 2012. Le vent à tourné...

Ils étaient nombreux et nombreuses sur la place de la Nation jeudi 4 février pour s’unir et affirmer leur force face à la répression.

Saluons le courage des salariés et des militants syndicaux CGT de Goodyear qui ont résisté à tant de harcèlement dans l’entreprise et dans les infinies procédures judiciaires. Ce qu’ils continuent à combattre au bout de 7 ans est essentiel : le chantage à l’emploi et aux conditions de travail, ainsi que les stratégies de délocalisation.
Les salariés ont refusé le passage au travail en « 4*8 » qui aurait détruit leur vie privée et leur santé, mais pas sauvé l’usine d’Amiens-Nord que Goodyear avait de toute façon l’intention de liquider et délocaliser, en faisant payer les salariés et les collectivités.
A contrepied de l’attaque judiciaire, il faut faire connaître le fond économique de l’affaire Goodyear !

Les attentats, l’état d’urgence ne doivent pas faire oublier qu’avec le « pacte de responsabilités », le gouvernement opère le plus grand transfert d’argent issu du travail vers le profit capitaliste. Hollande, dans ses dernières annonces « sur l’emploi » a encore ajouté 2 milliards aux cadeaux aux entreprises et annoncé la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en exonérations définitives de cotisations sociales patronales.

La résistance, c’est maintenant !

Mots-clefs : répression
Localisation : 12e arrondissement

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