14 octobre 1894, naissance de Mohamed Saïl

« Mohamed Saïl, de son nom complet Mohand Amezian ben Ameziane Saïl, né le 14 octobre 1894 à Taourirt, Souk Oufella (Kabylie) et mort en avril 1953 à Bobigny (Seine) est un chauffeur mécanicien, puis réparateur de faïences, militant anarchiste et anarcho-syndicaliste, volontaire dans le groupe international de la colonne Durruti. » Wikipédia

Né en Kabylie le 14 octobre 1894, Mohamed Saïl fut emprisonné durant le premier conflit mondial pour insoumission et désertion. Après sa libération, et installé en région parisienne, il adhérera à l’Union Anarchiste. Il fonde en 1923 le Comité de Défense des Indigènes Algériens. Menacé par les ligues d’extrême-droite, il est armé. Il est arrêté le 3 mars 1934 et condamné à 4 mois et demi de prison pour port d’arme prohibée.

Pour combattre les nationalistes d’Espagne, il rejoint le Groupe international de la colonne Durruti en juillet 1936. L’Espagne Antifasciste publie ses lettres écrites sur le front des combats.

Blessé à Saragosse, il rentrera en France. En septembre 1938, il est condamné à 18 mois de prison pour distribution de tracts contre la guerre. Pendant l’occupation nazie il se consacre à la réalisation de faux-papiers. Il reprend ses écrits anticolonialisme dans Le Libertaire dès 1946, jusqu’à son décès en avril 1953 à Bobigny.

 

Textes recueillis et présentés par Sylvain Boulouque
Ce recueil de texte d’un anonyme rédacteur de la presse libertaire, publié originellement par les éditions Volonté anarchiste en 1994, voulait rappeler l’existence d’une vision libertaire sur les problèmes coloniaux qu’il refusait de détacher de la question sociale. L’émergence des débats sur le colonialisme a fait qu’il est devenu une figure importante de l’anarchisme.
D’origine kabyle, arrivé en France à la faveur de la Première Guerre mondiale, il commence à militer à cette période. Militant n’ayant pas sa langue dans sa poche, il part combattre en Espagne dans le Groupe international de la colonne Durruti. Animateur de multiples comités, sa connaissance intime de l’Algérie lui permet de publier des textes soulignant les multiples mécanismes de domination.
Ces articles l’inscrivent dans les formes classiques du militantisme anarchiste alliant anticolonialisme, anticommunisme, anticapitalisme antifascisme et combat pour l’émancipation.

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