[Affaire grillades de condés] Provocation publique à la destruction, dégradation et détériorations volontaires dangereuses pour les keufs !

Pour soutenir le compagnon qui passe en procès pour avoir publié un texte subversif sur un site internet, rendez-vous le 8 novembre 2017 au Tribunal de Grande Instance de Paris. Le procès a lieu à 13h30 dans la 17e chambre.

Le 18 mai 2016, une voiture de flics en service a été cramée dans la rue, renvoyant à l’État un peu de la violence que nous subissons tou-te-s au quotidien. Le 16 février 2017, 9 jours après l’arrestation à Montreuil d’un compagnon dans cette affaire, un texte appelant à un apéro-discussion est imprimé, diffusé, et publié sur Indymédia Nantes. Le texte a par la suite largement circulé, notamment sur le site cettesemaine.info (publié le 17 février). Le 26 avril 2017, un compagnon a été perquisitionné et inculpé pour avoir mis l’appel en ligne sur ce dernier site. Il passe en procès au TGI de Paris le mercredi 8 novembre 2017, à 13h30, à la 17e chambre.

Deux passages de cet appel, autour d’une attaque qui a réjoui beaucoup de monde, sont poursuivis. Il s’agit des phrases suivantes : « Nous ne demandons pas justice, pas plus que nous ne parlons d’innocence ou de culpabilité car nous détestons la justice autant que les flics et l’ordre qu’ils défendent. Répandons plutôt le désordre et le feu partout où ces ordures nous pourrissent la vie ! » ; et « À la 1e, à la 2e, à la 3e voiture brûlée, on aime tou-te-s les grillades de condés ! »

Bien que la justice choisisse de poursuivre sous le régime du Droit de la presse (sic), et contre un site internet en particulier, c’est la solidarité qui est attaquée. Celle qui défend les actes, sans médiation politique ou syndicale, et loin de toute prétendue légitimité médiatique. Cette solidarité qui fait vibrer ensemble des actes et des idées. C’est un coup de pression qui touche bien plus grand et essaie de faire flipper. Tout comme lorsque plusieurs sites reçoivent un mail menaçant de les couper dans les 24 heures, s’ils ne retirent pas le communiqué des incendiaires de la gendarmerie à Grenoble, lui aussi en solidarité avec les inculpé-e-s du quai de Valmy. Et encore plus récemment, comme les deux nouveaux articles d’Indymedia Nantes que l’État demande de couper sous peine de censure. Cette fois-ci, Indymedia a décidé de tenir tête à l’État et de maintenir les deux articles incriminés.

C’est dans ce contexte, ainsi que celui de magnifiques attaques incendiaires qui se multiplient en France à l’encontre des forces de l’ordre et en solidarité avec les incarcéré-e-s de l’affaire de la keufmobile brûlée, que se déroulera ce procès.

Au-delà de ce compagnon en particulier qui est poursuivi, c’est toute une tendance politique à qui on essaye de fermer le clapet. À chacune et chacun d’entre nous de porter ces paroles interdites et d’affirmer haut et fort que nous méprisons ces manœuvres de l’État d’en isoler un pour faire peur aux autres !

La solidarité, c’est l’attaque !

P.-S.

Des stickers reproduisant les phrases incriminées ont été imprimés, à récupérer aux endroits habituels.

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