Répression des révoltes à la maison d’arrêt de Blois

Cet été, il y a eu des mutineries dans plusieurs prisons : Bourg-en-Bresse, Chateaudun, Blois. Depuis, les révoltes continuent au Centre Pénitentiaire d’Alençon, à la prison d’Argentan, à la toute nouvelle centrale de Condé sur Sarthe, etc.
A chaque fois, les détenus qui se révoltent écopent de sanctions disciplinaires et judiciaires qualifiées « d’exemplaires ».
Neuf détenus ont été condamnés de 6 mois à 3 ans de prison sur la soixantaine qui s’est révoltée à la maison d’arrêt de Blois le 18 août 2013. Compte-rendu du procès dans le journal l’Envolée.

A l’issue du procès, ils prennent de 6 mois à 3 ans de prison, conformément aux réquisitions de Puechmaille, la procureure, pour qui « c’est frustrant de ne pouvoir condamner la soixantaine de mutins ! » Les peines prononcées sont lourdes, exemplaires et sévères.

(...) Rappelons qu’à l’origine de cette mutinerie, il y a dans la nuit du 18 au 19 août, la mort en cellule de Mounir Benlhoussine, un jeune homme de 24 ans. Malgré les appels de son co-détenu, les secours sont arrivés trop tard. Cet événement a ému les prisonniers rassemblés lors de la promenade du matin, et la tension est montée. H., cousin de Mounir, est l’accusé le plus chargé dans ce dossier. Il raconte à la barre : « Les secours sont arrivés trop tard pour sauver Mounir. J’étais à bout, j’ai demandé à rencontrer la direction. Je voulais voir son corps mais on me l’a refusé. »

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Note

La photo vient de la série d’un atelier « des Photos Et des Mots » qui s’est déroulé pendant l’hiver 2012 à la maison d’arrêt de Blois.

Mots-clefs : anti-carcéral

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