Agressions, intimidations, tags à l’acide sur des vitrines, on en passe et des aussi pourries ! Depuis quelques temps l’extrême-droite et ses relais s’en donnent à cœur joie dans les librairies.

Pour un album de coloriage sur la Palestine, ils menacent des libraires de mort ; pour le manque de visibilité d’un ouvrage d’extrême-droite, ils appellent au licenciement de salarié.es… Des livres (de gauche) trop visibles, des torchons (racistes) invisibles : il y a toujours une bonne raison pour eux de s’attaquer aux libraires. Ces derniers mois des groupes sionistes ont réellement pris la confiance et vu leurs actions payer au Conseil de Paris par un vote de blocage de subvention à 40 librairies indépendantes sous couvert d’une lutte contre l’antisémitisme. La pression monte et la polarisation entre patrons et salarié.es s’intensifie. Les libraires souvent en équipe réduite, parfois isolé.es, se retrouvent à subir les choix éditoriaux d’un patron qui, lui, se dédouane de tout au nom du Commerce et cède aux intimidations au lieu d’ « assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » (coucou l’article L.1421-1 du Code du travail).
Face à une extrême-droite qui ne recule devant aucune violence, qui agit en réseaux et qui ne cesse de se victimiser à mesure qu’elle gagne du terrain, il est urgent de se réunir et d’affirmer une position antifasciste.
Nous appelons à un rassemblement le jeudi 27 novembre à 20h Place de la République (Paris).
Et pour déjà organiser la suite, se rencontrer, partager les expériences vécues au travail et réfléchir à toutes les façons de se mettre en action collectivement : on propose une nouvelle réunion entre employé.es au mois de janvier.
FLEM - Front de libération des employé.es (de librairie) menacé.es