Une journée de restructuration en juillet 2025 nous a permis de faire le bilan de l’assemblée féministe depuis sa création. Si le but initial de l’AG était l’organisation de la grève féministe du 7 et 8 mars 2023, les luttes contre la réforme des retraites et pour la libération de la Palestine ont marqué un tournant.
Ainsi, après le 8 mars 2023, l’assemblée a continué d’exister en tant qu’espace de débat, d’organisation et d’investissement dans les luttes sociales du moment. Une ligne commune s’est progressivement dégagée d’assemblée en assemblée, fruit des débats et de la volonté de se positionner, sur l’antisionisme par exemple.
Aujourd’hui, si nous souhaitons garder des temps ouverts à tous.tes, nous pensons avoir atteint les limites d’une organisation en assemblée ouverte et l’évolution en collectif nous paraît plus adaptée pour continuer de s’investir dans les combats qui nous tiennent à cœur. C’est dans ce sens que s’est créé le CLAF.
Nous luttons pour une transformation radicale de la société, en lien avec les autres collectifs et organisations qui partagent nos valeurs. Nous croyons en la force des alliances, notamment avec les luttes antiracistes, anticapitalistes, écologistes, queer, et populaires. Nous souhaitons faire exister un féminisme autre que le féminisme blanc, bourgeois et institutionnel, complice du système raciste, classiste et validiste.
L’autodétermination est un terme qui nous rassemble, en tant que porteur d’un éventail de significations, personnelles et communes, et
d’horizons souhaitables.
Nous voulons que le CLAF constitue un outil à échelle humaine pour s’investir dans le mouvement social depuis le prisme du féminisme. Il est ouvert à celles et ceux qui partagent nos valeurs et veulent construire, ensemble, des formes de luttes féministes radicales, ancrées, joyeuses et déterminées.
Ce qui nous rassemble :
- L’envie de construire un féminisme par le bas, ancré dans les réalités locales, nos lieux de vie, nos colères et nos espoirs et de s’opposer à toutes les formes d’exploitation et de répression.
- La volonté de participer à construire un mouvement féministe antiraciste, antifasciste, antisioniste et anticolonial, en solidarité avec les peuples opprimés et leurs luttes pour l’autodétermination.
- L’envie de réfléchir à comment on s’organise afin de s’améliorer en avançant, et de militer dans le respect et le soin des un.es et des autres.