Paris : un homme a eu la main arrachée par une grenade de la gendarmerie

Samedi 10 février 2019, plusieurs milliers de gilets jaunes ont répondus à l’appel de l’acte XIII en défilant dans les rues de Paris. Vers la mi-journée, devant l’assemblée nationale, des affrontements ont éclaté entre manifestant.es et policiers et gendarmes. Un homme à priori photographe a voulu repousser une grenade qui venait de tomber vers sa jambe. Il a perdu plusieurs doigts lors de l’explosion de cette grenade. [1] Contrairement à ce que la pref’ raconte, il n’est pas du tout établi que cet homme s’est saisi de cette grenade.

Selon un témoin direct qui a filmé la fin de la scène, Cyprien Royer, il s’agit d’une « grenade de désencerclement » lancée par les forces de l’ordre, alors que des manifestants tentaient d’enfoncer les palissades protégeant l’entrée de l’Assemblée nationale.

La victime est « un photographe gilet jaune » qui « prenait des photos des gens en train de pousser les palissades de l’Assemblée nationale » à la mi-journée, a rapporté cet homme de 21 ans, dont l’AFP a pu visionner les images. « Quand les flics ont voulu disperser les gens, il a reçu une grenade de désencerclement au niveau de son mollet, il a voulu mettre un coup de main dedans pour ne pas qu’elle explose vers sa jambe et elle a pété quand il l’a touchée », a-t-il affirmé. « On l’a mis sur le côté, on a appelé les street-medics, c’était pas beau : il hurlait de douleur, il n’avait plus aucun doigt, il n’avait plus grand-chose au-dessus du poignet ». La préfecture de police a confirmé à l’AFP qu’un « manifestant blessé à la main » a été pris en charge par les pompiers, sans plus de précisions.

Source Europe 1

Vous pouvez aussi regarder ce témoignage d’un street medic.

Nos pensées aux victimes de la police.

Notes

[1Nous ne savons pas encore si il s’agit d’une grenade de désencerclement ou d’une GLIF4 même si les témoins directs penchent plus pour la seconde.

Localisation : 7e arrondissement

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