Meeting le 14 mars à Jussieu : aucun humain n’est illégal

Dans la foulée des occupations d’université par les migrant·es et leurs soutiens, Jussieu en lutte organise un meeting le 14 mars pour faire le point sur la situation politique et réfléchir (à) l’offensive ! Et avant cela, rdv le mercredi 7 mars à 13h, tour Zamansky pour protester contre les violences, manipulations et mensonges de la Présidence autour de l’occupation avortée de Jussieu par les exilé·es.

Partout aux frontières, murs et barbelés, navires de guerre, avions : les chefs d’État européens font la guerre aux migrants. Les conditions de vie des migrant.es vont encore se dégrader, les traversées de la Méditerrané sont de plus en plus dangereuses, les franchissements de cols enneigés sont mortels. À l’heure où des poursuites judiciaires sont entamées contre des militants pour être venu en aide aux migrant.es en danger de mort, l’Europe se barricade et développe des outils de plus en plus répressifs pour rendre la vie impossible aux migrant.e.s. Il est grand temps de sonner l’alarme !

Politique répressive : En conséquence la politique gouvernementale de Macron ne cesse de se durcir en matière de migrations. L’objectif déclaré de Collomb, ministre de l’Intérieur, est d’augmenter encore le nombre d’expulsions, de durcir les conditions d’accès aux hébergements d’urgence, de réprimer davantage par la rétention les migrante.s soumis.es aux accords de Dublin.

Ainsi la trame de la loi asile-immigration inscrit la politique française dans une dissuasion migratoire systématique. Parmi les « réformes », la ligne choisie permet vraiment de multiplier les renvois. Par exemple, la durée maximale des séjours en rétention administrative va passer de 45 à 90 jours, et même à 115 jours. La chasse aux sans-papiers sera elle aussi simplifiée puisque la retenue administrative pour vérification du droit au séjour sera augmentée de 16 à 24 heures et les « pouvoirs d’investigation » des policiers seront renforcés.

A Jussieu aussi : Cette dynamique n’est pas seulement l’œuvre d’un gouvernement obsédé par la ligne dure anti-migrant mais trouve une déclinaison au sein même de l’université. Ainsi en témoigne la réponse policière et répressive à l’occupation pacifique de mercredi 28 fevrier d’un local (inutilisé depuis 2 ans) par une trentaine d’exilés venu trouver un endroit chaud par des températures glaciales. La direction de l’université a non seulement fait appel à la police et aux CRS pour encercler le campus Jussieu mais s’est servi de son propre service de sécurité pour bloquer les entrées de l’université. Ce blocage de l’université par sa direction a été une méthode hallucinante de violence et complètement disproportionnée à cette occupation laissant présager des méthodes utilisables lors de prochains conflits.

Solidarité : Il y nécessité pour le mouvement de solidarité avec les migrant.es de bâtir des initiatives nationales, voire internationales, qui permettent de reconstruire un rapport de forces face à la répression, à l’extrême droite et au racisme qui se développent. L’université est un lieu ouvert de savoir et de connaissances, de développement et d’épanouissement. Nous souhaitons développer la solidarité avec les migrant.es, développer des programmes d’accueil universitaire pour leur permettre de continuer à étudier.

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