Manifestation de solidarité avec la résistance de Kobanê

Depuis plus de trois semaines maintenant, Kobanê est assiégée par l’État Islamique au sud, à l’est et à l’ouest, tandis que la frontière nord est bouclée par l’armée turque. Manifestation samedi 11 octobre à 15h à République.

Les forces armées de l’État Islamique ont pénétré depuis lundi dans Kobanê, principale ville du Rojava, dans le Kurdistan syrien, mais les combats continuent dans la ville. Des populations civiles, qui ont quitté la ville, ont été refoulées aux gaz lacrymogènes par l’armée turque dans les villages frontaliers.

La complicité de l’État turque avec l’État Islamique n’est plus à démontrer. Dernier événement en date : les manifestations de solidarité avec la résistance du Rojava ont été fortement réprimées : au moins 15 morts, tandis qu’un couvre-feu a été instauré dans 11 villes du Kurdistan turc.

L’attitude de la Turquie est révélatrice de l’attitude de la « coalition internationale » : mettre un terme à ce qui pourrait se rapprocher d’une révolution sociale. Le Rojava ne peut compter sur aucun allié gouvernemental. C’est le bal des faux-culs de cette soi-disant coalition internationale, entre le gouvernement turc qui vote l’occupation du Kurdistan syrien (la fameuse zone tampon), et qui rêve depuis un siècle d’exterminer les kurdes, ou l’Iran, qui affiche son soutien au social-démocrate Barzani tout en crachant à la gueule des kurdes syriens et en assassinant les kurdes iraniens.

En Turquie, la révolte kurde explose. Mais le Rojava a montré qu’il ne doit pas s’agir d’une révolte ethnique, mais une révolte de classe : kurdes ou arabes, quelque soit leur religion.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les jeunes kurdes disaient avoir pris le contrôle de la ville de Kiziltepe, dans la province de Mardin. Toutes les banques ont été incendiées dans cette ville, comme dans d’autres villes.

À Ercis, dans la province de Van, les locaux de l’AKP, une banque, les locaux du parti Saadet ont été incendiés par des manifestants. Un magasin d’armes a également été occupé. La police a de son coté incendié les locaux du parti kurde.

Le 7 octobre, un policier turc qui a été filmé par l’agence de presse kurde DIHA criait le slogan « Vive Daish » (Yaşasın İŞİD) lors d’une manifestation de kurdes à Baskale, dans la province de Van.

Dans toutes les villes, de nombreux bâtiments étatiques, des banques, des véhicules, des locaux du parti au pouvoir, ainsi que des partis et associations qui ont dans une complicité ouverte avec Daesh ont été visés et incendiés. Des actes de lynchages racistes contre les manifestants ont également eu lieu dans certaines villes comme Istanbul, par des nationalistes.

actukurde

Au Kurdistan turc, ça explose

Au kurdistan irakien, un groupe d’autodéfense armé révolutionnaire vient de voir le jour, face à la passivité de Barzani.

Et de tout le moyen et proche-orient, le mouvement libertaire apporte son soutien et sa solidarité à la résistance du Rojava :

Samedi 11 octobre, 15h à République
Manifestation en solidarité avec la résistance à Kobanê appelée par les organisations kurdes

Un cortège libertaire est prévue derrière la banderole Des armes pour la résistance Kurde / Rojava c’est l’espoir / Anarchistes solidaires.

Pour comprendre la situation :

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