Les fondements de l’Autonomie italienne

A l”heure où de nombreux camarades prennent en référence l’autonomie comme critère de lutte et s’avancent même souvent contre toute forme d’avant-gardise ou d’organisation sérieuse (AG, coordination, comité, collectifs de luttes). A l’heure où nous nous posons des questions sur pourquoi nous ne parvenons plus à dépasser des syndicats dont la direction est au main de la bourgeoisie de gauche. Il nous a semblé bon de revenir sur quelques expériences d’autonomie des luttes, celles de l’Italie.

Pour réflechir ensemble et dans le but de ne pas mettre totalement à la poubelle le syndicalisme, la démocratie direct (celle qui prend des décisions collectives) et l’unité dans nos luttes au profit de la seule extase spontanée, on vous propose la lecture d’un extrait du mémoire de Sébastien Schifres : Anarchiste de Nanterre U, actif notamment durant la période de lutte pour la destruction des murs de la barre ABCDE.
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Dimension historique et structure politique de l’Italie

Le premier axe de ma réflexion vise à cerner les fondements du mouvement autonome en Italie. Le premier élément à prendre en compte concerne la dimension historique. L’Italie porte une tradition de violence politique plus affirmée qu’en France. La formation de l’Italie est beaucoup plus récente et le pays reste profondément marqué par une dichotomie entre un nord riche et industrialisé et un sud pauvre et rural où l’État a toujours eu du mal à s’imposer et qui reste dominé par la mafia. La culture politique de l’Italie porte encore au XXe siècle des traces de sa formation au milieu du XIXe siècle : les traces de son unification brutale par une conquête militaire, mais aussi des traces de traditions insurrectionnalistes. Cette forte culture de violence politique, déjà très vivace au début du XXe siècle, a de plus été alimentée par la période fasciste et par l’héritage de la Résistance. L’industrialisation de l’Italie est aussi beaucoup plus tardive qu’en France et les tensions avec la classe ouvrière en sont d’autant plus exacerbées.

A ces conditions économiques défavorables à l’Italie vient s’ajouter le poids de la structure politique. En Italie, la domination de la gauche par le Parti Communiste ne permet pas d’envisager l’alternance. La situation politique change en 1973 : la gauche est profondément marquée par le coup d’état d’Augusto Pinochet au Chili. Le Parti Communiste Italien (PCI), sous l’impulsion d’Enrico Berlinguer, s’engage dans la stratégie du « compromis historique », visant à former un gouvernement de coalition avec la Démocratie Chrétienne. Le PCI abandonne ainsi de fait sa fonction tribunitienne. Par conséquence, les luttes sociales vont tendre en Italie vers des formes révolutionnaires. C’est cette situation politique très particulière qui permet l’émergence du mouvement autonome en Italie. Le principal syndicat italien, la CGIL [1], est en effet contrôlé par le PCI, et la nouvelle ligne politique du parti fait perdre à la CGIL beaucoup de sa crédibilité.

Au-delà des causes structurelles, quel est le processus qui amène des individus à s’organiser de manière autonome ? Pour répondre à cette question, il faut s’intéresser aux formes d’autonomie qui apparaissent en Italie avant la cristallisation du mouvement autonome en identité politique. On peut observer l’apparition progressive de deux types de collectifs : d’une part des collectifs de quartier, et d’autre part des comités ouvriers.

Les collectifs de quartier

A Turin, les premiers comités de quartier apparaissent en 1960. Diego Giachetti et Marco Scavino notent que :
« Dans ces comités, « grandissait un climat diffus et généralisé d’aversion envers les formes traditionnelles de délégation » ; s’y retrouvaient à faire de la politique ensemble et de façon nouvelle des adhérents aux partis de gauche, des groupes de base paroissiaux, des sans parti et des dirigeants du Mouvement étudiant turinois. Turin aussi, comme d’autres villes d’Europe occidentale, était investie par ce phénomène qu’à l’époque les sociologues baptisèrent de mouvements urbains, mouvements qui avaient trouvé une impulsion dans la révolte des étudiants du supérieur et du secondaire avec la conviction qu’il fallait se battre contre le système capitaliste dans son ensemble, l’attaquer non seulement dans son organisation à l’usine, mais aussi dans toute la sphère de reproduction de la force de travail et dans les rapports sociaux. » [2]

Ces premiers comités ne peuvent pas être considérés comme des collectifs véritablement autonomes dans le sens où ils sont encore en partie contrôlés par l’Eglise ou le Parti Communiste. Cependant, ils possèdent déjà la structure de l’Autonomie, c’est-à-dire l’organisation en collectifs d’individus, sans existence légale. La présence en leur sein de militants de partis politiques fait que cette autonomie est relative. Mais, à partir de 1964, ces comités acquièrent une autonomie grandissante à l’égard des partis politiques avec l’organisation des premières grèves de loyers.

A Rome, les « Comités d’Agitation Banlieues » sont créés en 1967. Vincenzo Miliucci est alors âgé de 24 ans. Il milite au Parti Communiste et les Comités d’Agitation Banlieues sont pour lui un moment fondateur de son parcours politique :
« 1967, c’est mon année de naissance à la vie politique, quand à Rome il y a sept grand bidonvilles du même type que ceux que l’on trouve au Brésil : des conditions de vie avec des rats, des ordures partout, sans eau et sans électricité. Les problèmes de logement sont immenses. En 1967, je commence mon militantisme avec le Comité d’Agitation Banlieues. Ca commence avec des occupations de logements vides pour résoudre ce problème, avec tout de suite des affrontements et des situations très tendues avec la police où il est arrivé qu’on se tire dessus et qu’il y ait des enfants qui meurent. C’est une situation de victime et d’impuissance où peuvent agir les paternalismes des partis, et notamment le paternalisme du Parti Communiste qui vient apporter la petite fontaine d’eau mais qui laisse la condition des gens telle qu’elle est. Dans la lutte pour le droit au logement naît quelque chose de nouveau. C’est une période d’incubation. » [3]

C’est dans ce contexte que s’ouvrent à Rome les premiers squats en 1969.

Les comités ouvriers

Sur les lieux de travail, les collectifs autonomes sont l’aboutissement de la rupture entre les syndicats et les travailleurs les plus engagés dans les luttes. Cette rupture avec les syndicats commence à se généraliser à partir de 1968, avec la création des Comités Unitaires de Base (CUB). À partir de 1969, les luttes ouvrières instaurent un nouveau rapport de forces dans les usines qui n’a plus rien à voir avec les luttes syndicales traditionnelles. La production est sabotée, les contremaîtres sont menacés, l’agitation est permanente et les ouvriers manifestent à l’intérieur même des usines.

Contrairement aux syndicats qui sont surtout implantés parmi les ouvriers qualifiés, plus âgés, anciennement installés et d’origine urbaine, les comités autonomes semblent être surtout composés d’ouvriers spécialisés, plus jeunes, nouvellement arrivés et d’origine rurale. En outre, dans les villes du nord, on peut observer que les syndicats sont surtout implantés parmi les ouvriers originaires du nord de l’Italie et que les ouvriers originaires du sud ont plus tendance à s’organiser spontanément en comités autonomes. Cette réalité est parfaitement décrite dans l’ouvrage de Diego Giachetti et Marco Scavino sur le mouvement de 1969 à Turin [4]. Ugo Tassinari confirme ces caractéristiques en ce qui concerne les ouvriers de Naples :
« Naples avait deux grandes usines : Italsider (sidérurgie) et l’Alfa Romeo de Pomigliano (banlieue Nord-Est). Les ouvriers de ces deux usines appartenaient à deux classes différentes. Ceux de l’Italsider faisaient partie de la vieille aristocratie ouvrière, et ceux de l’Alfa Romeo venaient de la paysannerie. Les ouvriers de Pomigliano n’étaient pas syndiqués mais étaient très combatifs. Le Parti Communiste et la CGIL étaient très puissants à l’Italsider : ils étaient très staliniens. Les ouvriers de l’Italsider étaient avec le PCI et les syndicats, ceux de l’Alfa Romeo étaient avec nous. » [5]

Les comités autonomes regroupent donc les ouvriers les plus combatifs dans un contexte de radicalisation des luttes où les ouvriers affirment de plus en plus leur pouvoir sur l’usine. Catherine Brice note ainsi à propos des suites des grèves de 1969 :
« Les résultats de cette lutte ne furent pas négligeables. Les salaires augmentèrent rapidement et en 1972 des heures de formation payée furent assurées. Mais surtout, en 1975, fut établie la Cassa Integrazione Guadalupe qui régulait les licenciements économiques : 80 % du salaire étaient garantis aux ouvriers mis à pied. Les ouvriers licenciés pouvaient venir à l’usine, ne pas y travailler et repartir avec la quasi-totalité de leur salaire. Enfin, en 1975 fut également instaurée la fameuse Scala mobile qui indexait automatiquement les salaires au coût de la vie » [6].

En ce qui concerne les formes d’autonomie qui apparaissent sur les lieux de travail, on peut distinguer trois types de parcours politiques. Tout d’abord, des jeunes immigrés méridionaux qui s’organisent spontanément en dehors des syndicats, et ce dès le début des années 60. Ensuite, à partir de 1968, des syndicalistes qui créent eux-mêmes des collectifs autonomes. Enfin, des militants opéraïstes qui rejoignent par la suite les comités autonomes (surtout à partir de 1973).

En ce qui concerne les formes d’autonomie les plus spontanées, on peut prendre l’exemple des ouvriers de la Fiat de Turin. Cet exemple est particulièrement intéressant car il comprend la plus grande usine d’Europe, Mirafiori, qui compte alors 50 000 salariés, la Fiat employant au total 90 000 personnes à Turin en comptant les trois usines de la ville [7]. En 1962, les ouvriers attaquent le siège de l’UIL [8], alors que celle-ci vient de signer de manière séparée le renouvellement de la convention collective. En 1969, les ouvriers de Turin jouent un rôle majeur dans la vague de grèves qui secouent le pays, là encore à l’occasion du renouvellement du contrat de travail.

Mais pour comprendre le rôle que jouent les jeunes immigrés méridionaux dans le mouvement de 1969, il faut souligner les conditions extrêmement précaires dans lesquelles se fait cet exode rural. Rongées par la corruption, le clientélisme, et la spéculation immobilière, les autorités italiennes ont manifestement largement négligé la construction de logements sociaux pour faire face à cet exode rural massif. Beaucoup d’ouvriers sont sans-abri ou vivent dans des bidonvilles. La plus grande partie des immigrés méridionaux vivent à plusieurs dans de très petits appartements, souvent insalubres et dépourvus de sanitaires, parfois dans une seule pièce. Les ouvriers qui louent un appartement aux normes doivent faire face à un loyer qui ampute une grande partie de leur salaire, ce qui explique le développement des grèves de loyers [9].

Sous-payés car généralement non-qualifiés, les immigrés méridionaux constituent la catégorie la plus précaire de la classe ouvrière italienne. Les syndicats, engagés depuis l’après-guerre dans la cogestion, se sont montrés incapables d’intégrer cette catégorie d’ouvriers dont les besoins vont à l’encontre des logiques de rentabilité. Au contraire, les syndicats italiens regroupent les travailleurs les plus qualifiés, ceux que l’on appelle parfois « l’aristocratie ouvrière ». Les syndicats ayant fait le choix de défendre la valorisation salariale des travailleurs qualifiés au détriment des OS, on peut donc dire qu’ils portent la responsabilité politique de la non-syndicalisation des travailleurs immigrés. Mal défendus par les syndicats, les immigrés méridionaux vont devoir s’organiser en dehors, et donc de manière autonome.

Cependant, l’autonomie de ces travailleurs immigrés se heurte à des difficultés. Malgré leur nationalité italienne, ces ouvriers du sud subissent le racisme de certains Italiens du nord et vivent donc dans un environnement relativement hostile. Dans ces conditions, la lutte ne va pas de soi. Les OS vont donc devoir saisir une opportunité et attendre que les syndicats déclenchent une grève, à l’occasion du renouvellement quadriennal du contrat de travail. C’est ce qui se passe en 1962. Les syndicats organisent une grève mais, pour la première fois depuis l’après-guerre, ils sont débordés et la lutte se retourne contre l’UIL. En ce qui concerne la grève de 1969, Giachetti et Scavino remarquent que les OS ne sont pas les premiers à se mettre en grève lorsque le conflit démarre à la Fiat. Mais une fois la lutte commencée, les jeunes OS se montrent les plus combatifs. Cette « nouvelle classe ouvrière » déborde totalement les syndicats en ayant recours à des répertoires d’action sortant du cadre traditionnel.

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En ce qui concerne les collectifs autonomes d’origine syndicale, on peut prendre l’exemple du collectif de la Via dei Volsci qui se constitue à Rome en 1972. Ce collectif est constitué par des militants qui décident de quitter le groupe Il Manifesto. Pour comprendre la logique de ces militants, il est nécessaire de la resituer dans leur trajectoire politique.

Le Manifesto est d’abord un journal publié par les militants de l’aile gauche du Parti Communiste Italien (PCI). Le journal paraît pour la première fois en juin 1969. Le Manifesto dénonce de manière radicale l’intervention de l’armée soviétique en Tchécoslovaquie. Dès le mois de novembre 1969, le Manifesto est exclu du PCI. En 1971, Il Manifesto devient un groupe politique qui commence à avoir des intentions électorales. C’est cette évolution du Manifesto qui ne plaît pas aux militants qui créent le collectif de la Via dei Volsci [10]. Mais avant de créer le collectif des Volsci, ces militants se sont déjà organisés sur leur lieu de travail, en constituant en janvier 1971 le Comité Politique de l’ENEL (la compagnie nationale d’électricité), et en s’organisant dans le Collectif des Travailleurs et des Etudiants du Policlinico (le plus grand hôpital de Rome), issu du groupe catholique « Mani Tese » [11]. Le leader des Volsci, Vincenzo Miliucci, était jusqu’en 1970 secrétaire de section au PCI et faisait partie de la direction régionale de la CGIL-Electricité de Rome. Le collectif des Volsci s’est donc constitué à partir d’un noyau de militants déjà organisés dans des structures institutionnelles.

En ce qui concerne le Comité Politique de l’ENEL, on peut parler d’un passage du syndicalisme à l’Autonomie, le collectif autonome pouvant être ici considéré comme un dépassement de l’organisation syndicale, comme une structure plus efficace pour défendre les intérêts des travailleurs. La CGIL est ici débordée par sa propre base. Mais ce débordement du syndicat n’a pas qu’une dimension sociale. Il a aussi une dimension politique. Ce n’est pas seulement la CGIL qui est débordée, c’est aussi le PCI. Vincenzo Miliucci n’est pas un militant de base : il est à la fois un cadre du syndicat et un cadre du parti. Plus qu’un débordement de la base, il s’agit là d’une véritable scission de militants qui s’opposent à la ligne réformiste du parti.

Les opéraïstes

Enfin, l’Autonomie italienne ne peut être comprise sans prendre en compte le rôle qu’y ont joué les militants opéraïstes. Il est donc nécessaire de revenir sur l’origine de ce courant marxiste. L’opéraïsme se forge d’abord autour d’une revue : les Quaderni Rossi, fondés en 1961 par Raniero Panzieri. La revue rassemble des syndicalistes et des intellectuels. Certains sont membres du PCI, d’autres comme Toni Negri sont membres de l’aile gauche du Parti Socialiste Italien (PSI) [12]. Raniero Panzieri, quant à lui, a été exclu du PSI en 1959 pour s’être opposé à l’alliance du parti avec la Démocratie Chrétienne.

Raniero Panzieri est notamment influencé par Socialisme ou Barbarie [13]. Pour lui, les technologies et l’organisation de la production ne sont jamais neutres. Elles sont conçues pour assurer le maintien de la domination capitaliste et c’est en ce sens que doivent être compris le fordisme et le modèle keynésien [14]. Panzieri en tire la conclusion que plutôt que de lutter pour des augmentations salariales qui ne font que relancer l’économie capitaliste, les ouvriers doivent lutter pour accroître leur pouvoir sur leur lieu de travail et pour contrôler l’organisation de la production.

En janvier 1964, Mario Tronti publie un texte qui marque un tournant théorique majeur : « Lénine en Angleterre ». Mario Tronti y développe une nouvelle conception du marxisme qui inverse le rapport entre luttes ouvrières et développement des moyens de production. Pour Tronti, ce n’est pas le développement des moyens de production qui détermine les luttes ouvrières, mais au contraire les luttes ouvrières qui constituent le moteur du développement capitaliste. Oreste Scalzone se rappelle de la présentation de « Lénine en Angleterre » :
« C’était comme la découverte de la face cachée de la lune ! » [15]

La même année, Mario Tronti et Toni Negri rompent avec les Quaderni Rossi pour créer une nouvelle revue, Classe Operaia, qui prône l’intervention dans les luttes ouvrières et paraît jusqu’en 1967. Pour les opéraïstes, le socialisme n’est qu’une nouvelle forme du développement capitaliste : les luttes ouvrières doivent s’orienter au contraire dans la constitution du pouvoir ouvrier, considéré comme construction immédiate du communisme [16]. Par la suite, l’influence des thèses opéraïstes entraîne la naissance de plusieurs groupes léninistes qui finissent par fusionner en 1969 en fondant Potere Operaio, qui rassemble alors un millier de militants. Ugo Tassinari décrit ainsi le fonctionnement et l’évolution de Potere Operaio :
« Potere Operaio, est organisée à ses débuts en trois tendances. L’aile droite de Potere Operaio est surtout constituée par les intellectuels opéraïstes les plus âgés. Le centre est réunie autour de Toni Negri et rassemble les groupes de la région de l’Emilie-Vénétie ainsi qu’une partie des jeunes de Milan. L’aile gauche est réunie autour d’Oreste Scalzone et Franco Piperno et rassemble les groupes insurrectionnalistes de Rome, Florence, et de la région méridionale. Au congrès de 1971, Potere Operaio se définit comme « parti de l’insurrection » et crée une structure clandestine, la commission « travail illégal » (en référence à une formule de Bertolt Brecht). » [17]

Les 3 et 4 mars 1973, vingt-huit collectifs ouvriers autonomes se réunissent à Bologne en coordination nationale [18]. La constitution de l’Autonomie ouvrière en force politique provoque une crise à l’intérieur de Potere Operaio :
« Les militants de Potere Operaio se divisent sur la question de la lutte armée. Negri veut dissoudre Potere Operaio dans les assemblées autonomes et attribuer la fonction militaire aux Brigades Rouges. » [19]

Au mois de mai, les négristes sont exclus de Potere Operaio au congrès de Rosolina. Regroupés autour du journal Rosso, ils vont désormais s’organiser au sein des « Collectifs Politiques Ouvriers » du nord de l’Italie.

[1] CGIL : Confédération Générale Italienne du Travail (trois millions d’adhérents).

[2] Diego Giachetti et Marco Scavino, La Fiat aux mains des ouvriers, l’automne chaud de 1969 à Turin, Les Nuits rouges, 2005, p. 150-151.

[3] Entretien avec Vincenzo Miliucci.

[4] Diego Giachetti et Marco Scavino, op. cit.

[5] Entretien avec Ugo Tassinari (Collectif Autonome Universitaire).

[6] Catherine Brice, Histoire de l’Italie, Tempus n° 28, Perrin, 2002, p. 418.

[7] Diego Giachetti et Marco Scavino, op. cit., p. 11.

[8] UIL : Union Italienne du Travail (800 000 adhérents), syndicat de tendance laïque et socialiste.

[9] Diego Giachetti et Marco Scavino, op. cit., p. 139-142.

[10] « Intervista a Vincenzo Miliucci », in Una Sparatoria tranquilla, per una storia orale del 77, Odradek, 1997, p. 3.

[11] Mani Tese : « Mains tendues ». Entretien avec Vincenzo Miliucci.

[12] Né en 1933, secrétaire de section depuis 1955, Toni Negri est élu conseiller municipal en 1960.

[13] Revue conseilliste française fondée par Cornelius Castoriadis et Claude Lefort.

[14] Raniero Panzieri, « Capitalisme et machinisme », Quaderni Rossi n° 1, 1961.

[15] Entretien avec Oreste Scalzone.

[16] Cf. François Matheron, « Opéraïsme », in Georges Labica et Gérard Bensussan, Dictionnaire critique du marxisme, PUF, 1982.

[17] Entretien avec Ugo Tassinari.

[18] Sergio Bianchi et Lanfranco Caminiti, Gli autonomi, Le Storie, le lotte, le teorie, Volume I, DeriveApprodi, 2007, p.162.

[19] Entretien avec Ugo Tassinari.

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