Le fascisme de l’AKP ne passera pas au Kurdistan ! Appel urgent à la mobilisation et la solidarité avec la résistance du peuple kurde !

Après avoir délibérément rompu le processus de paix avec le mouvement kurde en juillet de cette année, l’État turc a déclenché une guerre sans merci contre les Kurdes. Face à ces attaques, ces derniers ont adopté une position de défense. Dans de nombreuses villes kurdes, les habitants, réunis en assemblées populaires, ont décidé de mettre en place des structures locales d’autogestion. Ce mouvement est totalement civil et fondé sur des bases démocratiques.

Mais ne tolérant aucune avancée démocratique en Turquie et réprimant par les armes le moindre mouvement d’opposition, le gouvernement AKP a brutalement attaqué les revendications légitimes du peuple kurde. Il a imposé des blocus sur les villes, visé la population civile et dévasté les localités placées sous couvre-feu.

Voilà des semaines que les localités de Sûr/Diyarbakir, Nusaybin, Kerboran, Cizre et Sirnak se voient imposer des couvre-feux répétitifs au cours desquels la police et l’armée turques se livrent à des exactions et des exécutions arbitraires contre les civils. Les quartiers kurdes sont bombardés par des tanks et des hélicoptères. Ils sont totalement encerclés par des unités militaires lourdement armées ; toute circulation, entrée ou sortie est interdite ; la fourniture d’eau et d’électricité est interrompue. Chaque jour, on apprend la mort de civils. Les populations de ces villes sont menacées de massacre. Le Kurdistan vit un drame humain.

A ce jour, la guerre antikurde menée par le régime fasciste de l’AKP a entraîné la mort de 186 civils, des femmes et des enfants en majorité. Des centaines de civils ont par ailleurs été blessés et des dizaines de milliers ont dû fuir les zones assiégées par l’armée turque. On assiste également à une répression politique inouïe : des milliers de militants politiques kurdes ont été arrêtés. Parmi eux, figurent de nombreux élus, dont 17 Co-maires. 25 Co-maires ont par ailleurs été destitués de leur mandat.

Alors que la Turquie est candidate à l’adhésion à l’Union européenne, aucune voix ne s’élève parmi les État européens pour condamner ces atteintes terrifiantes aux droits humains. Ceci est d’autant plus consternant que la Turquie soutient les gangs de Daesh, tandis que les Kurdes sont la principale force de lutte contre cette organisation. Réprimer et combattre les Kurdes, c’est renforcer la capacité de nuisance de Daesh.
Si l’Europe veut que Daesh soit combattu efficacement, il faut qu’elle demande à la Turquie d’arrêter de le soutenir et de cesser son agression contre le peuple kurde !

Non à la négation et au massacre des Kurdes par l’État turc !

Solidarité avec la lutte du peuple du Kurdistan pour vivre libre et en dignité sur son territoire !

Manifestation à Paris, samedi 26 décembre, Place du Trocadéro, 14h

Localisation : 16e arrondissement

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