Grève pour notre santé et pour notre vie !

Ils disent que ce virus traite tout le monde de la même manière, mais ils n’hésitent pas à nous envoyer tous les jours au travail. Nous ne pouvons pas laisser les capitalistes saisir l’opportunité du désastre pour nous enterrer dans leur malédiction ! Il est grand temps de faire grève pour nous aussi, les travailleur.euse.s migrant.e.s, afin de protéger nos vies et d’avoir un travail sain. Arrêtons la production partout sauf dans la santé, l’alimentation et la communication sociale ! Exerçons notre droit de retrait !

Le virus COVID-19 a bouleversé nos vies. Des milliers de personnes dans le monde entier ont perdu et continuent de perdre leurs vies.

Ils disent que nous sommes en guerre. Oui, c’est la guerre de la science contre un virus qui s’est répandu sur les six continents à cause de l’activité capitaliste destructrice de l’homme sur la nature. C’est notre guerre pour la survie et pour pouvoir travailler en sécurité.

Parce que nous, les esclaves salariés, ne sommes pas dans le même bateau que les capitalistes, les propriétaires fonciers et les propriétaires d’entreprises ! Ce sont des États capitalistes, partout dans le monde, qui nous ont caché l’arrivée de cette vague meurtrière. Ils l’ont caché et n’ont pris aucune des mesures qu’ils pouvaient prendre, pour que l’activité sur les Champs-Élysées continue, que les vitrines scintillantes de Lafayette ne s’éteignent pas, pour que Renault, PSA, Airbus, l’industrie du tourisme, des armes, de l’habillement, de la parfumerie, de la construction, du sports, des loisirs etc. puissent continuer de faire des profits au maximum.

Ensuite, ils ont pris certaines décisions : le confinement, la distance sociale, limiter le nombre dans les supermarchés, l’interdiction de dépasser 1-2 km au-delà du périmètre de sa maison, le télétravail, etc. Mais des millions de travailleur.euse.s quittent leur domicile pour aller travailler tous les jours. Ils.elles prennent les métros, les trains pour se rendre sur les lieux de travail à grande distance. Des dizaines, des centaines travaillent ensemble, côte-à-côte. Les mesures de distance sociale, d’hygiène et de sécurité ne s’appliquent pas sur les lieux de travail. Parce que la production ne doit pas s’arrêter, elle doit continuer au même rythme et les profits capitalistes ne doivent pas être réduits !

Ils disent que ce virus traite tout le monde de la même manière, mais ils n’hésitent pas à nous envoyer tous les jours au travail. Si on ne va pas au travail, ils nous menacent de licenciement. Ils utilisent notre peur du chômage et de ne pas pouvoir à répondre à nos besoins les plus élémentaires ! Ils n’hésitent pas à mettre les travailleur.euse.s sans papier et/ou sans contrat du travail en congé sans solde. Ils ne se soucient même pas de comment on va vivre, comment on va payer le loyer, les factures d’électricité et de gaz. Ils fournissent un grand soutien financier aux grandes entreprises capitalistes, alors que pour nous il n’y a que des allocations de chômage. Avec des décrets « de crise », ils se préparent à porter le temps de travail hebdomadaire à 60 heures dans le secteur public.

En revanche, des grèves ont éclaté en Italie, en Espagne et en France. Les métallurgistes italiens ont décidé d’organiser une grève générale de 8 heures. Un préavis de grève est déposé en France dans la fonction publique territoriale couvrant tout le mois d’avril. Nous ne pouvons pas laisser les capitalistes saisir l’opportunité du désastre pour nous enterrer dans leur malédiction ! Il est grand temps de faire grève pour nous aussi, les travailleur.euse.s migrant.e.s, afin de protéger nos vies et d’avoir un travail sain. Arrêtons la production partout sauf dans la santé, l’alimentation et la communication sociale ! Exerçons notre droit de retrait !

Le droit de retrait est le droit de ne pas travailler dans des conditions où l’exercice d’une activité présente un risque mortel et/ou grave pour les travailleur.euse.s. Utilisons ce droit !
Pour notre sécurité, pour notre droit à la vie - grève, grève générale !

Voici nos revendications pour défendre notre droit à la vie :

Arrêt de la production totale en dehors des secteurs indispensables : la santé, la nourriture et les télécommunications !
Une assurance chômage complète !
Interdiction de licenciement !
L’établissement et le respect de toutes les normes nécessaires de sécurité et d’hygiène au travail !
Test gratuit pour toutes et tous !
Accès égal et gratuit aux soins de santé !
Report des factures d’électricité, d’eau, de gaz, et des loyers !
Soutien financier pour la nourriture et autres produits essentiels !
Réponse adéquate aux besoins des personnes âgées !

Comité de Solidarité avec Grèves et Résistance

Mots-clefs : grève | coronavirus

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