Fin de grève pour les agent-es de nettoyage de la BnF

Les salarié-e-s du nettoyage de l’entreprise Onet, sous-traitante sur le site de la Bibliothèque nationale de France, ont mis fin à leur grève de près de 2 semaines après avoir reçu satisfaction sur une partie de leurs revendications, en particulier sur les conditions de travail.

Communiqué

Paris, le 22/04/2015

Après 13 jours de grève, les agent-es de nettoyage du site Tolbiac de la Bibliothèque nationale de France ont enfin trouvé une sortie positive au conflit qui les opposait à leur employeur Onet Services, société de sous-traitance ayant emporté le marché du nettoyage de la BnF début 2013. Leurs revendications portaient surtout sur la surcharge de travail qui les accablait depuis cette date en raison d’une perte de 25% d’effectif. Durant les mois qui ont précédé le mouvement, une pétition du personnel avait été envoyée à Onet et la BnF avait été interpellée en tant que donneuse d’ordre de ce chantier, notamment pour lui rappeler sa responsabilité sociale. Devant l’absence de réaction d’un côté comme de l’autre, les agent-es ont donc décidé le 09 avril, jour de grève nationale contre la politique d’austérité, de cesser le travail pour se faire entendre. La mise en place d’un dialogue constructif avec l’employeur aura été laborieuse mais la détermination des grévistes a finalement permis de satisfaire l’essentiel de leurs revendications.

En effet, les grévistes ont réussi à obtenir un volume de 100 heures complémentaires à se répartir entre eux et elles, ainsi que l’embauche de 3 collègues précaires en CDI à compter du mois de mai. A la demande des agent-es, la direction d’Onet s’est engagée à n’administrer aucune sanction contre le personnel gréviste et à mettre en place un groupe de travail chargé de la révision de leurs tenues et équipements. Le paiement de 3 jours de grève et l’échelonnage du prélèvement des autres journées ont également pu être obtenus. La mise en place d’un 13e mois et la revalorisation du ticket restaurant n’ont pu être gagnés dans l’immédiat, mais les délégués du personnel s’attacheront particulièrement à revoir ces points lors des prochaines instances de la société.

D’autre part, la question centrale de la rédaction d’une charte sociale entre la BnF et son sous-traitant a enfin été entendue par la direction de la BnF qui doit désormais la mettre en place. Ce conflit social n’aura en effet que renforcé la visibilité du travail des agent-es de nettoyage en tant que personnel indispensable au bon fonctionnement de cet établissement public. Si la charte sociale permettra de doter ces agent-es d’une représentabilité auprès de la BnF ainsi que de défendre leurs acquis sociaux, ce n’est que par la ré-internalisation de ce personnel au sein de l’établissement que la garantie de conditions de travail décentes sera possible.

Les grévistes souhaitent à ce titre apporter tout leur soutien à leurs camarades de la société de nettoyage TFN qui sont en grève depuis le 11 mars dans des centres des impôts à Paris, afin de faire aboutir leurs légitimes revendications sur les effectifs, les cadences de travail et le nombre d’heures de travail. La section syndicale Sud Culture BnF appelle à la solidarité avec cette lutte, qui doit elle aussi se terminer par un succès des grévistes.

Mots-clefs : grève | nettoyage
Localisation : 13e arrondissement

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