Faut-il laisser démanteler les centrales nucléaires ?

Soirée débat sur le démantèlement des centrales nucléaires dans les locaux de l’École Émancipée.
Accroissement de transport de matériaux radioactifs, risques supplémentaires pour les travailleurs du nucléaire et les populations, nouveau marché pour maintenir et relancer l’industrie nucléaire...
Faut-il oui ou non démanteler les centrales nucléaires ?

Est-ce l’occasion pour mener une bataille qui permettrait de redonner vigueur à la lutte antinucléaire dans son ensemble ?

Après nous avoir imposé, par la force autant que par la propagande et l’achat des consciences, la construction de 58 réacteurs nucléaires, les nucléocrates qui nous gouvernent se préparent désormais à organiser le démantèlement progressif des plus vieux d’entre eux. Faut-il s’en réjouir et les laisser faire ?

Une chose est sûre : avec ce chantier s’ouvre un énorme marché, qui fait déjà frémir d’impatience toutes les entreprises sous-traitantes intervenant dans la filière ; Areva et EDF y trouveront une nouvelle source de financement et de légitimité (et tout cela aux frais de contribuables que l’on tentera de continuer à maintenir dans l’ignorance).

Mais qu’en sera-t-il des travailleurs appelés à assurer concrètement ce démantèlement ?

C’est assurément par centaines, par milliers peut-être, qu’ils seront alors soumis au risque de contamination – risque que les nucléocrates feront sans doute tout, au vu des conditions dans lesquelles travaillent déjà aujourd’hui les sous-traitants, pour ignorer ou minimiser.

Et qu’en sera-t-il des populations ?

Démanteler, c’est forcément multiplier les transports de matériaux radioactifs à travers le pays .

Démanteler, c’est un saut dans l’inconnu, aucun pays n’a démantelé de gros réacteurs ; personne ne sait confiner la radioactivité des poussières pendant la destruction des bâtiments ; et vus les volumes de ces installations, leur destruction engendrera des milliers de tonnes de gravats et de ferrailles dont le recyclage dans notre environnement quotidien est déjà prévu pour tous les déchets dont le niveau de radioactivité sera opportunément déclaré « inoffensif ».

Nous ne savons en effet que trop bien, désormais, le peu de cas que font les nucléocrates de la santé des travailleurs et des populations face aux énormes risques créés par une technologie qu’ils ont voulue et imposée sans consultation, mais qu’ils ne maîtrisent vraiment que dans leurs discours de propagande.

Alors, les antinucléaires doivent-ils s’opposer au démantèlement des centrales ?

Doivent-ils batailler pour imposer l’option du simple confinement, au risque, peut-être, de se laisser entraîner dans un simple rôle de contre-experts ?

Peuvent-ils au contraire trouver là l’occasion de s’unir dans un front commun, pour mener une bataille qui leur permettrait de redonner vigueur à la lutte antinucléaire dans son ensemble ?

C’est de toutes ces questions que nous vous invitons à venir discuter :
samedi 26 avril à 18 h 30 au local de l’EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e
(M° Reuilly-Diderot ou Ledru-Rollin)

Collectif contre l’ordre atomique

21ter rue Voltaire, 75011 Paris, contre-lordre-atomique(at)riseup.net

Mots-clefs : centrales
Localisation : 12e arrondissement

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