Communiqué Solidaires Etudiant-e-s IEP suite au blocage des partiels à Arcueil du 11 mai

Communiqué se félicitant de l’action réussie à Arcueil et condamnant les violences policières et les tergiversations de l’administration de l’IEP.

Communiqué suite au blocage des partiels à Arcueil le vendredi 11 mai

Dans un contexte de mobilisation contre la loi ORE, les étudiant-e-s mobilisé-e-s de Nanterre ont fait le choix, en Assemblée générale, de la validation automatique avec notes améliorables. En délocalisant les examens à Arcueil, la présidence souhaitait casser la grève en cours depuis des semaines. Face à cela, la mobilisation des étudiant-e-s de Nanterre a été massive et, accompagnée d’étudiant-e-s d’autres facs, de cheminot-e-s, de postier-e-s, et d’autres secteurs en lutte, iels sont parvenu-e-s à empêcher la tenue des examens à Arcueil, annulant du même coup ceux organisés à Sciences Po le même jour. Tout d’abord, nous tenons à saluer la détermination de toutes les personnes présentes vendredi matin à Arcueil !

Pour autant, face à cette solidarité, la réponse de la police a été, comme bien souvent, la répression : alors même qu’il était évident que les partiels ne pourraient pas avoir lieu en raison de la force de la mobilisation, les policiers, ont donnés des coups de matraque et ont gazés à intervalles réguliers les étudiant-e-s présent-e-s sur le site. Nous dénonçons ces violences, aussi bien celles qui ont touchés les étudiant-e-s mobilisé-e-s que celles ayant touchés les étudiant-e-s venu-e-s passer leur partiel.

Nous ne cesserons de le répéter : la police n’a rien à faire sur nos lieux d’étude et d’examen !

Nous dénonçons également l’attitude de l’administration de Sciences Po. Alors que les étudiant-e-s de première année étaient à l’extérieur du bâtiment, face à des policiers armés et sous les gaz lacrymogènes, situation nouvelle et extrêmement stressante pour beaucoup, l’administration a mis de longues heures à communiquer officiellement avec les étudiant-e-s pour leur indiquer que les examens n’auraient pas lieu et qu’iels pouvaient rentrer chez elleux. Pendant ce temps, des rumeurs, entretenues par le silence de l’administration, ont accentué la mise en danger des étudiant-e-s : sur les groupes de promo, on pouvait lire des paroles de membres de l’administration disant que les partiels auraient lieu dans tous les cas et que les étudiant-e-s devaient « se tenir prêt » ou encore que les étudiant-e-s devaient se rendre vers l’entrée pour entrer au compte-goutte. Cette communication officieuse et ce silence officiel de la part de l’administration sont totalement irresponsables.

A la suite de l’annulation de deux examens pour les premières années, celui de sociologie et celui d’humanités, l’administration a fait savoir aux étudiant-e-s que ces examens se feraient sous forme électronique à distance le mardi 15 et samedi 19 mai. Cette situation est problématique pour de nombreux-ses étudiant-e-s qui ont déjà d’autres engagements à ces moment-là, notamment professionnels, ou qui ne pourront pas avoir accès à un ordinateur et une connexion internet. Cela pose également la question de l’équité entre les étudiant-e-s, notamment celles et ceux des campus qui devront composer en présentiel. Les étudiant-e-s de première année ont massivement exprimé leur opposition à cette forme de rattrapage, et ce par plusieurs biais. Pour autant, l’administration n’a pas répondu de façon satisfaisante à leur demande, ne proposant que des aménagements individuels dans certains cas. Nous nous opposons au fait que ce soit l’administration qui détermine quels engagements sont légitimes et méritent un aménagement et lesquels ne le sont pas.

Solidaires Etudiant-e-s Sciences Po demande à ce que la note de contrôle continu soit prise en compte en tant que note finale pour la sociologie et qu’un devoir maison facultatif soit proposé, afin que celles et ceux qui le souhaitent puissent augmenter les notes obtenues en contrôle continu. Pour les humanités, en l’absence de note de contrôle continu, nous demandons à ce qu’une alternative, plus souple qu’un examen en ligne, soit mise en place, comme un devoir maison. Si cela n’est pas possible, une validation d’office reste la meilleure option. Nous demandons à ce que cela soit appliqué sur l’ensemble des campus.

De surcroît, nous demandons à ce que Sciences Po condamne officiellement et fermement les violences policières ayant eu lieu à Arcueil ce vendredi matin.

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