Alors vous savez ce qu’on doit faire maintenant bande de chiens ?

Alors que la production est ralentie sur l’ensemble de la planète, les signes de bien-être de la planète se multiplient, confirmant ce qu’on savait depuis longtemps : c’est la croissance capitaliste qui tue la planète. Alors, les capitalistes, vous allez enfin nous écouter bande de chiens ?

Hééé oui on le disait depuis des années, il est nécessaire d’arrêter tout. Arrêter tout pour laisser la terre vaguement se reconstituer. Arrêter la pêche industrielle ne serait-ce que 2 ans pour laisser se reconstituer les fantastiques bancs de poissons qui sillonnent les océans. Arrêter les industries pétrochimiques pour laisser le trou de la couche d’ozone se refermer. Arrêter le tout-bagnole pour tout et n’importe quoi afin d’éviter que les microparticules nous filent des cancers dégueulasses. Arrêter les productions de grand n’importe quoi, toutes les merdes inutiles qui ne nous servent à rien et qui finissent par créer un 7e continent dans l’océan Pacifique.
Ce constat implacable qu’on regarde tous les jours avec lassitude sur les reportages animaliers mais qui nous semblent sans substance. Tout ce qu’on nous rabâche comme solutions individuelles alors que l’État n’est même pas capable de faire une loi sur le suremballage ou se targue d’inventer des solutions pour 2040.

Coronavirus > Nicolas Hulot

Mais le Coronavirus a sauvé notre situation. Plus que n’importe quel ministre de l’écologie foireux on a vu que les effets sont indéniables.
Les scientifiques de tous ordres notent depuis ces dernières semaines des modifications notables dans la nature suite aux ralentissement drastique de la consommation.
On note un retour de la biodiversité dans certains parcs naturels comme par exemple dans les calanques à Marseille. L’arrêt total de l’industrie touristique sera toujours une chose bénéfique pour l’environnement. On peut le voir à Venise où les canaux ont perdu un peu de leur pétrole et reprennent un peu de leur splendeur d’antan. Enfin, la réduction drastique du trafic routier a amené des hausses de la qualité de l’air partout, que ça soit au niveau français ou mondial.
Hé ouais tout le monde s’en doutait, tout le monde le savait mais tous les dirigeants de ce monde de merde, tous les PDG des entreprises qui nous détruisent la santé, qui saccagent la vie animale et qui réduisent à peau de chagrin la faune et la flore, n’en ont rien à battre. Zuckerberg l’écolo et Bill Gates le philanthrope en tête.

L’écologie sans la lutte des classes c’est du jardinage.

Mais ne crions pas victoire trop tôt. On sait que l’économie va se relancer une fois cette crise sanitaire terrible passée. On sait aussi que les Macron, Xi Jinping et compagnie n’ont pas placé la décroissance dans leur programme et qu’ils feront tout pour surproduire derrière, avec toutes les conséquences qu’on connaît. Mais ce léger fléchissement de l’économie doit être vu comme un espoir : l’écologie, le respect de la biodiversité est possible. Mais elle n’est possible qu’à condition de stopper l’économie. La stopper par un arrêt massif de la production. Contraindre l’État et le patronat à tout arrêter. Et le COVID 19 ne sera pas là tout le temps. Face aux décideurs de la planète, nous ne pourrons compter que sur notre détermination. C’est ça l’écologie. C’est pas pisser dans la douche pour économiser 5 litres d’eau ou faire attention à faire le tri. C’est penser l’articulation entre le système économique et la crise climatique/énergétique/nucléaire/de la biodiversité. C’est penser la production et son arrêt quand celle-ci devient absurde et nous détruit.
Cette épidémie tombe donc à point nommé pour nous rappeler que seul un arrêt de la production, par la grève, le sabotage généralisé ou une épidémie de peste dans les locaux du MEDEF, peut nous sauver de la catastrophe humaine que sous tend la catastrophe écologique.

Nous n’aurons que ce que nous saurons prendre, et ça vaut aussi pour la biosphère.

Mots-clefs : biodiversité | coronavirus

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