AG de rentrée 2018 des précaires de l’éducation IDF

L’Assemblée des précaires de l’éducation fait sa rentrée le mercredi 26 septembre 2018 à 18h30 à la Bourse du travail.

L’Assemblée des précaires de l’éducation fait sa rentrée le mercredi 26 septembre à 18h30 à la Bourse du travail (salle Ferrer), venez nombreux.euses, on débattra des actions que l’on souhaite mener pour l’année 2018 2019 !

3 rue du Château d’Eau, métro République ou Jacques Bonsergent

Pour un mouvement des précaires de l’éducation

Nous, précaires de l’Éducation nationale, nous réunissons régulièrement à la Bourse du travail de République, en assemblée ouverte, afin de nous organiser, recenser nos revendications et agir pour la reconnaissance de notre travail.
Puisque c’est par la grève que nous obtiendrons la satisfaction de nos revendications et puisque c’est la satisfaction de nos revendications qui transformera nos conditions de travail respectives, nous considérons que seule une grève nationale des précaires de l’éducation nous permettra d’atteindre notre but. Il appartient à chacun.es d’entre nous de s’approprier localement cette journée de mobilisation du jeudi 5 avril 2018 et de la préparer dans nos établissements respectifs.

Professeur-es contractuel-les, AVS/AESH, CUI, AED, AP, personnel d’entretien et de cantine, mais aussi élèves, enseignant-es titulaires et parents d’élèves, nous sommes tou.tes concerné-e-s par la montée de la précarité dans la fonction publique : classes sur-chargées, sous-effectifs, salaires minuscules, renouvellements incertains, missions aléatoires et informelles etc.

Considérés comme des variables d’ajustement, alors même que nous sommes nécessaires au bon fonctionnement des établissements, nous enchaînons les contrats précaires souvent payés en-dessous du seuil de pauvreté.
Sans statut digne de ce nom, nous sommes souvent en but au mépris de nos hiérarchies.

Par ailleurs, par l’usage des contrats précaires, l’Éducation nationale fragilise nos droits, réduit les postes et nous met ainsi en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions. L’Éducation nationale est le premier employeur de précaires de France : elle entretient un système d’emplois subalternes fondé sur la précarité, en proposant une flopée de contrats à peine plus élevée que le RSA et en laissant leur renouvellement entre d’autres volontés que les nôtres : celles des gestionnaires du budget, notamment ceux de nos établissements (nous voulons entre autres que notre recrutement puisse relever du Rectorat, non plus des chefs d’établissement). Ces contrats effectuent aussi la casse de la fonction publique, la mise au pas par la précarité de nouvelles générations de surveillants, AVS/AESH, assistants pédagogiques et enseignants, tout.e.s non titulaires. Cette situation ne fait que s’aggraver avec l’arrivée des services civiques dans les collèges et lycées.
Nous nous mobilisons pour de meilleurs salaires, des effectifs à la hauteur des besoins, la reconnaissance pleine et entière de nos fonctions pédagogiques, une maîtrise de nos emplois du temps et la garantie du renouvellement de nos contrats.

À plus long terme, nous voulons la titularisation de tout-es celles et ceux qui le souhaitent, sans conditions de concours, de diplôme, de nationalité, de formation ou de stage.

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