8 décembre : la furia jaune continue !

Ce 8 décembre ne ressemble pas au 1er décembre. Cependant notre mobilité est restée intacte bien que l’ennemi ait adopté cette tactique. Le résultat fut plus d’éparpillement dans la capitale. La répression fut bien entendu à la hauteur des enjeux pour le pouvoir qui est de casser cette masse en fusion. Les manifestants restent déterminé.es comme jamais. Nous avons comme l’impression que personne, ni parti politique, ni syndicat ne pourra récupérer un mouvement complétement hors norme.

Nous nous sommes retrouvés vers 10h dans les environs de l’avenue de l’Opera. Beaucoup de contrôles de flics sous forme de patrouilles. Après avoir passé plusieurs barrages, nous traversons la Madeleine encore calme, nous arrivons aux Champs-Élysées. Toujours cette présence de royalistes (un œil attentif peut les repérer) avec même un ridicule drapeau blanc de la royauté. Très vite cependant des affrontements se déroulent aux abords de la rue de Tilsit.
Le développement des attaques répond par des interventions immédiates des flics et des bacqueux avec très rapidement l’utilisation massive de balles en caoutchouc et de nombreux blessés. Cela explose le long de l’avenue jusqu’au Fouquet’s. Vers 11h30 une porte de sortie s’offre à nous rue Bassano où des échauffourées se déroulent avec des flics qui interviennent puis disparaissent car sur l’avenue Marceau cela chauffe grave ! D’ailleurs le 1er décembre c’etait aussi chaud bouillant sur l’avenue d’Iéna, quasiment à la même heure !

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Des ébauches de barricades et de la casse inaugurent enfin la journée, les keufs se font harceler massivement. L’emploi de deux blindés pour dégager et l’utilisation de lacrymos sur au moins 200 mètres font reculer tout le monde, nous nous concentrons vers la rue de Chaillot. Les engins bleus passent et disparaissent ! Et nous reprenons l’avenue !
Les escouades de flics attendent pourtant en embuscade et coupent le cortège en deux avec une tête qui atteint la place de l’Alma (photos 1 et 2). A ce moment-là les keufs nous repoussent sur le pont vers le quai d’Orsay où nous mettons en place des barricades de fortune (photos 3). Nous accélérons le pas car les flics arrivent de l’autre côté du quai à la hauteur du pont des Invalides.
Nous nous propulsons sur le boulevard de la Tour Maubourg puis empruntons la rue Saint Dominique avec toujours une rage intacte et talonnés par les flics et leurs cars par dizaines. Finalement nous arrivons à les distancer aux Champs de Mars et nous nous dispersons avenue de Suffren. Pour l’instant….

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En réalité nous nous regroupons doucement vers un Trocadéro pleins de gilets jaunes. Des flics méfiants tentent de nous disperser vers les fontaines du Palais.
Sur l’esplanade des Droits de l’Homme, nous voilà en nombre conséquent. Certains d’entre nous se souviennent de la semaine dernière lorsque nous avions déboulé comme un tsunami sur la place du Trocadéro par l’avenue Wilson après avoir dressé des barricades imposantes et renversé les bagnoles d’un corps diplomatique (qui avaient bien leurs plaques d’immatriculation !) et bien sur renversé une Porche pour couronner le tout !
Nous regardons l’avenue Kléber, ses banques que nous avons dévasté, l’engin de chantier rouge que nous avons utilisé comme un char de gilets jaunes contre les flics pour réaccéder à l’Arc de Triomphe.

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Les flics le savent et nous bloquent l’accès. Pas grave nous faisons marche arrière toute et empruntons l’avenue Paul Doumer. Des centaines de gilets jaunes hurlent leurs colères contre Macron, ça casse, ça pille avec joie. Nous courons sur l’avenue et empruntons l’avenue Mozart pour être repoussés sur la rue Singer, nous nous dispersons dans les environs de la rue de Passy. Ici le danger est considérable car personne ne connait cet arrondissement et ces petites rues. Nous sommes à la merci d’une embuscade ou d’une charge soudaine. Beaucoup de jeunes se font interpeller à ce moment-là.
Bref encore une épopée du desordre. Si le matin l’ambiance est pourrie avec des fachos à l’affut, après c’est véritablement ceux qui veulent en découdre avec les crevards du capital qui s’imposent.

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