Un maillon de la chaîne (du livre) sort de ses gonds : retour sur l’action des bibliothécaires en lutte au Salon du livre de Paris

Comme annoncé dans un précédent article, les bibliothécaires de Grenoble, en lutte contre le plan d’austérité de la municipalité Piolle, se sont déplacé-e-s à Paris à l’occasion du Salon du livre. Ils y ont rencontré leurs collègues de Paris et d’ailleurs et se sont faire entendre au niveau national. Récit par les protagonistes.

Jeudi 23 mars, pas loin de minuit. Nous sommes une trentaine de bibliothécaires et représentants des organisations syndicales à attendre le bus qui doit nous emmener à Paris. Sur un temps de grève (24 et 25 mars), une délégation de bibliothécaires en lutte et de l’intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT a décidé de se rendre au Salon du livre de Paris et au ministère de la Fonction publique.

L’objectif est multiple :

  • Porter au niveau national notre combat notamment pour toucher les médias nationaux qui font preuve d’une complaisance douteuse envers la municipalité grenobloise ;
  • Rencontrer les professionnels du livre. La fermeture d’une bibliothèque a des conséquences sur toute la chaîne du livre : libraires, éditeurs, auteurs, etc.
  • Rencontrer d’autres collègues bibliothécaires en lutte. Partout en France, les bibliothécaires doivent faire face à des dégradations de leurs conditions de travail, à des menaces de fermetures et des fermetures d’équipements, de la part de leurs collectivités, toutes tendances politiques confondues (néanmoins tout-e-s s’accordent à dire que la palme de la surprise revient à la municipalité grenobloise Ecologistes / Parti de gauche) ;
  • Rencontrer la ministre de la Fonction publique pour dénoncer les politiques d’austérité (baisses de dotations de l’Etat aux collectivités, mise à mal du service public, dégradation des conditions de travail).

Le vendredi 24 mars, nous arrivons Porte de Versailles vers 8h du matin. On est frais comme des gardons et il pleut. A l’entrée du salon, nous commençons à ériger un barnum et déployer la banderole de l’intersyndicale en lutte ; ce qui panique un peu la police nationale qui vient vite à notre rencontre pour savoir de quoi il en retourne. Puis ce sera au tour de deux flics des RG de venir s’enquérir de la situation.

Arriverons ensuite des syndicalistes parisien-ne-s de FO, SUD, CGT et de la CNT ainsi que des collègues bibliothécaires qui ont répondu à notre Appel.

Les bibliothécaires viennent de Clamart (Haut-de Seine), Amiens (Somme), Lille (Nord), Sevran (Seine-Saint-Denis), Plaine-communes (Seine-Saint-Denis), Vitry (Val-de-Marne), la Bibliothèque nationale de France, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), ainsi que des bibliothèques de la Ville de Paris : Brassens (XIVe), Chedid (XVe), Vivier (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Malraux (VIe), Chaptal (IXe), Tillion (XVIe), Hélène-Berr (XIIe), MMP (Ier), Yourcenar (XVe), Italie (XIIIe), etc. Bien d’autres, qui ne pouvaient venir sur Paris, nous ont témoigné de leur soutien comme par exemple les bibliothécaires de Nantes.

Pendant qu’une délégation, escortée par les RG, se rend au ministère de la Fonction publique, nous nous rendons au Salon du livre où les organisateurs nous ont mis gracieusement à disposition une salle de conférence. Nous la décorons chaleureusement avec de nombreux dessins que des illustrateurs et illustratrices nous ont offerts en soutien, pendant que plus d’une centaine de bibliothécaires prennent place. La police est aussi très sensible à la situation des bibliothèques puisqu’elle nous gratifie de la présence de deux RG, qui se calent au fond de la salle. Lorsque l’une de nos collègues parisienne sort de la salle, pour annoncer à l’accueil du Salon le début de la conférence, elle est collée aux basques par l’un des RG qui la suit dans les allées.

Après la lecture de notre déclaration (lire ci-dessous) par trois bibliothécaires de Grenoble, ainsi que du message de soutien envoyé pas les bibliothécaires de Nantes, s’ensuit une intervention pour évoquer le cas de l’historique Petite bibliothèque ronde de Clamart menacée d’expulsion ; puis interviennent différents collègues invités à la tribune : Bibliothèque de Plaine Commune, Bibliothèques de Paris, Bibliothèque nationale de France, etc. En plus d’apporter leur soutien à notre lutte, les collègues évoquent les baisses de budgets, le non remplacement de postes, les conditions de travail qui se dégradent, la précarisation de l’emploi pour les contractuels, le manque d’effectifs, l’automatisation à outrance, les extensions d’horaires et en particulier la question du travail le dimanche (les collègues de Paris sont depuis plus d’un an en conflit avec la Ville de Paris sur cette question), la menace de fermetures et les fermetures d’équipements, la disparition de la lecture publique de proximité.
Comme le résume un collègue parisien, « notre profession est mise à mal par des collectivités qui privilégient de plus en plus la logique de rentabilité et de rendement plutôt que de faciliter la lecture. »

A noter également la présence de la secrétaire générale de l’Association des bibliothécaires de France (ABF).
« Fondée en 1906 et reconnue d’utilité publique en 1969, l’ABF est la plus ancienne association de bibliothécaires en France et la seule à regrouper des professionnels de tous types d’établissements quels que soient leur grade ou leur fonction. » [1]. La salle est honorée par cette présence, d’autant plus que l’ABF n’avait pas mis les pieds au Salon du livre depuis plusieurs années, c’est donc l’occasion pour les bibliothécaires de chahuter un peu la secrétaire générale. En cause, la frilosité de l’Association à dénoncer la situation de plus en plus dramatique de nombreuses bibliothèques ainsi que le manque de soutien à de nombreux bibliothécaires en lutte dans leurs villes (de nombreux conflits agitent plusieurs bibliothèques en France).
Mais c’est surtout le soutien tardif et timoré pour le combat des bibliothécaires de Grenoble en lutte qui passe mal (lire le communiqué de l’ABF du 23 mars).
Pire encore, l’invitation pour le 63e congrès de l’association (15-17 juin 2017) du maire de Grenoble à venir participer à une table ronde « Les sujets qui fâchent » avec pour thème « Fermer une bibliothèque, est-ce une source d’inégalité ? » [2] Nous qui travaillons sur le terrain et qui connaissons les publics que l’on dessert nous pouvons déjà répondre par l’affirmative à cette question.

La conférence se termine sur l’idée de créer un collectif au niveau national et d’organiser une manifestation commune à Grenoble. Ainsi que de d’envoyer une délégation de bibliothécaires – si l’ABF l’autorise – pour se rendre au fameux congrès précité.

Si cette conférence de presse a été une vraie réussite auprès de la profession, on ne peut que déplorer la défection de la presse nationale. Les journalistes ont préféré suivre Mélenchon qui déambulait dans le Salon du livre et qui n’a même pas osé passer nous rencontrer. Il faut préciser que nous ne courrons pas après Mélenchon. Mais il s’avère que nous avons été contacté-e-s par le cabinet de campagne de la France insoumise qui souhaitait nous témoigner de leur soutien ainsi que de celui de leur candidat. Mais, selon eux, du fait de son parcours minuté au salon il ne pourra malheureusement pas venir nous rencontrer. Et les hologrammes, c’est fait pour les chiens ? C’est sûr que cinq heures de présences sur le salon, c’est bien trop peu. Et puis nous étions tellement mal situé : une salle de conférence pas très loin de l’entrée, juste à côté des stands de France Inter et France Culture… On y voit surtout une façon polie et commode pour Mélenchon de s’esquiver d’une situation tellement embarrassante : apporter son soutien à des agents en lutte contre une municipalité composée du Parti de Gauche qui applique localement une politique austérité qu’il dénonce au niveau national.

Ainsi ont-ils préféré nous envoyer une délégation nous rencontrer. Nous leur avons répondu que nous refusions toute récupération politique de notre lutte et que nous ne tenions pas compte des déclarations de soutien officieuses ; la meilleure façon de nous soutenir étant de prendre position officiellement. Depuis, nous sommes toujours sans nouvelle, le candidat de la France insoumise, fondateur du PG, pourfendeur de l’austérité a choisi son camp… et ce n’est pas celui des travailleuses et des travailleurs.

Nous terminons la journée à répondre à quelques journalistes (L’Humanité, Le Canard enchainé), ou encore rencontrer des éditeurs et distribuer des tracts devant le salon.

Quant à nos collègues partis au Ministère, ils sont revenus sur les conséquences des baisses de dotations de l’Etat, le plan d’austérité de la Ville de Grenoble qui entraine des dégradations des conditions de travail et donc une détérioration de la qualité du service rendu à la population. Ils ont par ailleurs alerté sur la disparition des services publics de proximité et le démantèlement de la lecture publique. Une rencontre animée, tendue parfois, mais franche, notamment sur l’extension des horaires d’ouverture et du travail du dimanche, le nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP), le bilan du quinquennat, etc. Mais on ne s’attend pas à des miracles d’un ministère en fin de mandat...

En fin de journée, nous reprenons notre bus pour rentrer sur Grenoble (arrivée à 4h du matin). Un voyage rapide, fatigant mais vraiment exaltant. Le plaisir de rencontrer nos collègues de France, de recevoir leur soutien à notre lutte, mais aussi d’avoir partagé entre nous de bons moments de rigolade.

Et ce même vendredi à Grenoble, rassemblement d’une centaine d’agents de la ville et du CCAS en grève sur le parvis de l’hôtel de ville pour dénoncer le plan d’austérité de la mairie. Plusieurs interventions d’agents et de représentants d’organisations syndicales sur la dégradation des conditions de travail et la souffrance au travail.
Une vingtaine d’agents sont reçus par Maud Tavel, l’Adjointe en charge de l’administration générale et du personnel et François Langlois, le Directeur général des services.

L’intersyndicale déclare à la presse que « Maud Tavel a été sensible cette fois à nos propos, et s’est engagée à parler au maire de Grenoble » mais personne n’est dupe, on attend les actes.

Bibliothèques fermées ce jour-là : Alliance, Arlequin, Eaux-Claires Mistral, Teisseire Malherbe, Jardin de Ville. On compte également des grévistes dans les bibliothèques restées ouvertes.

Le samedi, seront fermées pour grève les bibliothèques Arlequin, Eaux-Claires Mistral, Jardin de Ville, Teisseire Malherbe, Saint Bruno. Ouvertes partiellement le Centre-Ville et la bibliothèque d’Etude.

La lutte continue !
Un grand merci à nos collègues venus nous rejoindre à Paris, aux nombreux messages de soutiens ainsi qu’aux dons pour financer le bus.

Lutter, se battre et gagner !
Bibliothécaires de Grenoble en lutte

Pour des images et des vidéos de l’expédition parisienne, mais surtout pour suivre la lutte des bibliothécaires de Grenoble, consultez notre page Facebook (pas besoin de compte FB) : « bibliothécaires de Grenoble en lutte »)

Déclaration des bibliothécaires de Grenoble en lutte au Salon du livre de Paris, le 24 mars 2017

Mesdames, Messieurs les journalistes,
Cher-e-s auteur-e-s, Cher-e-s éditrices et éditeurs,
Cher-e-s libraires
Cher-e-s collègues,
Cher-e-s lectrices et lecteurs,

Le 9 juin 2016, le Maire de Grenoble, Eric Piolle et son équipe municipale, annonçaient un « plan de refondation et de sauvegarde des services publics », qui est en réalité un plan d’austérité. Ce plan, au prétexte de baisses de dotations de l’État, prévoit sur deux ans la suppression, à la Ville et au Centre Communal d’Action Sociale, de plus de 150 postes, la réorganisation et la disparition de services ainsi que la fermeture d’équipements de proximité. Nous dénonçons ce choix d’une politique d’austérité conduisant à la casse du service et de l’emploi publics.

Nous sommes ici au Salon du Livre, en délégation sur un temps de grève car nous avons décidé, face à l’inflexibilité de notre employeur, de porter notre combat au niveau national. Les agents territoriaux de la Ville et du Centre Communal d’Action Sociale sont aussi en grève à Grenoble, le plan d’austérité local impactant tous les services.

Parmi les mesures de ce plan, une attaque sans précédent du réseau de lecture publique grenoblois avec l’annonce de la fermeture de trois bibliothèques situées en quartiers prioritaires et populaires, et la suppression de 13 postes de professionnel-le-s.
C’est pourquoi depuis dix mois, le collectif des bibliothécaires en lutte, soutenu par l’intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT et les habitant-e-s s’organisent contre ces mesures antisociales : grèves, pétitions, diffusions de tracts, prises de paroles lors de manifestations publiques, interpellations des élu-e-s, rassemblements à chaque conseil municipal, qui ne se tient plus que sous présence policière.
Si cette mobilisation ininterrompue et peu commune a permis de maintenir quatre postes et une bibliothèque réduite de moitié, deux bibliothèques restent fermées, leurs collections dépouillées afin de rendre impossible leur réouverture, et ce alors qu’une pétition citoyenne est en cours.

Les choix de notre employeur ne sont motivés que par une logique purement comptable. Nous sommes donc ici présents pour combattre et condamner haut et fort le démantèlement d’un réseau de lecture publique exemplaire à plus d’un titre, qui s’est notamment illustré par la richesse de son maillage territorial. Car, il n’y a pas si longtemps, chaque quartier de Grenoble possédait sa bibliothèque pour permettre à tou-te-s un accès facilité au livre et à la connaissance. L’équipement de proximité était ainsi un outil majeur de résorption des inégalités.
Alors que l’augmentation de la population de la ville nécessiterait de créer de nouveaux postes et équipements, la municipalité en supprime.

On ne peut que déplorer que les bibliothèques et la culture soient l’une des premières cibles des autorités locales lorsqu’il est question de faire des économies. Nous souscrivons pleinement à l’analyse du sociologue de la culture Bernard LAHIRE lorsqu’il déclare : « Le souci des dépenses publiques devrait faire réfléchir les responsables politiques sur le type de société que les choix budgétaires engagent. Fermer des bibliothèques est un choix très lourd de conséquences dans une société démocratique. Ceux qui pratiquent ce genre de politique savent malheureusement très bien que les populations qui en souffriraient objectivement le plus ne descendront pas forcément en masse dans les rues pour protester. L’absence de moyens dans la culture comme dans l’éducation ne se paye que plusieurs années, et même plusieurs dizaines d’années après. Les effets d’une diminution des moyens dans ces domaines ne s’évaluent pas aussi facilement et directement que ceux de la pauvreté économique ou de la guerre. Et c’est cette invisibilité immédiate des conséquences qui explique que ces secteurs soient si souvent victimes de coupes budgétaires. On pourrait toutefois espérer de la part des responsables politiques des visions à moins courtes vues. »

Penser les politiques culturelles et la lecture publique relève d’un choix politique que certaines collectivités soumises aux mêmes baisses de dotations de l’État n’ont pas hésité à faire en ouvrant de nouveaux équipements.

À Grenoble, la fermeture de bibliothèques dans des quartiers populaires a déjà des conséquences lourdement dommageables pour nos concitoyen-ne-s les plus fragiles. L’acte de lire ne se décrète pas, susciter le désir de lecture est un travail de longue haleine. Priver les populations des quartiers populaires et prioritaires d’équipements de proximité, c’est renforcer l’éloignement du livre et de la culture, c’est amplifier davantage la relégation d’une partie des citoyen-ne-s.
Nous savons aussi combien les barrières psychologiques, symboliques, le sentiment « d’indignité culturelle » dont sont victimes ces populations rendent impossible leur déplacement vers des établissements éloignés de chez eux. Et les bibliothèques de Grenoble ont beau être labellisées Bibliothèques numériques de référence, le numérique ne remplacera jamais ces lieux de vie que sont les bibliothèques. Des lieux à la croisée du social, du culturel et de l’éducatif qui permettent le maintien du vivre ensemble et de la cohésion sociale.
La bibliothèque est un élément incontournable des politiques publiques de la culture. Elle reste l’instrument essentiel du projet de démocratisation culturelle et incarne le principe d’égalité, un des fondements de notre République. Elle est un bien commun, un acteur indispensable dans la formation de l’esprit critique.
Ces enjeux font pleinement partie de notre combat.

Les choix de la municipalité de Grenoble ont aussi des conséquences sur l’exercice de notre métier et sur nos conditions de travail.
Comme nos collègues du collectif « Debout les bibs », nous faisons le constat que la dégradation de nos conditions de travail est une réalité partagée par bon nombre de professionnel-le-s. Le mal-être et la colère s’amplifient : sous-effectifs, fonctionnement à flux tendu, désorganisation du travail, non reconduction des contractuel-le-s, conditions matérielles en décrépitude, etc., c’est le quotidien de beaucoup d’entre nous. En témoignent les nombreux conflits sociaux survenus ces derniers mois dans bon nombre de médiathèques de l’hexagone.

Nous ne sommes pas une « masse salariale » qu’il faut dégrossir, mais des agents qui œuvrent pour l’intérêt de toutes et tous. Les métiers de la Fonction publique sont des professions d’engagement, socialement utiles à la population et à la collectivité. C’est pourquoi une partie de notre délégation est reçue actuellement au ministère de la Fonction publique pour dénoncer ces mesures néfastes pour l’exercice de nos missions d’agents publics.

Le Service public représente un enjeu d’intérêt général ; il dépasse la seule question de la rentabilité, discours récurrent auquel nous n’adhérons pas. La logique libérale, appliquée par la gauche comme par la droite, au nom d’arguments qui évacuent le sens et l’humain, précarise citoyen-ne-s et professionnel-le-s. Cette austérité budgétaire érigée en pensée unique, est dévastatrice.

Nous restons déterminé-e-s, au niveau local, jusqu’à la victoire.
Au niveau national, nous invitons nos collègues à constituer un espace de débat afin de nous préparer pour faire face aux attaques, présentes et à venir, de notre statut, de nos fonctions et nos métiers.
Les services publics sont le bien commun.
Défendons-le, au local comme au national.

Nous remercions les collègues venu-e-s nous rejoindre aujourd’hui, les collègues et les auteurs pour leurs messages envoyés en soutien sur notre page Facebook « Bibliothécaires de Grenoble en lutte », les illustrateurs et illustratrices qui nous ont soutenus en nous faisant don de leurs dessins, les Editions AGONE et le Salon du Livre de Paris.
Nous remercions le collectif grenoblois « Touchez pas à nos bibliothèques » d’avoir porté une pétition citoyenne, qui a déjà obtenu, en trois mois, 4000 signatures pour permettre de faire voter la réouverture des bibliothèques dans le cadre d’une votation citoyenne.
Nous remercions toutes les personnes qui nous soutiennent depuis le début, en particulier, nos lectrices et nos lecteurs.
Nous vous remercions pour votre attention.

Lutter, se battre et gagner ensemble !

Notes

[1(Site de l’ABF)

[2l’autre invité de cette table ronde est Tony Durcan, directeur adjoint, City Council Newcastle, qui a laminé les bibliothèques de sa ville. On ne doute pas que la maire de Grenoble trouvera matière à penser auprès des anglais qui s’y connaissent en matière de casse du service public : voir ici

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